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Diplômés, UFR Arts et Médias

Portrait de Marie Crabié

le 16 mai 2019

Rencontre avec Marie Crabié, étudiante en Master 2 Journalisme Culturel et en contrat d'apprentissage chez tema.archi

Photo de Marie Crabié
  • Pouvez-vous vous présenter ?

Je m'appelle Marie Crabié, j'ai bientôt 24 ans et je suis née à Compiègne dans l'Oise. Après ma scolarité dans cette ville, je me suis d'abord orientée vers une année de licence AES (Administration Économique et Sociale) à l'université Lille 2, une licence relativement générale qui mélange du droit, de l'économie, des sciences-politiques (ce qui m'intéressait en l'occurrence), de l'histoire et de la sociologie avant de voir ouvrir la licence de Sciences Politiques. Je pouvais m'orienter directement vers une deuxième année de Sciences politiques donc, à l'issue de cette première année en AES, ce que j'ai fait. À l'été de cette première année, j'ai par ailleurs effectué un stage au Courrier Picard, stage d'une durée d'un mois qui m'a permis de préciser mon envie de faire du journalisme (et de comprendre ce que je ne voulais pas faire).

J'avais déjà prévu, à ce moment-là, de préparer le concours d'entrée des IEP province en 2ème année, par le biais d'une prépa en ligne tout en assurant les cours de la L2 Sciences Politiques à côté, pour ne pas "perdre" une année si jamais je n'avais pas ce concours. J'ai bien fini et validé ma L2 et j'ai aussi eu le concours qui m'a menée l'année suivante à Toulouse.

Rebelote pour une 2ème année de L2 Sciences Politiques donc, en IEP. Les cours étaient similaires à ceux que j'avais pu suivre l'année précédente à Lille 2 mais le niveau des examens était nettement plus élevé, et mes notes donc plus faibles.

En 3ème année, année à l'étranger j'ai choisi de partir en Malaisie, à Kuala Lumpur un semestre et ensuite au Canada, à Montréal pour y effectuer deux stages : l'un en presse écrite à Kuala Lumpur pour lepetitjournal.com (webzine consacré à la communauté francophone à l'étranger), le suivant en radio (CKUT, radio universitaire de l'université Mc Gill).

À l'issue de cette année de mobilité, je me suis orientée en parcours Journalisme de l'IEP de Toulouse. 

Un parcours qui forme à la fois de manière pratique (à la vidéo, la radio ou encore la rédaction web et papier) et de manière théorique avec de nombreux cours de sociologie, de droit, d'économie ou encore d'histoire (un tronc commun avec tous les masters). Pendant cette année là, j'ai pu m'investir dans un projet étudiant (très prenant pendant 8 mois), Le Défi L'Express qui consistait à réaliser un supplément du magazine L'Express de A à Z (recherche d'annonceurs, rédaction de papiers, ventes, communication autour du projet) ce qui m'a énormément appris sur la conception d'un magazine. 

Et puis, à force de traiter de culture dans mes reportages et enquêtes, j'ai souhaité m'orienter vers un master plus spécialisé sur ces questions là en double-diplôme entre l'IEP et un master extérieur, celui de la Sorbonne Nouvelle en Master 2 Journalisme Culturel. Les enseignements de la formation mais aussi le format en alternance m'apparaissaient pertinents pour me former de manière plus professionnelle et concrète au métier de journaliste. 

Par ailleurs, je suis beaucoup l'actualité, j'aime lire, écrire mais aussi sortir. Je m'intéresse particulièrement à l'art contemporain et la musique. Je collabore à un webzine culturel, Maze qui me permet, à côté de l'architecture, de proposer mes contributions dans ces deux domaines. Je pratique la course à pied de manière épisodique et ai progressivement développé un goût pour le voyage et la découverte d'autres cultures.

 

Mes missions au sein de tema.archi sont les suivantes :

  je rédige des brèves (en m'appuyant sur des dossiers de presse ou en me rendant aux événements), des papiers de fond d'enquête et de reportages sur des thèmes qui touchent à l'architecture ou au patrimoine

  je sélectionne des articles pour les mettre en avant dans le cadre d'une revue de presse d'architecture quotidienne,

  je réalise aussi des diaporamas et rassemble toutes les informations autour d'un bâtiment, je le défini et rédige un court texte pour le situer et en dégager les particularités,

  je m'occupe des réseaux sociaux de tema.archi (autour de mes articles notamment) mais aussi autour des événements, conférences, visites ou encore salons d'architecture qui peuvent avoir lieu tout au long de l'année,

  je m'occupe aussi des réseaux sociaux de certains clients de l'agence en conseil d'architecture, temaprod, à laquelle le webzine tema.archi est rattaché,

  je me rends à des expositions pour rédaction d'articles,

  j'aide à la réalisation d'un podcast de l'agence par des prises de son et du montage autour de celui-ci.

je mène moi-même un projet personnel de réalisation d'un podcast dans le cadre de mon travail pour tema.archi, qui devrait être diffusé sous peu (ce qui inclut recherche d'interlocuteurs, interviews, prise de son, montage et diffusion).

 

  • Quels bénéfices retirez-vous de cette expérience ?

Il s'agit de ma première expérience professionnelle de plus de 6 mois. J'apprends d'abord à m'organiser, à penser les événements, la mise en place de projets sur le temps long, à entretenir une relation avec des interlocuteurs. Ce n'est pas la première fois que j'ai des responsabilités professionnelles (j'en avais eu pendant mes stages) mais elles sont, dans le cadre de mon apprentissage, plus poussée. Je suis un vrai membre de l'équipe, ce qui diffère d'un statut de stagiaire. Je gagne en autonomie et développe de nouvelles compétences dans la gestion de réseaux sociaux (à laquelle je ne connaissais rien auparavant), la rédaction structurée d'un article, la prise de son ou encore la réflexion sur la partie éditoriale d'un podcast. Enfin, j'apprends énormément de choses sur le domaine de l'architecture, qui ne m'était pas familier à mon arrivée et que je découvre au fur et à mesure de mon expérience.

 

  • Avez-vous un conseil à donner aux étudiant.e.s de la Sorbonne Nouvelle ?

D'un point de vue des études, je pense que c'est important de se créer son propre parcours. Dans chacune des trois universités par lesquelles je suis passée, j'ai appris de nouvelles choses, rencontré de nouvelles personnes qui m'ont influencée dans un sens différent. Également, c'est important, surtout dans le domaine du journalisme, de commencer très tôt à faire des stages, être dans des associations, s'investir dans des projets qui touchent au domaine professionnel vers lequel on se dirige pour voir le côté concret du métier, rencontrer des professionnels et préciser nos envies.

Je pense que c'est bien de se faire un nom quelque part le plus tôt possible (en l'occurrence à Paris) en multipliant les articles, pour des magazines ou projets étudiants, les stages, les rencontres, tout compte ! (ce que j'ai assez peu fait finalement, puisque j'ai débarqué à Paris seulement cette année). 

À côté des études, les expériences professionnelles dans d'autres domaines sont importantes aussi. Pour rencontrer d'autres gens et acquérir d'autres compétences. Dans mon cas particulier, j'ai fait des missions d'hôtesses, de la distribution de journaux dans les rues (ce qui n'est pas forcément passionnant ) mais aussi de l'animation avec des jeunes (BAFA), de la vente de vêtements etc. Je pense que ça permet “d'ouvrir les esprits" sur d'autres réalités (ce qui est particulièrement important dans le journalisme).

 

  • Quels sont vos projets ?
Ils sont assez flous pour le moment. J'espère progressivement piger pour des magazines culturels l'année prochaine, à l'issue de mon contrat d'apprentissage. Je pense très sincèrement repasser par des boulots qui n'ont rien à voir avec le journalisme, mais qui me permettront de subvenir à mes besoins, et d'écrire à côté pour des magazines qui me plaisent sur des sujets qui m'intéressent. J'ai vraiment à coeur de "pratiquer le journalisme" qui me plait pour le moment, quitte à ne pas en faire mon métier principal tout de suite. Par ailleurs, j'espère voyager et tirer quelque chose de mes voyages pour en faire de la "matière journalistique". Sous forme de reportage vidéo, audio, écrit. Peu importe, pourvu que ça me plaise. Et apprendre de nouvelles langues (l'allemand et approfondir mon espagnol) pour pouvoir exercer mon métier, un jour, à l'étranger.

Type :
Portrait
Contact :
Frida Fofana - aide au développement du réseau Alumni en Service Civique

mise à jour le 21 mai 2019