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Diplômés, UFR Arts et Médias

Portrait de Stéphane Ribola

le 20 novembre 2018

À la rencontre de Stéphane Ribola, diplômé d'une Maîtrise en Cinéma et Audiovisuel et fondateur de Cynaps !

Photo de Stéphane Ribola
  • Quel a été votre parcours au sein de la Sorbonne Nouvelle ?

J’ai tout d’abord obtenu un DEUG (L2) en Lettres, Arts, Expression et Communication (LAEC, maintenant appelé Licence Communication), puis une licence et une maîtrise (M1) en Cinéma et Audiovisuel. J’ai été diplômé en 1990. En parallèle, j’ai suivi pendant 5 ans des cours de théâtre - notamment aux Cours Florent - pour avoir plus d’aisance dans l’expression et exercé différents petits "jobs d'étudiants".

  • Quel est votre poste actuel ?

Je suis attaché de presse depuis 28 ans. Je m’occupe de relations presse, de relations publiques, j'ai des missions de « talent handler », (lorsqu’une équipe de film vient en France, souvent une équipe américaine, je dois faire le suivi de l'artiste de son arrivée à son départ). Je gère aussi des « photocall » et des « TV line » sur des avant-premières. Je travaille également parfois pour des distributeurs comme Universal sur l'organisation de tournées province avec des équipes de films (réservations de transports, hôtels, contacts avec les salles de cinéma, gestion du matériel, rencontres avec les journalistes locaux...).

Je travaille sur des gros projets comme des petits. Dernièrement, le plus impressionnant a été pour moi mon travail sur Mission Impossible et son avant-première mondiale sur l’Esplanade du Trocadéro, avec 57 télés du monde entier alors que d’habitude, c’est autour de 10. Dans le cadre de ma mission, je travaille sur le dossier de presse (textes et parfois maquette), je dois faire le choix des photos, des extraits de film, m'occuper de placer la bande annonce en TV, organiser les projections de presse, faire le suivi des journalistes et caler les interviews. Je recherche également parfois des partenaires médias sur des festivals notamment.

En 2011, j’ai créé ma société Cynaps avec ma meilleure amie. Cela fait 8 ans qu’elle existe. Maintenant, je travaille seul mais il m’arrive de faire appel à d’autres attachés de presse indépendants lorsque j’ai une charge de travail trop importante. 

  • Qu'est-ce qui vous plaît le plus dans votre métier ?

Passer d’un univers à l’autre est très enrichissant : il y a une grande diversité des missions : travailler sur du cinéma de patrimoine, des films documentaires, des films français, américains, allemands, La Fête du Cinéma, Le Printemps du Cinéma, Le Festival de Cannes, etc. C’est très varié. Je peux travailler avec une major puis enchaîner avec un "petit" distributeur où les moyens sont très limités.

  • Quel défi rencontrez-vous au quotidien ?

Travailler seul et autant demande beaucoup d’investissement : je peux en effet travailler sur 7 à 12 dossiers différents en même temps, même si travailler seul m’apporte de la souplesse dans la gestion de mon temps.

Il est parfois difficile d’intéresser les journalistes à un film plutôt qu’un autre lorsque 15 à 20 films sortent par semaine. Avec internet, on a multiplié le nombre de supports, de médias, ce qui rend plus compliqué la maîtrise des retombées presse.

Mon métier est un métier de l’ombre. C’est un réel plaisir lorsque j’arrive à mettre en relation les acteurs et les journalistes, les producteurs et les distributeurs.

  • En quoi votre formation vous aide toujours aujourd’hui ?

Les cours théoriques de la Sorbonne Nouvelle, sur l’histoire du cinéma et l’analyse esthétique par exemple, ont été très utiles pour la culture générale, ainsi que les cours organisés à Paris 1 Panthéon Sorbonne de direction de production et d’assistant réalisateur plus ancrés dans la réalité. Toutefois, c’est l’expérience sur le terrain qui m'a appris le métier d’attaché de presse.

  • Avez-vous un conseil à donner aux étudiants de la Sorbonne Nouvelle ?

Il est primordial d’aller chercher des opportunités. De rester ouvert. D’analyser l’environnement, de voir tout ce qui est possible. De travailler, de ne pas avoir peur de se tromper. J’ai appris à travailler en tant qu’indépendant. Ce n’est pas inné. Le métier s’apprend au fur à mesure...

 

Type :
Portrait
Contact :
Frida Fofana - aide au développement du réseau Alumni en Service Civique

mise à jour le 23 novembre 2018