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Vie étudiante

Rencontre avec Yvelise Thibaut, lauréate du Prix de la Nouvelle 2017

le 11 octobre 2017
 

Yvelise Thibaut, étudiante en L3 Théâtre, a obtenu la 3e place du Prix de la nouvelle 2017 avec "Sorbets à la fraise". Elle revient sur son parcours et son prix !

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  • Pouvez-vous nous présenter votre parcours ? Et votre parcours à la Sorbonne Nouvelle ?

    Je suis en Licence 3 Etudes Théâtrales. J'ai suivi une filière Littéraire spécialité Théâtre au lycée, en Lorraine d'où je suis originaire, et j'ai eu envie de poursuivre cette passion que j'avais depuis un moment et d'en apprendre plus, autant sur le plan théorique que pratique (ce qui explique le fait que je suis des cours de jeu en plus de la fac). Ca fait donc 3 ans que je suis sur Paris, et ça me plaît beaucoup !
     
  • Vous êtes lauréate du Prix de la Nouvelle 2017 avec votre nouvelle "Sorbets à la fraise", pouvez-vous nous en dire plus ? Pourquoi avoir participé ?

    J'ai participé parce que ça fait pas mal de temps que j'écris, et en général, je n'ose pas montrer mes textes, et encore moins participer à des concours. Mais j'avais mis de côté ma peur et ma timidité pour participer à l'édition 2016 du Prix, et c'était une belle expérience. J'ai donc décidé de participer à l'édition 2017. Le thème ne m'inspirait pas du tout. J'ai longtemps cherché. Sans rien trouver. Puis peu à peu, l'histoire s'est imposée d'elle-même, a fait son chemin en moi, presque sans que je m'en rendre compte. C'est beaucoup comme ça que je fonctionne : j'ai besoin d'écrire quelque chose qui me vient sans que je sache vraiment comment. Ce que je peux dire, c'est que souvent, j'aime écrire sur des sujets qui sont douloureux (pour moi en tout cas), qui suscitent une incompréhension et/ou une fascination. Des choses qui créent en moi des blocages ou des questions, auxquelles je ne réponds pas forcément d'ailleurs ! Dans "Sorbets à la fraise", j'ai voulu me mettre à la place d'une femme infanticide, sans la juger, et aussi voir comment, parfois, quand on a le choix, on n'envisage pourtant qu'une seule solution, qui peut s'avérer être la pire. Après, dire pourquoi le texte est construit de cette manière, fait de bribes, d'échos, de fragments, je ne peux pas. Ca s'est fait comme ça. Peut-être qu'il y a là-dedans une influence théâtrale ?
    Pour moi, la fiction est un moyen de montrer la force du réel, ce qu'il a d'intense, de beau mais aussi d'horrible ; c'est une sorte de miroir, parfois déformant. Lorsque j'écris, c'est ce que j'essaie de faire.
     
  • Avez-vous écrit d'autres textes ? Reçu d'autres distinctions ?

    Oui, j'ai écrit d'autres choses. Et j'essaie de varier le plus possible, tant sur les genres que les thèmes, tout en conservant mon propre style, univers. Je suis tout le temps en train de noter des petits morceaux de textes, des fois juste quelques mots ou idées. Ce prix était ma première récompense, et ça donne plutôt envie de continuer à écrire et travailler pour progresser, et pourquoi pas faire d'autres concours !
     
  • Avez-vous un conseil à donner aux étudiants de la Sorbonne Nouvelle ?

    Je ne sais pas... Je pense juste de profiter. La fac, c'est vraiment un endroit super pour apprendre, mais aussi pour rencontrer des personnes géniales et passer des moments incroyables. Et il faut être curieux. Mais ça c'est valable dans la vie de tous les jours.

Type :
Portrait
Lieu(x) :
 

mise à jour le 11 octobre 2017