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Quentin Carrissimo-Bertola diplômé du Master 2 Pro Métiers de la Production théâtrale

le 27 mars 2015

Quentin est diplômé du Master des Métiers de la production théâtrale. Paósion.é fe théâtre, il vient d'achever une belle aventure avec le festival Reims Scènes d'Europe pour se projeter dans un nouveau projet en Avignon...

Quentin Carrissimo-Bertola
  • Quentin, pouvez-vous vous présenter ?

J’ai été élève au Lycée L’Oiselet de Bourgoin-Jallieu en Isère, cursus scientifique, section européenne et option théâtre. J’avais passé un accord avec les maths, la physique et les sciences de l’ingénieur : « On ne s’aime pas mais restons courtois jusqu’au bac. Après, chacun sa route ». Ce qui m’intéressait vraiment c’était la littérature et l’histoire. Je me suis donc orienté vers une classe préparatoire littéraire 100% sans chiffre – ou presque – au Lycée Jules-Ferry à Paris. Puis j’ai intégré l’Université Panthéon-Sorbonne où j’ai été diplômé en Histoire et en Histoire de l’Art.
 

  • Vous êtes aussi diplômé du master d'études théâtrales de la Sorbonne Nouvelle. Pourquoi avoir choisi ce master ?

Pour mon deuxième cycle, des possibilités de poursuivre dans les domaines de la muséographie, du patrimoine et du tourisme s’ouvraient à moi. Mais passionné avant tout de théâtre, j’ai souhaité me spécialiser dans le spectacle vivant. Je me savais ni acteur, ni auteur, ni metteur en scène mais je voulais absolument travailler avec eux et rendre possible des aventures artistiques. J’ai rejoint la Sorbonne Nouvelle pour une maîtrise en Etudes Théâtrales axée sur les politiques culturelles dans l’optique d’intégrer la deuxième année de Master 2 professionnel Métiers de la Production Théâtrale. Elle me semblait une formation parfaitement équilibrée entre pratique et théorie au sein d’un prestigieux Institut d’Etudes Théâtrale. J’étais particulièrement intéressé par les opportunités professionnalisantes offertes par ce cursus : un stage de 4 mois en M1 que j’ai effectué en montage de projet au Théâtre de la Commune à Aubervilliers et une formidable année d’apprentissage en M2 au sein de l’équipe du Théâtre Gérard-Philipe à Saint-Denis.

  •  Quel est votre parcours professionnel depuis que vous avez quitté la Sorbonne Nouvelle ?

A la fin de mon master, Anne Goalard, déléguée générale de Reims Scènes d’Europe, m’a proposé de la rejoindre pour l’organisation de son festival. Cette année-là nous avions rencontré plusieurs acteurs culturels rémois qui nous ont présenté le dynamisme de la ville. C’était une très belle opportunité que j’ai rapidement acceptée. J’ai également poursuivi mes collaborations avec Jean-Marie Songy, directeur artistique du Festival International de Théâtre de Rue, que je retrouve chaque été depuis bientôt sept ans. Car en parallèle de mes enseignements à la l’université, dès mes années de licence, j’ai voulu au plus tôt me nourrir de premières expériences professionnelles. J’ai notamment débuté à l’accueil et à l’information au Nouveau Théâtre de Montreuil et au Forum des Images. Ces expériences m’ont permis de découvrir concrètement les métiers de l’accompagnement artistique et ont confirmé très vite mon souhait de m’engager professionnellement dans cette voix.

  • Vous venez de quitter Reims Scènes d'Europe. Une aventure extraordinaire ? 

Au départ, j’avais juré de ne jamais quitter Paris. C’en était même devenu une blague avec mes camarades. Finalement, des 16 étudiants de la promo François Rancillac, je pense avoir été le seul à avoir quitté immédiatement la capitale. Je ne regrette absolument pas ! J’ai énormément appris durant ces quatre années à Reims. L’ensemble des directeurs des scènes qui font le festival m’ont très vite accordé leur confiance. Mon profil de poste a rapidement évolué et des missions de coordination très variées m’ont été confiées. En tant que Chargé de projet du festival, j’ai été invité à me pencher tant sur des questions de production que de communication et de relations publiques. Reims Scènes d’Europe a été pour moi le théâtre d’un millier de rencontres humaines et professionnelles. J’ai été passionné par le projet porté par ce collectif : un festival européen, dynamique, ambitieux et innovant.

  •  La fin d’une aventure et le début d’une autre ?

Je viens d’être nommé Secrétaire général du Centre International de Recherche, de Création et d’Animation de la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon. Il s’agit d’un magnifique monument historique – un monastère du XIVe siècle, face au Palais des Papes d’Avignon, de l’autre côté du Rhône (vous savez, le fameux pont…) – qui abrite depuis 1973 le Centre National des Ecritures du Spectacle. J’ai rejoint l’équipe de Catherine Dan, ancienne directrice adjointe du Théâtre de la Commune, pour participer à la mise en œuvre de son projet pour le développement des activités de la Chartreuse, centré sur le spectacle vivant. J’avais rencontré Catherine Dan lors de mon tout premier stage en licence et je suis vraiment ravi de pouvoir collaborer de nouveau avec elle et sur un si beau projet. Les enjeux et les possibles sont infinis dans une structure comme la Chartreuse. Je vais particulièrement travailler sur des dossiers en lien avec la médiation : optimiser la rencontre et les échanges entre les artistes, leurs œuvres, le monument, les visiteurs et les spectateurs.

  • Un conseil à donner aux étudiants de la Sorbonne Nouvelle ? 

Mon adage personnel est qu’il vaut mieux avoir des remords que des regrets. J’aurais donc envie de dire : Soyez studieux mais ouvrez aussi vos horizons au-delà de Censier. Saisissez les opportunités et vivez toutes les aventures qui s’ouvrent à vous !


Type :
Portrait
Contact :
Brigitte Chotel : Chargée des relations entreprises

mise à jour le 5 janvier 2017