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International

Portrait de Marie Lesimple

le 28 mai 2021

Marie Lesimple est étudiante en master 2 Management de Projets Internationaux (MPI). Cette année, dans le cadre d'un projet de classe, elle a travaillé sur le programme éducatif « I Run Clean » consacré à l’antidopage dans le milieu sportif. Elle nous parle de ce projet et de son souhait de travailler dans le monde du sport.

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Écouter le podcast :


 

Marie Lesimple, vous êtes étudiante en M2 MPI, pouvez-vous nous présenter votre parcours ?

J’ai passé un bac ES (Economique et Social) que j’ai eu avec la mention Bien. Je voulais pratiquer l’anglais car je me voyais en faire quelque chose plus tard mais sans idée précise. Je souhaitais que mon parcours soit en lien avec l’économie et j’ai alors choisi d’effectuer une licence Anglais et Culture Economique à la Sorbonne Nouvelle. Ce cursus me permettait d’approfondir les domaines de l’économie, du marketing ou encore de la comptabilité. C’est une licence très générale au sein de laquelle nous pouvons développer notre propre projet professionnel. 
A l’issue de la licence, nous avons pu faire un stage. Ce dernier m’a d'ailleurs fait réaliser que mes stages précédents ne me convenaient pas du tout.



Par la suite, je me suis dirigée vers le master Management de Projets Internationaux (MPI) qui est une formation assez générale. C’est un master bilingue qui offre la possibilité de faire un stage en M1 et M2 ainsi qu’une alternance pendant ces deux années d’études. C'est un élément primordial car aujourd’hui le manque d’expérience peut être un frein dans le monde du travail.

Pouvez-vous nous parler du projet « I Run Clean » sur lequel vous avez travaillé pendant vos cours en Communication Internationale ?

Ce projet a vu le jour grâce à notre professeure de communication internationale, Fiona Olivier, l'ADAE (Agence pour le Développement de l'Athlétisme en Europe), Erasmus + et la fédération Européenne d’Athlétisme. Nous avons travaillé sur le projet « I Run Clean » - un programme éducatif certifiant (d’une durée de 2 ans) - créé par l’ADAE et consacré aux problématiques de l’antidopage. Ce programme est dédié aux jeunes athlètes et aux jeunes qui font du sport à l’école, notamment en cours d’Éducation Physique.


Ce projet s’est déroulé pendant nos cours de Communication Internationale en master 2 et concernait tous les étudiants de la promotion. Nous avons eu l’occasion de travailler auprès de 6 fédérations sportives (Italie, Bulgarie, Estonie, France, Allemagne et Espagne). Nous étions répartis en groupe et chacun des groupes de travail avait pour objectif de prendre contact avec les fédérations afin de leur proposer une stratégie de communication en lien avec le programme « I Run Clean » et adaptée à leurs problématiques. En effet, toutes les fédérations n’ont pas le même budget et le même engagement en ce qui concerne l’antidopage. Nous devions donc proposer des stratégies de communication personnalisées pour chaque fédération puis rassembler les meilleures propositions afin de proposer une stratégie plus globale.

Quel a été votre rôle au sein de ce projet ?

J’étais cheffe de projet dans le groupe de travail lié à l’Italie. Nous étions 6 étudiants par groupe pour chaque fédération. Deux groupes supplémentaires ont été créés afin de proposer une stratégie de communication au niveau européen.


Dans notre groupe, nous devions prendre contact à plusieurs reprises avec les fédérations car nous n’avions qu’un semestre pour finaliser notre travail. Il a donc fallu faire preuve de beaucoup d’organisation. Nous avons pris des rendez-vous, échangé sur les problématiques de la fédération et proposé des solutions adaptées. 
A partir des retours que nous avons eus, nous avons transmis nos solutions aux groupes dédiés à la stratégie de communication au niveau européen. Par exemple, le groupe dédié à la Bulgarie a décidé de créer un podcast sur « I Run Clean » et cette recommandation a été sélectionnée par le groupe dédié à l’Europe. En Allemagne, un conseil de jeunes athlètes a été créé pour travailler sur le programme « I Run Clean ». Enfin, des workshop* sur le programme et sur l’antidopage ont été proposés dans les écoles en Italie.

Au sein de notre groupe, nous avons dû travailler notre organisation, notre logistique, notre communication et notre rapport avec les autres groupes afin de se coordonner et de proposer une stratégie globale intéressante.


En janvier dernier, nous avons présenté tous nos projets aux fédérations ainsi qu’aux personnes de l’ADAE et de la fédération Européenne d’Athlétisme.
A la suite de cette présentation, j’ai été choisie avec ma camarade Lara Hamdan, pour sélectionner les meilleures recommandations de communication parmi celles présentées afin de les proposer au comité de direction de « I Run Clean », composé de membres des fédérations, de personnes de l’ADAE et de la fédération Européenne d’Athlétisme mais aussi de l’Unité d’Intégrité de l’Athlétisme. Cette expérience était très multidisciplinaire.

Nous avons, avec Lara Hamdan, préparé cette présentation pendant plusieurs semaines et nous venons de présenter en visioconférence nos recommandations. Nous savons qu’en 2022 se dérouleront les championnats sportifs européens et nous souhaitions proposer des recommandations utiles. A la suite de ce projet, des ambassadeurs et ambassadrices vont être sélectionnés et formés - dans chaque pays - afin de mobiliser la jeunesse et faire connaître le programme « I Run Clean ». De plus, nous avons également réfléchi aux objectifs de travail pour la promotion 2021-2022 du master 2 MPI.

Quel bilan faites-vous de cette expérience ?

Cette expérience a été très positive. Avant le projet, j’avais pour objectif de travailler dans l’événementiel sportif. Le projet a renforcé mon idée de travailler dans le domaine du sport. Le fait d’avoir pu travailler auprès de partenaires très importants dans le milieu sportif (European Athletics, l’ADAE, l’Unité d’Intégrité de l’Athlétisme…) a été gratifiant pour toute la classe car nous avons travaillé sur un projet concret et utile.


Cette expérience nous a permis d’apprendre à travailler en équipe et cela est une compétence importante pour nos futures carrières. Nous avons dû travailler ensemble, nous organiser et nous coordonner pour contacter des professionnels avec un agenda chargé. C'est très formateur.
Nous avons aussi dû nous entraîner à prendre la parole en anglais car tout le projet était en anglais. Il a donc fallu s’adapter aux différents niveaux de langue de chaque pays.

En somme, j’ai eu l’impression que ce projet nous permettait de cocher toutes les cases : international, coordination, gestion de projets et esprit d’équipe. Ce fut vraiment une très bonne expérience pour toute la classe.

Quels sont vos projets à l’issue de votre master ?

J’aimerais me diriger vers l’événementiel sportif. Ce n’est pas très développé et très présent en raison de la pandémie actuelle mais je garde cet objectif en tête. Grâce au projet « I Run Clean », j’ai pu entrer en contact avec de nombreux professionnels. Notre promotion de master a pu rencontrer Aditya Kumar, qui travaille pour l’Unité d’Intégrité de l’Athlétisme (créée en 2017 et liée à la fédération sportive internationale World Athletics) sur les sujets de l'antidopage, l'anticorruption et l'intégrité physique et morale des athlètes. Aditya Kumar s’occupe principalement de l’éducation des athlètes concernant les sujets évoqués, et il cherchait des étudiants pour l’aider, de manière bénévole, à avoir une communication plus efficace auprès d’athlètes de notre âge. J’ai pu ainsi échanger avec lui et proposer mon aide.

Enfin, j'aimerais continuer à créer mon réseau et apprendre le plus possible aux côtés d’Aditya Kumar lors de mon bénévolat. D'ailleurs, il a interviewé de nombreux athlètes sur leurs conditions en Nouvelle-Zélande, au Mexique ou encore en Chine. J’aimerais pouvoir faire un travail similaire.
Je vais saisir cette opportunité et je croise les doigts pour que cela fonctionne ! Sinon, j’espère glaner assez de contacts afin que les professionnels avec lesquels j'ai travaillé se souviennent de moi.
Ces expériences m’ont confortée dans l’idée de travailler dans le milieu sportif et de mettre en pratique ce que j’ai appris au cours de mes études à l’Université.


*ateliers de travail

Type :
Portrait

mise à jour le 9 juin 2021