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Portrait de Marie Cantin

le 8 janvier 2021

Pendant le confinement, Marie Cantin a écrit le texte "Jeanne, la bulle et l'enfant" et fut lauréate du Prix de la Nouvelle 2020. Elle nous parle de sa pratique de l'écriture et de ses choix.

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Marie Cantin, vous avez remporté le 1er prix lors de la cérémonie du Prix de la Nouvelle 2020 organisée par l’université, pourquoi avoir décidé de participer ?

J’ai reçu le mail d’information pendant le premier confinement, je ne connaissais pas l’existence du concours. Celui-ci est donc arrivé comme un cadeau : l’opportunité de « s’échapper » de ce climat anxiogène à travers un exercice créatif. J’ai particulièrement apprécié le fait que le concours soit anonyme et que les consignes, très succinctes, offrent une grande liberté d’expression.

Comment vous est venue l’idée du texte de votre nouvelle Jeanne, la bulle et l’enfant ?

Le thème du concours m’a immédiatement évoqué ce petit jouet en plastique, le « souffleur de bulles ». En revanche, je ne sais pas expliquer précisément d’où m’est venue l’image de cette mère et de son enfant sur un balcon. En tant que jeune femme, le thème de la maternité me « travaille » et m’interroge beaucoup ; cela s’accompagne de doutes et d’une forme de malaise, c’est donc une bonne matière pour l’écriture.

Pouvez-vous nous présenter votre parcours ?

J’ai passé deux ans et demi en école de commerce, avant de m’avouer que cela ne me correspondait pas du tout. J’ai fait des petits boulots, puis je suis allée en école d’art dramatique pendant un an et demi, renouant ainsi avec une discipline que j’avais pratiquée durant toute mon enfance et adolescence.
En 2017, j’ai co-fondé la Compagnie Lucienne & Lucienne. Je me suis d’abord concentrée sur le jeu, puis j’ai décidé de m’atteler à l’écriture et à la mise en scène : ma première pièce, « MUSES » a été présentée en 2019 et sera jouée en 2021, à Paris puis au Festival Off d’Avignon (si la situation sanitaire nous le permet).
Malgré mon engouement pour la pratique théâtrale, j’ai tout de même souhaité reprendre des études et découvrir le monde universitaire. La filière Médiation Culturelle m’a attirée de par la diversité de ses enseignements. Je l’ai intégrée l’année dernière, en L2.
Ce chemin « sinueux » m’a permis de me nourrir de divers environnements et de rencontrer des personnes aux horizons très différents – ce qui est, je crois, une grande richesse.

D’où vous vient ce goût pour l’écriture ?

J’ai toujours écrit, sans vraiment me le dire car cette pratique a revêtu des formes très différentes au cours du temps : quand j’étais petite, je faisais des bandes-dessinées, puis j’ai écrit des nouvelles, des paroles de chansons, des morceaux d’essais. Mais tout cela était très inconstant et rarement abouti. C’est lorsque j’ai commencé à m’essayer au texte dramaturgique que l’écriture est devenue beaucoup plus signifiante à mes yeux. Depuis, ma pratique s’est intensifiée.

Quels sont vos projets à l’issue de votre Licence ? Avez-vous d’autres projets d’écriture ?

Je n’ai pas encore pris de décision quant à la poursuite de mes études. En revanche, je suis certaine de vouloir continuer à écrire – du théâtre, entre autres.

Avez-vous un ou plusieurs conseils à donner aux étudiant.e.s de la Sorbonne Nouvelle qui souhaiteraient participer au prochain Prix de la Nouvelle ?

Je leur conseillerais de se lancer sans hésiter, c’est une belle opportunité ! Pour ma part, j’ai fait lire ma nouvelle à trois proches, des profils différents. Je crois que c’est une bonne façon d’éprouver son travail. Ensuite, il faut écouter son instinct, trouver le juste équilibre entre prendre en compte les retours que l’on trouve pertinents et assumer ses choix d’auteur·e lorsqu’ils nous tiennent à cœur. On ne peut pas plaire à tout le monde, mais on peut être satisfait de ce que l’on présente.

Type :
Portrait

mise à jour le 8 janvier 2021