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Rencontre avec Renan Prevot, actuellement à l'affiche du film "Pris de court"

le 29 mars 2017

Etudiant en L2 Cinéma et audiovisuel, Renan Prevot s'est prêté au jeu des questions pour ce portrait. Il nous raconte son parcours à la Sorbonne Nouvelle et son expérience d'acteur.

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  • Pouvez-vous nous présenter votre parcours d'étudiant ? 
Parcours accidenté, mais non accidentel. Je suis venu à la Sorbonne Nouvelle, paillettes dans les yeux afin de suivre des cours théoriques sur le cinéma. Il y avait, en sortant du lycée, l'envie d'approfondir mes connaissances pour ensuite peut être, oser prétendre à la technique. La théorie a été vraiment une nécessité, dans l'appréhension de mes études cinématographiques. Aussi j'avais eu vent de la réputation de la Sorbonne Nouvelle à ce sujet. La suite m'a un peu déçu, et je compris qu'il ne fallait pas attendre que tout nous soit dispensé au sein des bâtiments de Censier. Je sortais beaucoup à la Cinémathèque, ou dans les cinémas du quartier latin. Connaître et mieux appréhender mes goûts, mes envies, mes genres. Le cinéma français par exemple. Parallèlement, des rencontres se faisaient. En somme, une première année d'errance constructive ! Etre actif, chaque jour, de sa vie, de son esprit. Je me suis forgé un programme d'études, un peu à côté de la grande école, en abordant les programmes de celle-ci tout de même.

Des envies créatives, un appareil photo, dans la poche de ma veste, et je filme/ais ce qui me passe par la tête. De ces images, j'écris. C'est un peu comme ça que j'évite de me faire emporter par le flot parisien.
L'année dernière j'avais interrompu mes études. La peur des papiers, de l'administration m'avait dissuadé de poursuivre ma deuxième année du fait que j'avais manqué la période des partiels en décembre, du fait du tournage. Le fait de se lever le matin a bien vite finit par devenir une tâche pesante. Aujourd'hui l'université, est devenue partenaire de vivants mots croisés quotidiens. La rentrée dernière, j'étais pourtant revenu à la fac sans grands espoirs. Et puis, petit à petit, je m'y suis réinvestit. Les études devenues des alliées, plus que la perte de temps que j' imaginais.

 

  • Vous avez un rôle dans le nouveau film d'Emmanuelle Cuau "Pris de court", pouvez-vous nous faire part de vos impressions,  de votre vécu sur le plateau ? 
Il m'est venu comme ça ce film, une annonce sur Cineaste.org. J'ai répondu, et on a répondu aux peurs que j'avais alors, d'entamer de suite, une seconde année à la Sorbonne Nouvelle.
C'était une première expérience, le personnage s'est construit petit à petit, en même temps des leçons de rollers que l'on me dispensait pour le rôle. Paul, le protagoniste, planait en même temps que moi sur mes roulettes.
La discussion, l'échange avec Emmanuelle la réalisatrice m'a beaucoup aidé à approfondir le sujet. Il y a des personnes avec lesquelles la discorde semble improbable. J'étais de son avis, de son propos sur l'histoire, à la même page de scénario. Une joute orale qui dure encore, de deux cavaliers, je crois, main dans la main. La trame de Pris de Court, m'émeut encore beaucoup.    Décrire les sensations de jeu, je ne sais pas si je peux y parvenir. Peut-être que cela touche moins à la forme orale. Ce sont des vibrations qui se font et se défonts. Des a-coups de jeu pour mimer les coups de la vie. Le regard qui se tient entre deux comédiens, une ligne de verre incassable. Des regards qu'il y a eu pendant le film, dont je me souviendrai longtemps. La générosité même des comédiens.
Type :
Portrait
Contact :
Sous-direction de la Communication

mise à jour le 29 mars 2017