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Rencontre avec Li-Chi Wu

le 7 février 2013

Li-Chi Wu est inscrite en doctorante de Sciences du langage. Après s'être engagée dans deux associations, elle a décidé de soutenir son UE valorisation de l'engagement de l'expérience associative.

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1. Pouvez-vous présenter ?

Avant de me présenter, je voudrais d’abord remercier Madame Laetitia Faudière et Monsieur Patrick Farges qui m’ont donné l’occasion d’être publiée ici.

J’ai commencé mes études en France en Sciences du langage, à l’Université Paris-Sorbonne, en 2004. L’année suivante, j’ai suivi le Master 1 d’ingénierie linguistique (spécialité Traitement automatique des langues de PluriTAL), à la Sorbonne Nouvelle. Pour le Master 2, j’ai opté pour un master professionnel à l’Université Paris-Ouest à Nanterre. J’y ai reçu une formation en informatique et en traitement de l’information électronique validé par un master Documents électroniques de flux d’informations.

 2. Vous êtes actuellement en thèse en Sciences du langage, quel est votre sujet ?

Je suis inscrite en doctorat de Sciences du langage dans le laboratoire SYLED-CLAT, sous la direction de Monsieur André Salem, Professeur émérite. Mon doctorat porte sur l’analyse des corpus chinois à l'aide des méthodes de la statistique textuelle.

3. Vous venez de soutenir votre UE valorisation de l’engagement d’expérience associative, pouvez-nous en rappeler les principes ?

L’engagement associatif est encouragé par le Ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative qui a publié un portefeuille de compétences. On peut le valider au sein d’une UE dont l’objectif est de valoriser les compétences acquises, de mettre les étudiants en situation de responsabilité, de développer leurs capacités de gestion du temps et d’organisation des tâches.

L'engagement associatif constitue une passerelle idéale vers le monde du travail, il donne à l'étudiant l’occasion de mettre en pratique les savoir-faire théoriques, de mettre en valeur ses capacités professionnelles et de prendre confiance en lui.

La participation à la vie associative constitue aussi une expérience valorisante sur un CV : beaucoup d’entreprises en tiennent compte désormais lorsqu’elles recrutent des candidats en vue d’un stage, voire d’un emploi car les compétences requises dans le monde professionnel sont fondamentalement les mêmes que celles que l'on développe dans une structure associative : capacité de travail en équipe, de gestion des projets, sens des responsabilités et de l’autonomie.

4. Vous vous êtes engagée au sein de deux associations, pouvez-vous les présenter ?

Les Équipes d’Accueil et d’Amitié pour les Étudiants Étrangers – fondées en 1949 par Marie-Madeleine Renand, professeur d’allemand à Sainte-Marie de Neuilly –, se consacrent à l’accueil des étudiants étrangers en France. La responsable en est maintenant Madame Anne Autier.

Cette association a pour mission d’accueillir les étudiants du monde entier, de les aider à établir des contacts avec les Français, à perfectionner la langue à l’oral et à l’écrit, mais aussi de leur faire connaître les richesses de la culture française, etc. Je fais partie des Équipes et participe à leurs activités depuis 2009. Je m’y engage maintenant de manière plus active en assumant bénévolement des tâches répondant à ses besoins.

 L’AFTAL (Anciens des Formations du Traitement Automatique des Langues), compte, parmi ses membres créateurs, quatre anciennes étudiantes des formations PluriTAL, Marguerite Leenhardt (avec qui j’avais déjà travaillé dans une agence et qui a eu l’idée de créer l'association), Christelle Ayache, Marion Iche et moi-même ainsi que deux étudiantes actuellement en Master. Elle a été déclarée auprès de la Préfecture de police en février 2011.

L’AFTAL est soutenue par le Bureau de la Vie Étudiante (BVE) de notre université via l’aide du FSDIE (Fonds de Solidarité et de Développement des Initiatives Étudiantes) ; elle participe également à la formation en Master PluriTAL, en collaboration avec l’Université de Paris 10 et l’INaLCO. Elle cherche, dans ce cadre, à promouvoir des projets visant à créer des passerelles entre la recherche académique et l’insertion professionnelle.

Ce double engagement associatif, auprès des Équipes et de l’AFTAL, m'a permis d'affiner mes compétences professionnelles, de développer mes savoir-faire mais aussi de découvrir le savoir-être à la française, voire, de m’intégrer pleinement à la société française.

5. En tant que doctorante, que vous apporte cet engagement associatif ?

Les études de doctorat ne s’appliquent pas directement à la pratique concrète ; elles exigent des démarches intellectuelles abstraites, alliant réflexion méthodologique et approfondissement théorique des savoirs disciplinaires. Mais il y a souvent un grand décalage entre le monde académique et le monde du travail. Les doctorants sont vus comme déconnectés des milieux professionnels qui sont, quant à eux, en quête d’éléments directement opérationnels : leur ignorance du fonctionnement des entreprises, leur manque d’expérience constituent pour eux un véritable handicap. C’est pourquoi il m’a semblé essentiel de sortir du milieu protégé de l’université pour me confronter aux difficultés du monde extérieur. L’engagement au sein d’une structure associative m’a permis de sortir du cercle universitaire pour découvrir la réalité quotidienne et pour mettre à l’épreuve de manière concrète mes études théoriques. Je suis ravie de travailler dans ces deux associations dont les missions sont complémentaires : dans l’une, je me consacre à un travail technique (informatique et veille d’information), dans l’autre, à un travail pratique (préparation, prise de contact, intervention devant un cercle d’interlocuteurs). Cela élargit le champ de mes études doctorales en l'ouvrant sur le monde réel.

6. Pourquoi recommander cette UE aux étudiants ?

S’engager dans une association peut sembler un surcroît de travail inutile pour l’étudiant : développer ses savoir-faire sur une courte période de deux à trois mois, faire une synthèse écrite des différentes tâches que l’on a assumées, peut s’avérer assez difficile. C’est pourtant un travail enrichissant et gratifiant. L’investissement associatif est un atout majeur, tant pour la recherche d’emploi que pour le développement personnel. Je recommanderais donc aux étudiants de choisir avec soin l’association dans laquelle ils s’engagent de telle sorte que cet engagement soit pour eux un plaisir et un facteur de progrès.



Type :
Portrait, -
Contact :
Sous-Direction de la Communication

mise à jour le 9 mars 2015