Accueil >> Université >> Présentation >> Portraits

Vie des personnels

Rencontre avec Clotilde Trouvé, archiviste à la Sorbonne Nouvelle

le 24 juillet 2016

Depuis 2014, Clotilde est archiviste à la Sorbonne Nouvelle. Elle nous explique son métier et nous fait part de ses expériences.

photo_TROUVE_Clotilde.JPG
  • Pouvez-vous présenter votre parcours professionnel ? 

Après un master 2 professionnel « Histoire et métiers des archives » à l’université d’Angers, j’ai effectué un an de vacations d’archivage dans différents établissements (la Fémis et l’IHEDN) et administration (direction du développement des médias) avant d’intégrer l’Inalco en tant qu’archiviste. Ce fut une belle expérience professionnelle et humaine qui a présenté des similitudes avec mon poste à la Sorbonne Nouvelle, comme le travail d’archivage avant le déménagement des services dans un site unique. Depuis octobre 2014, j’exerce les missions d’archiviste à la Sorbonne Nouvelle.
 

  • Quel est votre rôle à la Sorbonne Nouvelle ? 

L’archiviste est tout d’abord au service des agents de l’établissement pour les aider dans leur gestion des archives : aide pour identifier les documents importants à conserver pour des raisons juridiques ou historiques, aide pour trier, éliminer et classer leurs documents, aide pour retrouver les documents dans la masse. Ensuite, l’archiviste classe et inventorie les archives historiques de l’université, c’est-à-dire les documents qui n’ont plus de valeur pour le travail des agents mais qui sont à conserver pour documenter l’histoire des activités de l’université.
 

  • Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste le métier d'archiviste ? 

Le but essentiel de l’archivage est de pouvoir retrouver l’information ou le document souhaité, et cela quelle que soit la personne qui recherche cette information et quelle que soit la durée entre la date de production du document et la date de recherche. Le rôle de l’archiviste est donc de mettre en place des outils et des méthodes permettant aux agents de l’établissement et aux personnes extérieures de pouvoir retrouver le plus rapidement possible le document nécessaire à leur travail. Il y a 4 actions essentielles dans le métier d’archiviste : le classement, la collecte, la conservation et la communication ; dans le jargon archivistique, on les appelle les 4 « C » (comme la 1re lettre de mon prénom d’ailleurs : simple coïncidence ou prédestination ?). Au cours de ces 4 grandes actions, l’archiviste met en œuvre 2 principes fondamentaux : le respect du fonds et la contextualisation des archives ; autrement dit, on trie, on classe, on conserve de telle manière qu’une autre personne dans 1 an, dans 10 ans et dans 100 ans puisse retrouver une information.
 

  • Quel est votre plus beau souvenir relatif à votre métier ?

A peine 3 semaines après mon arrivée à l’université, un agent auquel je venais d’être présentée me dit : « Clotilde Trouvé ? Trouvé ? Mais vous étiez faite de toute éternité pour le métier d’archiviste ». Soulagement de ma part : « ouf, je ne me suis pas trompée dans mon orientation ; et cette université a de l’humour, je sens que je vais m’y plaire » !
 

  • Quels sont vos projets ?

Un des projets que j’aimerais évoquer est celui mené avec les archivistes de l’université Paris 13 dans le cadre du Festival des idées de la Comue (Université Sorbonne Paris Cité). Il s’intitule « Traces de paperasses : la machine administrative au service du public ». Nous travaillons avec deux artistes pour produire une exposition et un spectacle autour des archives de nos 2 universités. Le but est de montrer que derrière la masse de « paperasse » produite par tous les acteurs de l’université, se dévoile toute une histoire ou plutôt des histoires : des histoires d’étudiants, d’enseignants, de communautés universitaires.
 

  • Quels conseils donneriez-vous aux étudiants de la Sorbonne Nouvelle ?

Souriez. Que votre sourire soit joyeux, triste, béat, nerveux, ennuyé ou resplendissant : souriez, c’est ce que vous avez de plus beau à donner.


Type :
Portrait
Contact :
Sous-direction de la Communication

mise à jour le 12 octobre 2016