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Rencontre avec Louise Andrieu, ancienne étudiante du master 1 d'études européennes

le 19 octobre 2016

Louise Andrieu a fait son master 1 à la Sorbonne Nouvelle puis un master 2 "Politiques publiques européennes" à Londres. Elle travaille maintenant dans le secteur de l'Economie Sociale et Solidaire. Elle nous raconte son parcours.

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  • Pouvez-vous vous présenter ainsi que votre parcours académique ?

Je m’appelle Louise Andrieu, j’ai 25 ans. J’ai fait un baccalauréat ES, et intégré une classe préparatoire en droit et économie. J’y suis restée un an, après quoi j’ai fait une bilicence histoire et sciences politiques à l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne puis un master 1 en études européennes à la Sorbonne Nouvelle et un master 2 à King’s College London, en Angleterre.

  • Pourquoi le choix de ces filières plus que d’autres ?

Au départ, j’ai voulu faire des études généralistes, d’où le choix de cette classe préparatoire puis de ma double licence. Je voulais acquérir une solide culture générale. Puis après ma double licence, j’ai du faire un choix. Je ne voulais pas poursuivre dans une grande école parce que je ne voulais pas être formatée, je préférais rester à l’université, mais je ne voulais pas non plus suivre une des filières de mes licences car elles me semblaient trop centrées sur la France ; c’est pourquoi j’ai choisi le master d’études européennes à la Sorbonne Nouvelle.
Pour le master 2, j’ai su très vite que je voulais partir à l’étranger, c’était une évidence.

  • On dit souvent qu’on est livré à soi-même à l’université ; après une classe préparatoire, cela n’a pas été trop difficile ?

Mon année à la Sorbonne Nouvelle m’a laissé un très bon souvenir : des enseignements de grande qualité, avec des enseignants excellents, qui m’ont d’ailleurs soutenu dans le choix de faire mon master 2 à l’étranger.
J’ai l’impression que lorsque les étudiants les sollicitaient, il y avait un vrai suivi de la part des professeurs. D’ailleurs, encore aujourd’hui, je sais que je peux compter sur certains d’entre eux si j’ai des questions !

  • Pouvez-vous nous en dire plus sur votre année à King’s College ? Avez-vous l’impression que vos formations précédentes vous ont été bénéfiques pour préparer cette année-là ?

Mon master 1 à la Sorbonne Nouvelle a vraiment été un tremplin : d’une part, mes enseignants m’ont aidé dans les démarches d’accès à King’s College, et d’autre part le temps libre laissé par les cours m’a permis de me préparer au TOEFL (essentiellement grâce à des tests en ligne accessibles gratuitement). De plus, quand on postule à l’étranger, la « marque Sorbonne » est un véritable atout. J’avais par ailleurs participé avec Monsieur Perchoc a une simulation de conseil européen qui m’a beaucoup plu, et qui a été très proche des méthodes de travail que j’ai retrouvé en Angleterre : même si nous avions des enseignements théoriques, il y avait beaucoup plus de cas pratiques, d’exercices de mise en situation. C’était donc très complémentaire de mon année à la Sorbonne Nouvelle, avec en plus une spécialisation que je n’avais pas en master 1, en politique publiques européennes.

  • Vous travaillez dans l’Economie Sociale et Solidaire (ESS) ; depuis quand vous intéressez-vous à ce sujet ? Quel lien faites-vous avec vos études ?

Quand j’étais en licence, c’est en discutant de mes doutes sur mon avenir et mon orientation autour de moi que j’ai entendu parler de l’ESS comme d’un autre secteur d’innovation, qui touche à beaucoup de domaines et embauchait des personnes avec des profils similaires au mien. A partir de ce moment là, j’ai toujours lié mes études à ce secteur. J’ai été membre d’une association à Paris 1 qui promeut ce sujet auprès des étudiants et j’ai écrit plusieurs travaux de recherche sur ce sujet.. Je pense que c’est l'un des avantages de l’université, le cadre est assez souple pour permettre de développer ses centres d’intérêt et d’en faire un atout dans son parcours étudiant.  

  • Vous avez été diplômée en juin 2014, quel a été votre parcours depuis ?

Je suis d’abord partie à Bruxelles pour y faire un stage, qui conciliait à la fois mon intérêt pour l’économie sociale et mes études centrées sur l’Europe. J’ai travaillé dans un bureau qui représente trois régions françaises auprès des institutions européennes, et j’y étais en charge des « affaires sociales », afin de faire le lien entre les besoins des régions et ce qui se faisait au niveau européen.
Après ce stage, je suis revenue à Paris et j’ai effectué un service civique au sein de l’association Empow’Her, qui promeut l’entreprenariat des femmes en les formant à création d’entreprises sociales dans plusieurs pays du monde. En parallèle, j’ai mené un projet de réalisation de film pour l’association New CITYzens. Il s’agit d’une association qui diffuse, surtoutdans lycées et universités, des films sur des initiatives de l’ESS pour ensuite en débattre avec les élèves et étudiants. Le projet était donc sous la tutelle de cette association, qui nous a aidés à la levée de fonds, mais chaque équipe développait ensuite un projet entièrement indépendant. Cette expérience a été réellement professionnalisante :après, j’ai trouvé rapidement un travail dans le même secteur, au sein de l’agence Avise. Il s’agit d’une structure conventionnée avec l’Etat qui développe l’ESS. J’y travaille actuellement sur un projet européen, et je suis tout le temps en contact avec des entrepreneurs, mon parcours me donnant de la légitimité vis-à-vis d’eux.

  • Avez-vous un conseil à donner aux étudiant.e.s de la Sorbonne Nouvelle ?

D’abord je conseillerais de ne pas hésiter à solliciter les enseignants. Si je n’en ai pas fait cette expérience par moi-même, j’ai bien pu voir que ça a complètement changé la vie de certains de mes amis. Bien sûr pour cela il faut être un minimum impliqué dans ses études et montrer sa motivation, afin d’être pris au sérieux !
Un autre conseil serait de se tourner vers l’étranger à un moment dans son cursus, car c’est aujourd’hui une case assez essentielle à cocher sur un CV, mais aussi parce que perdre ses repères au moins pour un temps donné c’est très formateur et ça permet de prendre du recul sur son parcours.
Enfin, ne pas hésiter à parler autour de soi de ses projets ou même de ses doutes, ce sont de ces discussions que naissent beaucoup d’opportunités.


Type :
Portrait
Contact :
Alice Bambaggi, service civique chargée du développement du réseau Alumni

mise à jour le 31 janvier 2017