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Eve de Médeiros a repris ses études et suit un master de lettres

le 5 avril 2013

De double formation, droit et histoire de l'art, Eve travaille dans le milieu de l'art contemporain depuis une dizaine d'années. Elle a décidé de reprendre ses études et est inscrite en Master de lettres.

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  • Eve de Medeiros, pourriez-vous vous présenter ?

De double formation, droit et histoire de l'art, je travaille dans le milieu de l'art contemporain depuis une dizaine d'années. J'ai participé à la remise du prix Marcel Duchamp créé par l'Adiaf en 2000 (Association pour la diffusion internationale de l'art français). J'ai par la suite participé à la remise du prix de la Fondation Florence et Daniel Guerlain pour le dessin contemporain. Mon rôle était de présenter les artistes sélectionnées pour ce prix et d'assurer la médiation autour de leur œuvres graphiques. Cette formation sur le terrain de premier plan m'a incitée à créer une structure en 2009. Depuis, je travaille à  promouvoir la reconnaissance de jeunes artistes dans le domaine de la photographie et du dessin contemporain. En 2013, j'ai co-fondé DDevents, société organisatrice d'évènements culturels et artistiques, autour d'un salon : Ddessin. 

  • Vous êtes en Master des Lettres dans le cadre d'une reprise d'études, pourquoi avoir souhaité de reprendre le chemin de l'université ?

Dans le cadre de mes activités professionnelles, je suis amenée à rédiger des textes présentant les artistes que je défends. La culture littéraire est complémentaire à toute formation artistique. En effet, nombreuses sont les références à l'art dans les textes littéraires. C'est la raison pour laquelle j'ai souhaité suivre ce cursus.

Mais ce n'est pas l'unique raison. J'ai travaillé avec un anthropologue et photographe brésilien, Milton Guran, sur un sujet qui me tient à cœur : l'histoire des Afro-brésiliens. En 2009, j'organise la première exposition de photographies autour de la mémoire des Afro-brésiliens. Aujourd'hui, je souhaite développer ce sujet dans le cadre de ma formation littéraire et ai proposé à Xavier Garnier de suivre le développement d'un sujet autour de « l'identité et de la mémoire afro-brésilienne dans la littérature ». J'en profite d'ailleurs pour rendre un petit hommage à l'ensemble du corps enseignant et plus particulièrement à Jean-Philippe Uzel et au cours qu'il dispense : Regards croisés sur l'art contemporain autochtone d'Amérique du Nord dans le cadre de la Chaire québécoise. Ce professeur ainsi que Xavier Garnier ont été, pour le sujet qui m'intéresse, les deux « révélateurs » de la nécessité de traiter mon sujet de mémoire.

  • Parallèlement vous dirigez une galerie d'art contemporain ?

Oui en effet, j'ai créé une galerie d'appartement en 2009. Je présente une série d'artistes autour du dessin contemporain et de la photographie. En 2013 et dans le cadre de DDessin13, mon associée et moi avons souhaité, au regard de la qualité de l'enseignement de la Sorbonne-Nouvelle, proposer à deux étudiantes un stage : Manon Fauchet, étudiante en Master 1 de Lettres Modernes et Gabrielle Stypak, étudiante en Licence de Théâtre.

  • Un conseil aux étudiants de la Sorbonne-Nouvelle ?

Une solide formation en histoire de l'art ne suffit plus aujourd'hui il me semble. Il convient, pour les étudiants qui souhaitent se lancer dans cette aventure, de développer des domaines tels que la littérature, l'économie du marché de l'art et le droit. Je conclue par ce petit conseil d'expérience : rester authentique.


Type :
Portrait
Contact :
Sous-Direction de la Communication

mise à jour le 10 mai 2013