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Corps souffrant et violence théâtrale

du 3 avril 2009 au 4 avril 2009


Vendredi 3 avril 2009 10 h -18 h

Ecole Normale Supérieure, 45 rue d'Ulm, Paris 75005
Salle Dussane

Samedi 4 avril 10 h -18 h.
INHA, Institut National d'Histoire de l'Art,
galerie Colbert, 2 rue de Vivienne, 75002 Paris
Salle Vasari (1er étage)



ORGANISATION GENERALE DES DEUX JOURNEES :

Christian Biet, Cécile Falcon, Julie de Faramond, SaraHarvey

CONTACT : biet@u-paris10.fr


Ces programmes s'inscrivent dans un vaste projet présenté par les Universités de Paris Ouest-Nanterre et de Paris III Sorbonne Nouvelle, soutenu par l'ANR, auquel s'associent divers partenaires français et étrangers, et portant sur la représentation des violences, des guerres et des conflits dans les arts, plus particulièrement au théâtre et au cinéma.
Plusieurs publications, journées d'études et colloques (en particulier à Oslo 12-14 juin 2008 : Corps sanglants, souffrants et macabres, Représentations de la violence faite aux corps dans les lettres et les arts visuels en Europe, XVIème-XVIIème siècles, à Paris, Nanterre, Invalides, 15-17 janvier 2009, Les Mises en scène de la guerre au XXe siècle, Théâtre et Cinéma) ont permis quelques avancées. D'autres colloques sont prévus en particulier : Paris INHA du 1er au 3 octobre 2009, Théâtre, arts et violence. mi-XVIe-mi-XVIIe siècle (Comment figurer les crises, les violences et les guerres ? Représentation, hyper-représentation et performance des violences politiques et religieuses, théâtre, littérature et arts plastiques).
Dans nos sociétés, le corps de chacun est soumis au double contrôle de soi et de la collectivité qui, à travers les institutions médicales, policières et juridiques, tend à préserver l'intégrité physique du sujet. Le rapport de chacun à son propre corps et à celui des autres est codifié par des normes qui bannissent l'usage de la violence quand elle paraît contrevenir à la sensibilité commune. Or, ce phénomène se traduit en négatif dans un certain nombre de spectacles où la violence et la souffrance corporelle sont exhibées comme à dessein de transgresser ces normes. S'il relève de questionnements présents, ce dolorisme ne s'inscrit pas moins dans l'histoire du théâtre et les arts de la scène, dans la mesure où la maladie, la guerre, le martyre ont fait partie, sinon du quotidien, du moins de l'imaginaire des auteurs dramatiques et de leurs contemporains. S'il est difficile de poser des invariants, toujours problématiques conceptuellement, entre la représentation des Troyens blessés sur leur champ de bataille, des martyrs chrétiens et des souffrances ressenties par les personnages imaginés par des auteurs contemporains, il est néanmoins nécessaire d'étudier le phénomène d'aujourd'hui en se référant à des phénomènes passés afin d'en chercher les origines, et d'en comprendre les retentissements.

Quel sens y a-t-il a offrir l'expérience de la souffrance en spectacle à un public qui, comparativement à des époques antérieures et à d'autres régions du monde, en est protégé ? Notre société semble d'un côté se prémunir contre tout risque de souffrance corporelle et de l'autre, paraît fascinée (ou outrée, ce qui peut se lire comme le déni d'une fascination) par le spectacle de cette souffrance.

Ce colloque est disposé en deux journées d'études ouvertes, et différentes l'une de l'autre, afin d'en arriver à un essai de définition de la violence théâtrale, de son fonctionnement et de son impact supposé.


Type :
Colloque / Journée d'études
Contact :

mise à jour le 20 septembre 2010