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REPORTÉ : Les mots résomptifs en discours

le 20 mars 2020
10h-17h

Journée d’études

Affiche - Journée d étude Les anaphores résomptives20mars.jpg
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Conférenciers invités :
Michel Pierrard Vrije Universiteit Brussel
et Anne Theissen Université de Strasbourg

Programme à télécharger ci-contre.

Présentation :

Les travaux de recherche sur l’anaphore sont nombreux, y compris sur l’annotation (projet ANCOR (corpus de grande taille annoté en anaphore), projet en cours ANR DEMOCRAT (porteurs : F. Landragin, C. Schneidecker, Céline Guillot-Barbance) sur les chaînes de référence. Il s’agit cependant essentiellement de ce que Michel Maillard appelait les anaphores ou cataphores « segmentales », c’est-à dire celles qui concernent la reprise d’« un simple segment » (Maillard, 1974) tel qu’un groupe nominal comme la jeune femme en (1) : (1) La jeune femme s’habilla, puis elle sortit. Cette journée est consacrée quant à elle à l’étude des mots résomptifs en discours qui peuvent conduire, comme les pronoms, à une anaphore ou une cataphore résomptives en ce qu’ils renvoient à « un énoncé plus ou moins long » (Maillard 1974, Lefeuvre 2007), à « une proposition ou un ensemble de propositions qui peut être relativement long et non pas à une simple entité référentielle » (Guillot 2007) et plus généralement à une « unité prédicative » (Lefeuvre 2016) du type : (2) Il déjeuna. Après quoi il partit. Du point de vue de la saillance référentielle, ce phénomène peut s’apparenter à la déixis discursive (cf. Kleiber 1994 : 26 et Guillot 2006), dans la mesure où « l’objet de référence » est « nouveau » (Kleiber 1994).

Cette journée examinera certains items résomptifs comme le pronom ça, le clitique ce (Theissen 2008) ou le pronom quoi. Différents travaux ont montré que ces mots relèvent du « non nommé » (Maillard 1974), du « non classifié » (Kleiber 1994 (p. 75), Corblin 1987), du « non catégorisé » (Lefeuvre 2006), ou encore de « l’indistinct » (Corblin 1995) ou de « l’indifférencié » (Lefeuvre 2017), ce qui les rend aptes à renvoyer à des situations (Vendler 1957) dénotées par des unités prédicatives. Cette journée prendra également en compte les prédicats averbaux qui en discours peuvent renvoyer à une unité prédicative (Lefeuvre 1999, Lefeuvre 2016), en la caractérisant ou en la classifiant (Il est arrivé encore une fois en retard. Incroyable !) et qui de ce point de vue, adoptent un fonctionnement résomptif.

Notre journée comportera un volet syntaxique et un volet discursif. Sur le plan syntaxique, elle permettra de s’interroger sur la catégorie de ces termes : constituent-ils des pronoms ou des proformes ? Le mot quoi forme-t-il un pronom relatif ou bien un simple « pronom anaphorique » (Pierrard, 1988 : 210) ? Les prédicats averbaux deviennent-ils dans certains cas des marqueurs discursifs ? Sur le plan discursif, cette journée mettra en évidence le fonctionnement organisationnel de ces items résomptifs en discours. Nous verrons notamment que ces items peuvent entrer dans la composition d’unités résomptives (Lefeuvre 2016 et 2017) dévolues au commentaire d’unités prédicatives, avec plusieurs fonctions que nous dégagerons.

Type :
Colloque / Journée d'étude
Lieu(x) :
Centre Censier - Salle Las Vergnas
13 rue santeuil
Université Sorbonne Nouvelle
75005 Paris
Partenaires :
Florence Lefeuvre
Irina Ghidali
Zoé Maillard
Vu Thi Hieu
Liping Zhao

mise à jour le 16 mars 2020


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13 rue de Santeuil
75005 Paris

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