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Promotion de la démocratie et ‘nation building’ dans la politique étrangère des Etats-Unis (2e partie) : des Balkans après la guerre froide aux révoltes arabes

du 18 octobre 2012 au 19 octobre 2012

 

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Journées d’études internationales

En partenariat avec le German Marshall Fund of the United States


Lieu
: France-Amériques, 9 Avenue Franklin D. Roosevelt, Paris 8e

Organisatrices:
Annick Cizel et Alexandra de Hoop Scheffer
EA 4399 - Center for Research on the English-Speaking World (CREW)
Contact : annick.cizel@univ-paris3.fr

Programme  [PDF - 352 Ko]


Présentation :

En octobre 2011, une journée d’études intitulée ‘Democracy from America? Historical Continuities in U.S. Nation Building Policies’ à l’Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3 posait les référents historiques qui, de Theodore Roosevelt à la reconstruction de l’Allemagne et du Japon après la Seconde Guerre mondiale, jetèrent les bases des entreprises multiformes d’exportation de la démocratie en Europe, en Afrique, au Moyen-Orient et en Amérique latine durant la guerre froide. Ce second volet se propose d’étudier les enjeux des transitions démocratiques impulsées par Washington et ses alliés dans l’après-guerre froide et l’avènement d’un nouvel ordre mondial au XXIe siècle.

 Tandis qu’au lendemain du 11 septembre 2001 chercheurs et politiques portaient leur attention sur la « faiblesse institutionnelle » des États au lendemain des transitions coloniales et les nouveaux enjeux de sécurité internationale en découlant, la certitude de l’exceptionnalisme du modèle politique et économique américain et des vertus de sa projection à l’étranger constituait le socle d’un interventionnisme renouvelé au nom de la promotion d’une « gouvernance » démocratique, politique, économique et institutionnelle. En soulignant les ambiguïtés d’une politique sélective et malléable, la promotion coercitive de la démocratie en Irak a contribué à éloigner les États-Unis de leur partenaire transatlantique historique et à associer la dimension militaire de « guerre contre le terrorisme » au processus de démocratisation dans le monde arabe.

Le désengagement militaire d’Irak, le début du retrait d’Afghanistan et la posture volontairement « modeste » et délégatrice en Libye, illustrent désormais l’infléchissement de la politique étrangère des États-Unis dans le sens d’une certaine retenue militaire et politique, mettant en avant l’appropriation endogène des valeurs démocratiques. Le contraste entre le modèle normatif promu par les États-Unis et les valeurs démocratiques universelles revendiquées par les mouvements de contestation du monde arabe depuis 2011 a pu parfois dissocier la politique américaine du concept de démocratie : dans de nombreux pays aujourd’hui, le désir de démocratie s’accompagne plus que jamais d’une volonté d’autonomisation de l’influence des États-Unis. Entre « rejet d’empire » et appel au soutien des revendications démocratiques endogènes, quelles sont les implications d’un leadership américain plus en retrait pour les alliés européens et le reste du monde ?

Type :
Colloque / Journée d'études

mise à jour le 17 octobre 2012