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La « Voix du public » Les Manifestations sonores du spectateur (théâtre, opéra, ballet, parades…) en France aux XVIIe et XVIIIe siècles

du 4 novembre 2013 au 6 novembre 2013

 

Colloque international

Lieux :

Les 4 et 5 novembre 2013 :

Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3,
salle Las Vergnas, Centre Censier
, 3e étage, 13, rue Santeuil, Paris 5e

Le 6 novembre 2013 :

Théâtre
de l’École Normale Supérieure,
45
rue d’Ulm, Paris 5e

Organisatrices : Julia Gros de Gasquet (Département d’Etudes théâtrales, LIRA) et Sarah Nancy (Département LLFL, EA 174)
Contacts : Julia Gros de Gasquet et Sarah Nancy

Programme [PDF - 216 Ko]

Présentation :

Applaudissements, cris, murmures, sifflets ou appréciations élogieuses, bons mots intempestifs ou brouhaha : que les spectateurs de théâtre aux siècles dits « classiques » aient été réactifs, animés, voire agités, par passion ou par distraction, n’est plus à démontrer. Mais que se passe-t-il si l’on considère ces manifestations sonores comme des indices de ce que le théâtre fait à la parole ? Si on les étudie comme autant de variations de l’expression verbale – des commentaires les plus élaborés jusqu’au bruit et au silence – qui, en quelque sorte, répondent à l’événement théâtral ?

Les témoignages existent. Comment les comprendre ? Quel éclairage cela jette-t-il sur l’expérience du spectateur, mais aussi sur la présence de l’interprète, les espoirs du dramaturge, l’histoire de la conscience critique ? en somme sur les effets – vécus, rêvés, craints – du théâtre, dans ces siècles où il domine la hiérarchie des genres, affole les censeurs, se plie au pouvoir autant qu’il s’en émancipe, promeut le texte mais s’ouvre à la voix chantée – dans ces siècles, enfin, où il fait tellement parler de lui et où il est tellement pris au sérieux ?

Réunissant des spécialistes de la littérature, des spécialistes de la performance théâtrale, des historiens, et des musicologues, ce colloque propose donc de réfléchir à la réception, mais en articulant le contexte historique et social à des enjeux symboliques, et d’explorer l’interaction scène / salle sans buter sur l’opposition entre passivité et activité – cela pour comprendre comment le théâtre influe sur la capacité et le désir de parler
Pour les quatre années à venir, l’EA 174 s’est donné pour tâche d’étudier la conscience littéraire de la première modernité dans ses aspects éthiques et esthétiques. On voit comment ce colloque prétend y contribuer : l’idée est que la « conscience littéraire » est bien autre chose qu’une réaction aux textes littéraires ; elle implique, plus largement et plus fondamentalement, un certain rapport au langage, dont la « voix du public » est un indicateur précieux.

Type :
Colloque / Journée d'études

mise à jour le 1 octobre 2013