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Gode is the lay, swete is the note… Résonances des lais bretons moyen-anglais / Echoes in the Middle English Breton lays

du 6 décembre 2013 au 7 décembre 2013

 

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Colloque international

Lieux :
vendredi 6 décembre 2013 :
Ecole normale supérieure, salle des Actes, 45 rue d'Ulm, Paris 5e
samedi 7 décembre 2013 :
Institut du Monde anglophone, grand Amphithéâtre, 5 rue de l’École de médecine, Paris 6e

Organisatrice : Claire Vial
Contact : Claire Vial

Co-organisateurs :
Leo Carruthers, Centre d’Études Médiévales Anglaises (EA 2557, Paris Sorbonne)
Marc Porée, LILA (ENS-Ulm), POEM et Prismes (EA 4398, Paris 3 Sorbonne Nouvelle)Colette Stévanovitch, IDEA (EA 2338, université de Lorraine)

Affiche [PDF - 341 Ko]

Programme [PDF - 225 Ko]

droits d'inscription : 20 euros / gratuit pour tous les étudiants


Présentation :

Échos, résonances, emprunts, résurgences… sont au cœur du corpus captivant et pourtant insaisissable des lais bretons en moyen-anglais. Inspirée de Marie de France, dont deux lais (Fresne et Lanval) sont traduits au début du 14e siècle, la petite dizaine de courtes romances se réclamant de ce genre narratif est emblématique des échanges issus de l’espace culturel anglo-normand et de l’appropriation du genre en langue vernaculaire aux 14e et 15e siècles.

Paradoxalement, les lais bretons sont à l’honneur, à la fois de la recherche anglo-saxonne, (édition critique de manuscrits réalisée par Anne Laskaya et Eve Salisbury, TEAMS, Michigan, 1995) et des lettres françaises, avec le tout récent recueil critique des Lais bretons publié par Nathalie Koble et Mireille Séguy (Champion, 2011). Pour autant, ce corpus spécifique n’a jamais été exploité en tant que tel, en France, par les anglicistes médiévistes, avant la traduction critique en français des Lais bretons moyen-anglais (sd Anne Mathieu et Colette Stévanovitch, Brepols, 2010). La coïncidence de ces trois publications rend possible et surtout indispensable la pleine exploration scientifique du corpus sous la forme d’une rencontre internationale et interdisciplinaire, réunissant médiévistes anglicistes et francisants, mais aussi poéticiens contemporanéistes.

Cas d’école de la pratique médiévale de création littéraire fondée sur la traduction et l’adaptation, aussi bien au sein qu’en-dehors de l’espace anglophone (on envisagera la filiation Lanval, Landevale, Launfal), les lais sont aussi l’objet de transpositions à visée parfois parodique (Sir Degaré, The Franklin’s Tale) ; celles-ci invitent par défamiliarisation à un nouvel examen de thèmes associés tant à la tradition populaire qu’à la littérature courtoise.

Si la forme du lai breton est caractérisée par une structure encadrante très marquée, elle-même objet d’emprunts (voir le prologue commun de Lay le Freine et Sir Orfeo), le retour du même manifesté dans les épilogues invite par contraste à l’exploration de l’ambiguïté, de la résolution imparfaite et des résultantes du voyage aller et retour vers l’au-delà et l’au-dedans. De même, les liens revendiqués, mais hypothétiques, avec les créations musicales des rois harpistes censés être à l’origine des lais narratifs, peuvent amener à l’analyse de la musicalité à l’œuvre dans l’écriture poétique.

Enfin, si l’entreprise est ancrée dans l’élaboration première de Marie de France, qui est déjà re-création – noter pour ne pas perdre – on envisagera également la réception et la réappropriation modernes du corpus moyen-anglais chez les poètes et romanciers contemporains (voir par exemple les lais de Tolkien ou la romance et la nouvelle crypto-médiévale de Byatt).

Type :
Colloque / Journée d'études

mise à jour le 14 novembre 2013