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Fictions de l’imposture et impostures de la fiction

du 12 juin 2013 au 14 juin 2013

 

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Colloque

Lieux : Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3, salle Bourjac, 17 rue de la Sorbonne, Paris 5e ; Maison de la Recherche, Salle Claude Simon, 4 rue des Irlandais, Paris 5e ; centre Censier, Salle Las Vergnas, 13 rue de santeuil, Paris 5e.

Organisateurs : Nathalie Kremer, Jean-Paul Sermain, Yen-Mai Tran-Gervat
  • EA 172 - Centre d'Études et de Recherches Comparatistes (CERC)
  • EA 174 - Formes et idées de la Renaissance aux Lumières

Contact : Nathalie Kremer


Présentation :

Ce 27ème colloque international de la SATOR a pour but d’explorer les stratégies d’impostures ou exemples de supercheries de la fiction narrative du Moyen-Âge aux Lumières. L’enjeu du colloque est double : dans la mesure où la fiction met en place des apparences trompeuses à travers une suite d’événements soigneusement régis, il s’agit d’examiner les impostures dans la fiction autant que celles de la fiction.
D’une part, sur le plan des fictions de l’imposture, il s’agit de multiplier les perspectives de recherche sur les mises en forme de l’imposture : l’on explorera les dimensions thématique (par le recensement des topicités), esthétique (qui examine le rapport entre vérité et illusion), morale (l’occurrence comme critique religieuse par exemple, ou révélant le danger du mensonge), politique ou pragmatique (entre naïveté, ruse et clairvoyance), poétique (comme la teneur comique, libertine ou merveilleuse de l’occurrence), tout en tenant compte des paramètres historique (le corpus s’étalant du Moyen Âge à la fin du XVIIIe siècle) et générique du corpus.
D’autre part, pour ce qui concerne l’imposture de la fiction, il s’agit d’étudier le fonctionnement de l’illusion narrative. Quels sont les procédés mis en œuvre par le récit pour se faire accréditer auprès du lecteur ? À partir de quel moment le pacte de fiction s’abîme-t-il en feintise ? Quelles ruses la narration emploie-t-elle auprès de son lecteur pour lui en “ imposer ” assez, pour qu’il accepte de  s’en laisser conter ? Dans cette perspective métatextuelle, le colloque permettra d'évaluer dans quelle mesure la fiction est conçue par l'auteur, le lecteur ou la critique de l'époque comme une imposture, avec la connotation péjorative que comporte ce terme.

Type :
Colloque / Journée d'études

mise à jour le 10 juin 2013