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ED268 2018/2019 La neutralité du traducteur et de l’interprète : entre mythes et réalités

Responsable(s)

Isabelle Collombat

Contact(s)

Inscription obligatoire auprès de:
isabelle.collombat@univ-paris3.fr

ou lors de la première séance

Objectifs

Ce séminaire doctoral s’inscrit dans le prolongement de la réflexion entamée à l’occasion du colloque international organisé à l’occasion du 60e anniversaire de l’ESIT (27 octobre 2017), sur le thème : « Traducteurs et interprètes face aux défis sociaux et politiques : la neutralité en question ».

Si « la traduction est un mode d’engagement » (Gambier 2003 : 20), on peut se demander quelles responsabilités en découlent pour les traducteurs et interprètes, ainsi que les éventuels conflits éthiques qui en découlent. Autrement dit, y aurait-t-il des limites à la neutralité de ces acteurs de la communication interculturelle ?

Longtemps prédominant en traductologie, le paradigme de la neutralité a commencé à être remis en question dans les années 1990, lorsque certains auteurs (dont Venuti 1995 et Metzger 1999) ont « reconnu qu’il ne peut y avoir de transfert de connaissances d’une langue et d’une culture à l’autre sans subjectivité » (Boéri 2014 : 19). Ce tournant épistémologique soulève des questions d’ordre éthique quant à l’idéologie des traducteurs et interprètes, leur intervention, leur pouvoir, leur engagement. Se pose alors la question de la tension entre leur investissement dans la médiation et la perception que les usagers ont de leur neutralité, par exemple dans le contexte de la santé des personnes migrantes (Singy 2003 : 144-145).

L’objectif de ce séminaire doctoral est d’explorer différentes questions en lien avec la neutralité des interprètes et traducteurs, par exemple :
- Comment définir la neutralité en traduction ou en interprétation ? Quelles différences avec l’objectivité, l’impartialité, l’intégrité ?
- Qu’est-ce qu’un traducteur ou un interprète engagé ?
- Dans quelles circonstances le traducteur ou l’interprète est-il amené à sortir sciemment de la neutralité et pourquoi ?
- Y a-t-il des circonstances où la neutralité est une option ? Une obligation ? Une erreur ?
- Le traducteur ou l’interprète est-il toujours conscient de sa subjectivité ?
- Quels enjeux éthiques, politiques et sociaux émergent avec la question de la neutralité ?

Références :
Boéri, Julie (2014). « Vers une approche communicationnelle de l’engagement : les récits des traducteurs-interprètes du réseau Babels dans le mouvement altermondialiste », Revue française des sciences de l’information et de la communication [Online], 5 | 2014, p. 1-20
Gambier, Yves (2003). « Les passeurs langagiers. Réflexion sur les défis de formation », dans La formation à la traduction professionnelle, Geneviève Mareschal et coll. (dir.). Ottawa, Les Presses de l’Université d’Ottawa, p. 3-20
Metzger, Melanie (1999). Sign Language Interpreting. Deconstructing the Myth of Neutrality. Washington, Gallaudet University Press
Singy, Pascal (2003). « Santé et migration : Traduction idéale ou idéal de traduction ? », dans La linguistique 2003/1 (Vol. 39), p. 135-150
Venuti, Lawrence (1995). The Translator's Invisibility. A History of Translation. London and New York, Routledge, coll. « Translation Studies »

Horaires

Les jeudis 

 29 novembre 
 6 décembre     salle P207 à l'ESIT
 13 décembre   salle P209 à l'ESIT
de 9h30 à 12h30
ESIT Place du Maréchal de Lattre de Tassigny, 75016 Paris.

Attention ! La date du 17 janvier 2019 est annulée et sera reportée.

salle à venir

 

mise à jour le 14 janvier 2019


Renseignements :

ED 268 - Langage et langues : description, théorisation, transmission
Université Sorbonne Nouvelle

MAISON DE LA RECHERCHE

Bureau A006

4, rue des irlandais

75005 PARIS

Tél. : 01.55.43.08.82
Mél.
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