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Art et violence dans les Vies d'artistes. Italie, France, Angleterre (XVIe-XVIIIe siècles)

du 9 décembre 2010 au 11 décembre 2010

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Colloque international

Lieu : Jeudi 9 : Maison de la recherche, 4 rue des Irlandais, Paris 5ème
Vendredi 10 : Maison de l'Italie - Cité internationale universitaire - 7 A, boulevard Jourdan, 75014 Paris
Samedi 11 : Salle Bourjac, 17 rue de la Sorbonne, Paris 5ème
Organisatrices : Corinne Lucas Fiorato, Florence Ferran - EA 3979 - Les cultures de l'Europe Méditerranéenne Occidentale (LECEMO) / EA 174 - Formes et idées de la Renaissance aux Lumières
ContactsCorinne.Lucas-Fiorato@univ-paris3.fr et florence.ferran@univ-paris3.fr

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Présentation

Les "Vies des meilleurs peintres, sculpteurs et architectes" de Giorgio Vasari répondent à l'angoisse d'une impossible renaissance des arts après les dévastations du Moyen Age. Dans leur lutte contre l'oubli des œuvres et des artistes, elles donnent une première forme à l'histoire de l'art moderne et s'insèrent dans une Histoire collective qui est d'abord celle des guerres d'Italie. Celles-ci trouvent un écho chez les historiographes français Félibien et Dubois de Saint-Gelais, sensibles aux effets de la Fronde ou des guerres de religion sur les artistes.  L'activité artistique aurait-elle toutefois un rapport spécifique à la violence, comme le suggère la polarisation des biographes sur la concurrence entre artistes, ou sur leur passion fatale à l'égard du travail, ou encore sur les conflits avec leurs commanditaires ? On se demandera comment se construit et évolue, entre XVIe et XVIIIe siècle, en Europe, une image de l'artiste frappé du syndrome de la mélancolie. Réels ou fictifs, les épisodes violents aident-ils à penser la différence de l'artiste ? Si l'on reconnaît - non sans difficulté - la valeur intellectuelle de son travail en Italie à la Renaissance, sa place dans la société et la noblesse de sa profession sont toujours en question dans la monarchie absolue de la France des XVIIe et XVIIIe siècles. Le propos de ces journées d'étude sera d'analyser les fonctions narratives et idéologiques que le motif de la destruction a pu jouer dans l'histoire et la pensée d'une profession tournée vers la création. Il consistera aussi à attirer l'attention sur les formes littéraires convoquées pour en rendre compte. Autant de questions qui seront l'occasion d'un regard comparé sur les réécritures et le renouvellement du genre des biographies et mémoires d'artistes.


Type :
Colloque / Journée d'études

mise à jour le 30 novembre 2010