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Thiago Saldiva, diplômé du DULF

le 21 octobre 2013
 

Thiago Saldiva, diplômé du DULF, est maintenant sous chef dans un restaurant français à São Paulo.

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  • Pouvez-vous vous présenter?

Je m’appelleThiago Saldiva, j’ai 27 ans et j’habite à São Paulo, Brésil. Pour raconter mon histoire, il y a une information très importante: je suis cuisinier. Cela explique pourquoi je suis arrivé en France, le pays mondialement reconnu pour sa cuisine et culture gastronomique.

Quand j’étais à l’école de cuisine au Brésil, j’ai eu l’opportunité de travailler en cuisine lors d’un evénement du chef Alain Passard, chef et propriétaire du restaurant L’Arpège à Paris. Je lui ai demandé si je pouvais faire un stage dans son restaurant et sa réponse était OUI. Sur ce, j'ai commencé à chercher un moyen de le rejoindre à Paris.

  • Racontez-nous les spécifités de votre parcours en tant qu'étudiant international?

Après quelques mois, mon frère m'a parlé d'un cours de français pour des étrangers à la Sorbonne, en disant que le secrétaire parlait portugais. C'est là que j'ai contacté Jeremy Nepaul, qui m'a donné tous les renseignements nécessaires pour m'inscrire au  DULF.

En septembre, 2007, j'ai passé le test de niveau et je n'ai pas été surpris quand on m'a dit que j'avais un niveau débutant, puisque je ne savais même pas comment dire "Bonjour". J'ai commencé le cours avec beaucoup de personnes de differentes nationalités. Je pense que le mélange équitable des nationalités est un détail très important au DULF car il nous pousse (ou oblige) à échanger en français avec un japonais, un chinois, un arabe un latino ou n'importe quelle autre nationalité.

Après le premier niveau, j'ai été au 4ème niveau, où le niveau des études de la langue et même les elèves étaient très avancés. Comment ça s'est passé? Il y a un détail très important : la plupart des étudiants sont en France pour être avec un petit ami ou bien, une partie de la famille et, chez eux, ils parlent leur langue maternelle. Moi, personellement, je n'avais personne pour m'aider, alors, j'ai dû apprende le plus vite possible, pour pouvoir ouvrir un compte à la Banque, installer internet chez moi... Ce détail a changé mon séjour en France, en me donnant plus d`indépendance et responsabilité.

Pour améliorer mon accent, j'écoutais du rap français en suivant les paroles. Après je les répétais, en m'enregistrant sur mon portable jusqu'à ce que ça devienne plus fluide.

Un autre truc, c'est de lire le "Bescherelle" et apprendre les verbes et ses conjugaisons. Tous les soirs, avant de dormir, je lisais une dizaine de pages en essayant de savoir tous les temps verbaux.

Professionnellement, j'ai réussi à faire des stages chez Alain Passard et aussi chez Joel Robuchon, l'un des plus grand chef au monde. L'expérience dans une cuisine française, où la vitesse dans la communication est vitale, m'a fait beaucoup progressé aussi.

Finalement, grace à Madame Rollinat-Levasseur, j'ai eu l'opportunité de passer au  DUEF, mais, il était le temps de rentrer au Brésil pour retrouver ma famille, mes amis et surtout ma copine qui est aujourd'huit ma femme.

  • Quels sont vos projets ?

Aujourd'hui je suis sous-chef dans un restaurant français à São Paulo, il s' appelle Le Bilboquet. Ça se passe très bien et l'année prochaine on ouvrira encore deux restaurants, un à São Paulo et un autre à Rio.

Avant, j`ai travaillé dans deux autres restaurants où j`étais le chef, Shimo (cuisine japonaise) et Lupercio (cuisine italienne et française), où j'ai reçu le prix  "Chef Révélation 2012" à São Paulo.

  • Avez-vous un conseil à donner aux étudiants de la Sorbonne Nouvelle ?

Si je peux donner un conseil aux étudiants du DULF, c'est : écouter de la musique française, apprennez à chanter les classiques et ne soyez jamais satifsfait de votre niveau car il y a toujours une marche à monter.


Type :
Portrait
Contact :
DISC Communication
Lieu(x) :
 

mise à jour le 24 octobre 2013