Accueil >> Université >> Présentation >> Portraits

Recherche

Suzanne Dumouchel, co-fondatrice du site web communautaire "Aujourdhuidansmarue"

le 2 décembre 2013

Suzanne Dumouchel, docteur de la Sorbonne Nouvelle en littérature du 18ème siècle, revient sur son parcours et nous raconte son expérience de co-fondation d'un site web communautaire.

suzanne.jpg
  • Pouvez-vous vous présenter ?

Après une licence de Lettres Modernes obtenue à l’université du Havre, je me suis inscrite en maîtrise à Paris 3 où j’ai achevé mon cursus universitaire sur un doctorat en littérature 18ème siècle.
Lorsque je me suis inscrite en doctorat, j’ai également contribué au développement de l’association de jeunes chercheurs en Lettres, Relisons, qui vise la promotion de la recherche en lettres. Très vite, l’asso a eu un beau succès et a été soutenue par nos enseignants. Nous avons cherché à développer l’insertion dans le privé des jeunes chercheurs en Lettres et je me suis chargée du pôle « partenariat avec les entreprises ». Parallèlement, j’ai occupé un poste d’ATER pendant trois ans puis j’ai été titulaire d’un poste d’enseignant du second degré à l’université de Paris 13. Actuellement, je suis en contrat post-doctoral à l’université du Mans et je travaille à la publication de ma thèse.

  • Vous êtes co-fondatrice depuis 2010 du site web communautaire "Aujourdhuidansmarue", racontez nous votre expérience.

Mon vif désir de valoriser la recherche en Lettres s’est concrétisé dans l’entrepreneuriat après diverses expériences d’enseignement pour la formation continue et pour des étudiants en insertion professionnelle. Convaincue de la qualité de notre formation à Paris 3 tant sur le contenu de notre recherche que sur la qualité de la méthodologie, je me suis lancée avec mon associé dans la création du site Aujourdhuidansmarue, le premier site de sociabilité de quartier, premier outil web-marketing pour le commerce de proximité. Rejoints par un troisième associé, nous cherchons à recréer du lien social et à réduire le gâchis des invendus dans les quartiers en permettant aux commerçants de diffuser leurs actualités et bons plans, gratuitement, à tous leurs riverains. L’aventure est exceptionnelle. Elle me permet de rencontrer des personnes de tous milieux, de découvrir des notions de marketing et de communication professionnelle, de chercher de nouvelles idées de développement, etc. Je suis chargée des relations publiques et de la recherche d’investisseurs. Mais quand on crée une start-up, on est amenés à faire un peu de tout…

Actuellement, le site compte plus de 8 000 inscrits à Paris. Nous avons eu un article dans Le Parisien qui a salué notre initiative et nous avons de nombreuses idées de développement pour la suite. La création d’entreprise, c’est de la gestion de projet, c’est un travail sur le long terme, comme la recherche, avec des remises en question et des territoires nouveaux découverts au fur et à mesure.

  • Quels sont vos projets ?

Mes projets sont simples : trouver un poste de MCF, poursuivre mon activité de recherche sur les médias du 18ème et du 21ème siècles et développer mon entreprise. Parallèlement, je souhaite continuer à œuvrer dans la valorisation de notre formation, de notre recherche. L’innovation est actuellement le grand besoin dans notre société qui peine à créer de l’emploi, les étudiants sont les moteurs de ces innovations. Je souhaite que notre nouvelle g&eicute?neacute;ration s’implique davantage dans la vie économique et sociale en France.

  • Avez-vous un conseil à donner aux étudiants de la Sorbonne Nouvelle ?

S’il y a une chose que j’ai comprise au fil de mes études, c’est que nous pouvons tous choisir nos parcours professionnels, qu’ils sont bien plus riches que ce que nous avions envisagé au préalable et que tout est possible. Mon grand conseil : ne soyez pas seuls, rapprochez vous des initiatives étudiantes, des assos, ou créez la vôtre, et soyez confiants dans la qualité de vos enseignements. Diversifier ses expériences n’est jamais une erreur tandis que l’isolement en est une. Certes nous avons parfois peur de ne pas pouvoir tout faire, mais le dialogue avec différents acteurs, différents profils est toujours positif même s’il ne fait qu’apporter un bol d’air dans son cursus universitaire. Soyez impliqués et dans l’échange… Et aidez-nous à montrer que les SHS sont des secteurs innovants, au même titre, si ce n’est plus que les sciences dites « dures » !


Type :
Portrait
Contact :
dsic communication

mise à jour le 12 décembre 2013