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Stéphanie Caët, doctorante en linguistique

le 20 juin 2013
 

Doctorante en linguistique au département Monde anglophone, Stéphanie Caët revient sur son parcours universitaire et sur l'objet de sa recherche.

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  •  Pouvez-vous vous présenter et présenter votre parcours universitaire ?
J'ai commencé mon parcours à l'Université Lumière Lyon 2, "en région" comme on dit à Paris ! Je me suis orientée vers les Sciences du langage car j'aimais beaucoup les langues, mais j'ai découvert un domaine dont je soupçonnais à peine la diversité et la richesse. J'ai très vite été séduite par cette linguistique "de l'homme" que l'on m'a proposée et par les recherches portant sur l'usage de la langue et de son acquisition par les enfants en interaction. Mes années de Licence et de Master ont été rythmées par des séjours en Erasmus, à Dublin d'abord puis à Milan, Groningue et Potsdam où j'ai fait un Master européen en linguistique clinique. A présent, je termine mon doctorat à la Sorbonne Nouvelle dans le département du Monde anglophone, sous la direction d'Aliyah Morgenstern
 
  • Quel est l'objet de vos recherches et sur quoi porte votre thèse ?
Je m'intéresse au développement du langage chez l'enfant et en particulier à la façon dont l'enfant apprend à se désigner et à désigner son interlocuteur. Souvent, les enfants passent par une phase où ils utilisent leur prénom pour parler d'eux-mêmes et "maman" lorsqu'ils réfèrent et s'adressent à leur mère. Parfois, ils se désignent même en disant "tu" à la place de "je". D'autres phénomènes, qui passent souvent plus inaperçus, sont également observés comme l'usage de "moi" à la place de "je" ou l'absence de sujet. L'un des objectifs principaux de ma thèse est d'étudier la part que joue le langage adressé à l'enfant par ses parents dans l'explication de ces phénomènes. La comparaison entre le français et l'anglais me permet par ailleurs d'observer l'impact des caractéristiques de la langue en acquisition sur le développement langagier de l'enfant.
 
  • Vous venez d'obtenir une bourse de la Fondation Nestlé, en quoi va consister ce futur projet de recherche ?
Depuis de nombreuses années, je nourris une passion pour la langue des signes. Dans le cadre de ma thèse, j'ai eu la chance de pouvoir travailler avec d'autres chercheurs notamment Fanny Limousin, Aliyah Morgenstern et Marion Blondel sur le développement de la référence à soi et à l'autre chez l'enfant sourd signeur. Le projet de recherche proposé à la Fondation Nestlé est un projet d'étude d'interactions en Langue des Signes Française au cours de dîners familiaux, pendant lesquels les mêmes outils (les mains et les yeux) sont intensément sollicités pour deux activités concomitantes : manger et converser. L'une des questions centrales porte également sur la capacité de l'enfant à apprendre à gérer ces deux activités en même temps. C'est une question que se posent également certains des membres de l'équipe Sesylia au sein de l'EA PRISMES qui comparent des dîners familiaux en France et aux Etats-Unis dans le cade d'un projet PUF (Partner University Fundation) avec UCLA. 
 
  • Avez-vous des conseils à donner aux étudiants de la Sorbonne Nouvelle ?
Des conseils ? Pas vraiment ! Seulement des expériences fructueuses à partager, en particulier celles des voyages, des rencontres personnelles et universitaires, le plaisir de se sentir progressivement à l'aise dans une autre langue que la sienne. J'ai eu également la chance de rencontrer des chercheurs passionnés et de participer à de nombreux projets de recherche dont je peux dire qu'ils m'ont vraiment donné le goût de la recherche en équipe.

Type :
Portrait
Contact :
sous-direction communication
Lieu(x) :
 

mise à jour le 5 janvier 2017