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Simon Chemama, lauréat du Prix de la Chancellerie 2013

le 9 décembre 2013

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  • Pouvez-vous présenter votre parcours universitaire?

Je suis ancien élève de l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm (entré en philosophie) ; j’y ai passé l’agrégation de lettres modernes. À la Sorbonne Nouvelle, dans le cadre de l’ED Arts et Médias, j’ai fait mon M2 puis ma thèse en Études théâtrales (celle-ci en co-tutelle avec Rutgers University : j’ai passé un an à Paris, puis un an à New Brunswick, et encore deux ans à Paris). J’ai eu la chance de profiter d’une allocation-monitorat puis d’un contrat d’ATER, pour enseigner à l’IRET. Dans ces structures, j’ai rencontré des professeurs, des collègues et des étudiants à qui j’aimerais dédier mon prix.

  • Parlez nous de votre thèse

J’ai travaillé sous la direction de Catherine Naugrette, qui vient de terminer son mandat de directrice de l’ED, et Mary L.SHAW à Rutgers. Ma thèse a pour titre : "Le théâtre de l'immanence : Du poétique au politique dans l'œuvre de Michel Vinaver". C’est une analyse globale de l’œuvre de ce dramaturge contemporain majeur, mais à qui une seule thèse avait jusqu’à présent été consacrée. Je suis par exemple le premier à avoir exploré l’immense fonds d’archive de l’auteur (en passant beaucoup de temps à l’IMEC de Caen). Cela m’a permis de dégager les rapports profonds qu’entretiennent dans son œuvre le poétique et le politique.

  • Que représente ce prix et quels sont vos projets ?

Ce prix est un très grand honneur. Je suis fier, également, d’en faire profiter les études théâtrales elles-mêmes, qui mériteraient davantage de visibilité dans le paysage universitaire. Elles constituent une discipline relativement récente, qui n’a pas totalement fini d’élaborer sa méthode, mais qui me paraît représentative de la recherche aujourd’hui en ce qu’elle nécessite une pluralité d’approches et d’analyses.

Cette année je suis professeur en lycée polyvalent, expérience enrichissante, mais très prenante et qui ne me laisse pas le temps de poursuivre mon travail de recherche. Pour cette raison, j’espère être recruté prochainement dans le Supérieur.

  • Avez vous un conseil à donner aux étudiants ?

Je ne voudrais pas que ma réponse à la première question, cette espèce de cursus honorum, impressionne ou décourage les docteurs en puissance. Je n’ai pas de facilités particulières ; j’ai par exemple une assez mauvaise mémoire. Mes points forts correspondent à des qualités que chacun peut exercer : un certain esprit critique (ne rien tenir pour acquis ni pour certain) et un goût pour les longues journées de travail. Enfin, et cela peut être un conseil, ces quatre années de thèse furent rendues très supportables par le fait que mon sujet de recherche était relié à la réalité concrète, et non clos sur lui-même : je suis allé voir de nombreuses mises en scène de pièces de Michel Vinaver, j’ai participé à la création de l’une d’entre elles, et j’ai même eu la chance de rencontrer et de travailler avec l’auteur.

 

 


Type :
Portrait
Contact :
dsic communication

mise à jour le 13 octobre 2014