ED 120 >> Formation Doctorale >> Séminaires doctoraux 2017-2018 de l'ED120

Séminaires doctoraux Littérature française 2017-2018

Séminaires doctoraux 2017-2018- Programme de la Littérature française


Dans le cadre de la formation doctorale, des cours de littérature française spécifiquement réservés aux doctorants (de littérature française mais aussi de LGC) vous sont proposés pour l’année 2017-2018.

Les cours doctoraux de littérature française, auront lieu en salle Max Milner - Sorbonne, esc. C - 2e étage, 17 rue de la Sorbonne 75005 Paris.

Eléonore Reverzy : Poétiques de l'histoire


Depuis Aristote et Hérodote, l'écriture de histoire est abordée comme une narration, ce que Paul Ricoeur ou Hayden White confirment dans leurs réflexions sur le temps (Temps et récit, Le Seuil, 1983 et Metahistory. The Historical Imagination in 19th-century Europe, John Hopkins University, 1973). L'étude du roman historique au XIXe siècle n'a ainsi cessé de souligner que la grande parenté entre l'histoire et la fiction était leur « mode » commun. Sont dès lors abordées des questions de chronologie, d'insertion de dates qui viennent, dans la fiction historique, jouer le rôle d'index opérant un effet de réel, apportant une légitimation au propos romanesque, de sources consultées par l'écrivain dans l'élaboration de son oeuvre. Or le XIXe siècle ne pense peut-être pas la dimension narrative de l'histoire de façon aussi simple : le mode narratif peut être maintenu mais déplacé (chez Flaubert, chez Zola), le régime de l'allusion peut faire basculer le récit du côté du récit à clefs (Lucien Leuwen de Stendhal), l'emblème peut se substituer à la narration pour inscrire l'événement (Goncourt), l'histoire peut s'absenter du récit, qui se fragmente et se dissout (Goncourt de nouveau), l'historiographie convoquée par l'écrivain dans son travail documentaire peut accentuer un brouillage de la lecture des faits (Zola lisant à la fois des historiens républicains et légitimistes pour préparer le cycle des Rougon-Macquart et raconter l'Empire). Ces autres formes de narration, plus complexes, seront au cœur de ce cours qui voudrait, en retraversant la tradition narrativiste depuis ses origines, interroger de manière nuancée ce qui serait « le propre de la fiction » (Dorrit Cohn) dans les représentations du temps historique dans les romans du second XIXe siècle.

Le jeudi, de 18h à 20h
Dates :
15, 22, 29 mars 2018 et 5 et 12 avril .

Christiane Cosme: Le corps divin:De l'interdit iconique biblique à la représentation de Dieu, de l'Antiquité au Haut Moyen Age


Les 5 séances proposeront sur la base de textes, documents figurés, sources archéologiques, et manuscrits enluminés en fac-similé, un contenu de cours qui sera fondé, non seulement sur une synthèse mettant en lumière l’état de la question , mais encore sur des données qui proviennent d’une recherche en cours, encore inédite, de manière à offrir aussi aux étudiants doctorants une « mise en oeuvre » concrète de la recherche pluri-et inter-disciplinaire.

Les mardis , de 12h à 14h
Dates :
14 novembre, 12 décembre, 30 janvier, 20 février, 27 mars
 

Jean-Michel Maulpoix: Les doctorants interrogent les écrivains sur les oeuvres d’hier dans notre aujourd’hui


Ce séminaire consistera en une série d’entretiens, conçus et conduits par les doctorants de Paris 3, avec des écrivains contemporains qu’ils interrogeront directement au sujet des auteurs du passé sur lesquels ils ont engagé leur recherche.  
Ainsi peut-on par exemple imaginer qu’ils questionnent Pierre Bergounioux sur son rapport à Homère, Michel Deguy sur Du Bellay, Sylvie Germain sur Etty Hillesum, Marie Darrieusecq sur Ovide, François Bon sur Rabelais…
L’initiative sera laissée à nos doctorants, en fonction de leur sujet de thèse, avec l’accord et l’éventuel soutien de leur directrice ou directeur.  Je me chargerai  par ailleurs de les mettre en relation avec les auteurs et de les aider à préparer l’entretien. Nous conserverons une trace de ces rencontres (écrite, sonore ou visuelle…) qui pourront être ouvertes à un public élargi d’étudiants.

de 10h30 à 12h
Dates :
30 janvier 2018 - lundi 12 février - 27 mars - 24 avril

Hélène Merlin-Kajman : Le problème de l'anachronisme dans les études littéraires


Le séminaire se propose d’aborder la question de l’anachronisme en cinq séances : Définition(s) et critique(s) de l’anachronisme ; Comment l’historicisme et, plus généralement, le contextualisme ne mettent pas à l’abri de l’anachronisme (problème des anachronismes involontaires) ;Eloge d’un certain type d’anachronisme, effectué en toute rigueur ;Y a-t-il des invariants historiques (structures, émotions… ?) ; La question de la survivance et de la transmission

Les mardi matin  de 10h à 12h. 
Dates :

6 / 13 / 20 mars 2018
15 / 22 / 29 mai
 

Nathalie DAUVOIS : Mise en scène de la parole de théâtre


Séminaire transversal avec l'ED 268 ( linguistes), mais aussi avec la collaboration de collègues de l'Institut d'Etudes théâtrales (J. Gros de Gasquet notamment) et de deux acteurs-metteurs en scène, sur la mise en scène de la parole au théâtre (moyen âge-Renaissance plutôt a priori sur la farce et la sottie) et notamment sur la mise en oeuvre des formes versifiées insérées
Le théâtre des années 1450-1550 mêle une grande liberté de ton à un langage dramatique très stylisé. Sa dramaturgie reste cependant en grande partie à découvrir. A quels jeux de scène et à quelle poétique correspondaient les nombreuses variations formelles du texte ou les adresses au public, les actions simultanées, le recours massif aux chansons ? Pour tenter de répondre à ces questions, ce séminaire-atelier propose de combiner l’analyse théorique et l’expérience pratique du jeu. Après une série de séances qui donneront un aperçu des formes dramatiques alors courantes, il proposera aux étudiants de s’essayer, sous la direction de comédiens, à une mise en voix et en espace de textes caractéristiques
Enseignants : Nathalie Dauvois, Gabriella Parussa, Olivier Halévy.

dates
Les mardis
3 / 10 / 17 / 24 octobre 17h-19h
7 novembre 17h-19h
14 novembre 17h-20h
21 novembre 17h-20h
28 novembre 17h-19h
5 et 12 décembre 17h-20h

Lieu : Salle Max Milner , 17 rue de la Sorbonne 75005 Paris


 

Bruno BLANCKEMAN : Questions théoriques à la littérature contemporaine

coorganisateur, Alexandre Gefen (Paris3-CNRS) et Dominique Rabaté (Paris 7)

Assumant tous les risques expressifs, s’aventurant à ses propres frontières, renouvelant ses héritages, la littérature française d’aujourd’hui est en attente de catégories, à qui on ne demanderait pas de jouer le rôle d’étiquettes fermées, mais plutôt d’aiguillages et de balises dans un champ d’une ampleur inédite. Partant de lectures ou de relectures attentives, on explorera des pistes conceptuelles possiblement utiles à la compréhension des œuvres du XXIe siècle : genres, cadres, métaphores, méthodes et outils variés dont on essayera de saisir autant l’originalité théorique que l’effectivité pratique.

 2018 : La question des genres

Lundi 22 janvier : l’autofiction
Lundi 12 février : la biofiction
Lundi 12 mars : l’exofiction
Lundi 28 mai : la non fiction

18h00 à 20h00, En Sorbonne Nouvelle, salle Max Milner (17 rue de la Sorbonne, escalier C, 2ème étage). Séminaire ouvert à tous.

 

Catherine Brun, Dominique Combe, Philippe Daros, Philippe Roussin, Sebastien Veg : Littérature et démocratie : approches théoriques, historiques et comparatives  (XIXe-XXIe siècles)


Depuis une vingtaine d’années, la réflexion sur les liens entre la littérature et la démocratie se pose dans un contexte doublement redéfini : 1- la théorie et l’histoire littéraires sont désormais confrontées aux questions de la raison d’être, de la place et de la fonction de la littérature dans la symbolique culturelle et sociale ; 2- la littérature fait l’objet d’un nouveau type de questionnement de la part des sciences humaines et sociales. Par ailleurs, les réflexions en cours sur la démocratie permettent d’interroger le rapport entre littérature et politique, dans un contexte qui n'est plus celui de la dichotomie engagement - autonomie. Il s'agit plutôt d'analyser le rôle de la littérature dans la construction sociale de l'expérience quotidienne, de l'institutionnalisation d'un ou de multiples espaces publics et du partage de normes disputées dans le cadre de régimes politiques eux-mêmes divers.

En quoi, de quelle façon, la littérature fait-elle partie du domaine plus vaste de la parole publique ? Quelles sont les formes contemporaines de la contribution de la littérature à l’espace public et à sa démocratisation ? Que fait, aujourd'hui, la littérature dans le débat démocratique, que l'on juge ce débat mis en œuvre dans un espace public déjà constitué ou bien encore à établir, lorsque il est nié ? Comment, dans ce qu’il est aujourd’hui convenu d’appeler un monde globalisé, penser cette question, celle des liens que la littérature entretient avec la démocratie?
Ce séminaire s’inscrit dans le cadre du Groupe de recherche international « Littérature et démocratie (XIXe-XXIe siècle) : approches historiques, théoriques et comparées » (GDRI CNRS, 2016-2019).

Le séminaire est ouvert aux doctorants et étudiants de M2 de l’ENS, de l’EHESS et de Littérature Générale et Comparée comme de Littérature et langue françaises de l’Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3

programme et dates ici

mise à jour le 12 décembre 2017