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Revisiting the "Great Labour Unrest" (1911-14)

du 15 septembre 2011 au 16 septembre 2011

Organisateurs : Constance Bantman, Yann Béliard, Karine Bigand
Lieux : Université Paris 13 et Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3
Unités de recherche : CREW (Paris 3) et le CRIDAF (Paris 13), dans le cadre du PRES Sorbonne Paris Cité
Contacts : c.bantman@surrey.ac.uk
yann.beliard@univ-paris3.fr
bigandk@yahoo.fr


Photos :
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Présentation


Un siècle après les débuts de la « Grande Fièvre Ouvrière », l'heure est propice à une redécouverte de cette lame de fond qui secoua les îles Britannique quatre années durant. Si l'ampleur du mouvement n'est plus à démontrer (1 million de grévistes en 1911, 40 millions de journées de grève en 1912, des syndicats qui franchissent le cap des 4 millions d'adhérents en 1914), les événements sont moins connus qu'on ne pourrait le croire et méritent d'être examinés sous des angles nouveaux.
Loin d'être uniforme, le bouillonnement prit des formes très variées selon les localités et les régions : le colloque se propose donc d'éclairer spécificités et similitudes, à travers des gros plans sur les principaux ports du Royaume-Uni, mais aussi sur l'Ecosse et l'Irlande. Il se penchera aussi sur des aspects parfois occultés du phénomène, tels que l'implication des femmes dans la vague de grèves, les rapports interethniques ou encore la gestion des conflits sociaux par le patronat et l'Etat.
Nous voudrions aussi mettre au jour la dimension impériale de la « Grande Fièvre », ébullition qui agita non seulement la société britannique mais aussi les dominions. On s'efforcera donc d'identifier les effets de miroir, voire de contagion, entre métropole et « colonies blanches ». Plus généralement, c'est le caractère transnational du mouvement que nous tenterons d'approfondir, en explorant notamment les échos qu'il rencontra sur le continent et les solidarités qu'il y généra.
Enfin, les historiens des décennies passées n'ayant pas manqué de s'interroger sur la portée politique de la « Grande Fièvre » (depuis les « catastrophistes » Halévy et Dangerfield dans les années 1930 jusqu'aux « relativistes » des années 1989 et suivantes), nos travaux sonderont bien sûr cette dimension, en revenant tout spécialement sur la question du syndicalisme révolutionnaire et des limites voire des ambiguïtés de son impact.


Type :
Colloque / Journée d'études, Appel à communication

mise à jour le 9 novembre 2015