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Rencontre avec Morgane Maridet, chargée de formation et d'appui aux enseignants à la DEVU

le 7 juin 2024

Chargée de formation et d'appui aux enseignantes et enseignants au sein du service d'ingénierie des formations et de pédagogie universitaire de la Direction des Études et de la Vie Universitaire, Morgane Maridet est également chargée de cours en sociologie de l'écrit en médiation culturelle. Elle nous parle de ses deux activités et de sa passion pour le domaine de l’enseignement et de la pédagogie.

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Pouvez-vous vous présenter ?

Je suis Morgane Maridet, chargée de formation et d'appui aux enseignants au sein du bureau d’accompagnement à la pédagogie et aux projets (APP) du service d'ingénierie des formations et de pédagogie universitaire.

Quel est votre parcours ?

Je suis originaire de Toulouse et je suis arrivée à Paris pour suivre une classe préparatoire littéraire en deux ans. Puis, j’ai poursuivi avec une licence de lettres classiques à l’université Sorbonne Université (anciennement Paris IV).
J’avais le désir de travailler dans le secteur de l’art et de la culture et je cherchais un métier qui puisse faire le lien entre les publics et la culture. Alors, j’ai candidaté à des masters de médiation culturelle et gestion de projets culturels, et j’ai été prise à la Sorbonne Nouvelle. J’ai donc découvert cette université lors de mon M1 en médiation culturelle.

Au cours de cette année, j'ai suivi un séminaire de sociologie de la culture et cela a été une révélation. J’ai lu et découvert cette discipline avec passion et j’ai décidé de poursuivre dans cette voie après mon master en tentant un concours pour un contrat doctoral - que j’ai obtenu.
Je voulais - pour mon sujet de thèse - travailler sur les classes préparatoires afin d’aborder ce moment de mes études d'un point de vue scientifique, mais je voulais traiter le sujet avec une entrée en sociologie de la culture, alors j'ai travaillé sur les pratiques de lecture chez les étudiants de classes préparatoires littéraires.

Lors de ma première année en contrat doctoral, j’ai donné quelques cours de méthodologie à des étudiants ; cependant, je n’avais jamais enseigné et j’ai dû apprendre sur le terrain. Au premier semestre, j'enseignais la méthodologie du travail universitaire et plus précisément, la synthèse de documents.
Je prenais énormément de temps pour préparer mes cours car je n’avais pas été formée à l’enseignement, donc ce premier semestre fut particulièrement difficile pour moi.
C’est à ce moment que j’ai commencé à me documenter sur les pratiques de cours pour améliorer ma façon d’enseigner.
Par la suite, j’ai pris en charge un cours de sociologie. J’avais beaucoup de questions sans réponse sur les techniques pédagogiques alors je me suis intéressée plus en détail à la pédagogie.

À cette période, j’ai créé avec une amie doctorante, une association nommée Le Réseau Interuniversitaire des Doctorant.e.s Enseignant.e.s dédiée aux doctorants-enseignants pour proposer un site web à destination de ce jeune public. Ce site répertoriait des fiches-conseils pour construire un premier cours, des outils pour préparer ses enseignements, etc. Mais aussi des documents sur le droit du travail à l'université.
Grâce à ce projet, j’ai été contactée par le Centre de Formations des Doctorant-e-s aux Initiatives Professionnelles (CFDIP) de l’université Paris Cité pour organiser des formations à la pédagogie.

Puis, à l’issue de ma thèse en 2016, et malgré mon goût prononcé pour la recherche, j’ai décidé de ne pas continuer dans cette voie. J’ai eu l’opportunité au cours de ma thèse de recevoir une proposition pour intégrer le service Sapiens de l’université Paris Cité - un service commun de pédagogie de l’ancienne communauté Université Sorbonne Paris-Cité - en tant que conseillère pédagogique.
Mon travail consistait à accompagner les enseignants sur des projets pédagogiques et à leur proposer des formations. J’assistais à des cours donnés par certains enseignants et je me formais sur différents sujets liés à l’enseignement et à la pédagogie. Le terrain m’a beaucoup appris et a enrichi le contenu de mes formations. A ce moment-là, j’ai su que j’allais continuer vers les domaines de la formation et de la pédagogie.

Au cours de l’année 2020, j’ai souhaité changer de poste et j’ai réintégré la Sorbonne Nouvelle qui cherchait à créer au sein de son université - après la disparition de l’USPC – un service de formation à l’enseignement et à la pédagogie.
Je suis donc arrivée en octobre de la même année sur un poste de chargée d'accompagnement aux formations et d'appui aux enseignants.

Quelles sont vos missions sur ce poste ?

Cela fait quatre ans que je suis en poste au sein du service d'ingénierie des formations et de pédagogie universitaire de la  Direction des Études et de la Vie Universitaire.
A ma prise de poste, j’ai commencé à créer quelques formations sur les objectifs pédagogiques et à scénariser des cours en ligne. Depuis, le service a évolué et nous avons recruté du personnel.

Le service a, par exemple, accompagné Céline Thurel, professeure agrégée d’anglais, dans la création du Centre de Ressources en Langues (CRL) qui permet d’apprendre les langues étrangères autrement, en s’adaptant aux besoins spécifiques de chaque apprenant, et en proposant des formes d’apprentissage formelles et informelles.
Nous avons également travaillé sur des projets comme l'évaluation des enseignements par les étudiants et l’évolution de l’offre de formation de l’université en collaborant avec d’autres services.
Nous pouvons aussi être amenés à répondre à des problématiques individuelles d’enseignants et à réaliser des observations de cours pour voir comment ils procèdent et les accompagner au mieux pour répondre à leurs questionnements.
Mon travail de thèse m’aura servi à comprendre la façon dont la sociologie peut nous aider à réfléchir nos pratiques pédagogiques et les transformer ;  c’est d’ailleurs grâce à cette recherche que j’ai pu développer deux formations qui lient sociologie des publics étudiants et réflexion sur les pratiques pédagogiques.

Aujourd’hui, les enseignants de notre université peuvent se former à l’enseignement numérique, découvrir les bases de la pédagogie universitaire, la pédagogie à distance, la rédaction des objectifs pédagogiques, apprendre à rendre les étudiants actifs pendant les cours, se former sur les questions d’inclusivité, etc.

Je suis très fière de ce que notre équipe a accompli et je trouve que la Sorbonne Nouvelle possède l'une des plus belles offres de formation en pédagogie universitaire de France !

Quels sont les projets futurs sur lesquels vous allez travailler ?

Après avoir développé des formations avec la BSN sur le droit d'auteur et la propriété intellectuelle, nous aimerions l’an prochain augmenter notre offre de formation avec une formation spécifique sur les inégalités de genre que nous construisons actuellement avec la Mission égalité de l’université.
Nous commençons également un partenariat avec la Cité des Écritures pour la création d’ateliers liés à la thématique de l’écriture dans la recherche, mais aussi sur l’enseignement avec et par la fiction.

Pour ma part, je continue en parallèle à donner des cours de sociologie de l'écrit en médiation culturelle auprès d’étudiants en licence professionnelle. Je les accompagne sur les méthodes d’enquête, la posture d’une ou d’un enquêteur, etc. Mais le plus important de ce cours est de leur faire comprendre pourquoi persistent des inégalités sociales dans les usages de l'écrit.

Mes activités de chargée de cours et de chargée d'accompagnement aux formations et d'appui aux enseignants sont pour moi passionnantes et très complémentaires !


Type :
Portrait du personnel

mise à jour le 10 juillet 2024