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Rencontre avec la présidente de la commission des structures, Valérie Robert

du 3 janvier 2011 au 10 janvier 2011

Rencontre avec Valérie Robert, Maître de Conférences à l’UFR d’Allemand et Présidente depuis deux ans et demi de la Commission des Structures, qui se compose de représentants du Conseil d’Administration, de chaque composante et des services communs et généraux.

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Les travaux que vous avez entrepris sur la réorganisation des UFR vont bientôt aboutir, comment avez-vous procédé ?

Pour cette réorganisation, il a fallu procéder en plusieurs phases : la définition du périmètre des nouvelles UFR, l'organigramme de ces nouvelles UFR, la définition de leur fonctionnement et enfin le volet immobilier. La commission des structures s'est consacrée exclusivement à la construction juridique des nouvelles composantes, sans préjuger du résultat des négociations quant à leur périmètre. Il s'agissait en quelque sorte  de créer un mode d'emploi de la vie au sein de ces nouvelles composantes, en respectant le cadre réglementaire mais aussi en inventant des dispositifs si le besoin s'en faisait sentir. Finalement, c'était à petite échelle comme rédiger la constitution de nouveaux états : bien sûr, nous ne partions pas de rien, mais il a fallu prendre le temps de bien peser le pour et le contre des différentes options, de mener la discussion entre nous pour arriver à des solutions suscitant l'accord de tous, de revenir en arrière quand se faisait jour une difficulté imprévue. Et je voudrais remercier tous les membres de la commission qui ont bien voulu contribuer à ce travail.

Quels ont été les axes du travail au sein de la commission ?

Nous avons travaillé durant plus d'un an, en essayant de répondre à deux questions : comment faire fonctionner les futurs UFR

et départements en assurant un maximum de collégialité dans les prises de décision ? A quoi souhaitions-nous que ressemble la vie collective dans ces futures composantes ?

Pour ce faire, nous nous sommes réunis très régulièrement (une à deux fois par mois)  en prenant le temps de la réflexion pour construire petit à petit ces nouvelles structures. En regardant ce qui se fait dans d'autres universités, nous avons pu dégager ce qui nous semblait important ... mais aussi ce dont nous ne voulions pas. Ainsi, nous avons écarté tout ce qui pouvait ressembler à des processus de nomination (des directeurs de départements, des directeurs adjoints d'UFR par exemple) pour toujours privilégier la représentation élective, un principe qui nous a paru constitutif de l'identité de la Sorbonne Nouvelle. Il nous a aussi semblé important de trouver un mécanisme garantissant que tous les départements soient représentés par des élus enseignants au conseil de gestion de l'UFR dont ils font partie.

La difficulté a été de trouver un système qui évite deux écueils : d'une part le raisonnement « en tuyaux » de grandes UFR vivant les unes à côté des autres sans contact entre elles, et d'autre part une coupure entre instances centrales et composantes. Nous avons donc tenté de trouver des dispositifs garantissant la circulation de l'information dans tous les sens (verticalement comme transversalement), et permettant que les décisions prises « en haut » (dans les conseils centraux) se fassent sur la base de propositions venues d« en bas ».

Concrètement, quelles sont vos propositions ?

Dans le contexte actuel, où toutes sortes d'initiatives ministérielles ont pour conséquence à court ou moyen terme de contourner et vider de leur substance les instances représentatives de l'université, il nous a semblé indispensable de maintenir le principe de collégialité à un niveau sur lequel nous pouvons jouer, voire d'améliorer le fonctionnement interne des composantes, de le rendre plus transparent et démocratique. Ainsi, parmi diverses propositions, nous recommandons la diffusion des ordres du jour et des PV des conseils de gestion à tous les membres de l'UFR. Autre exemple : chaque directeur d'UFR est assisté d'une sorte d'exécutif collégial, un comité de direction

composé des directeurs de départements. Tous ces aspects peuvent paraître très techniques, mais ils ont des conséquences directes sur la vie collective.

Nous avons aussi insisté sur la représentation des étudiants dans les conseils de départements, en espérant que cela pousserait les étudiants à s'investir davantage dans la vie collective. Mais cela ne pourra être réalisé que grâce à une information massive sur ce que sont une université, une UFR, un département, et comment tout cela fonctionne. A mon avis, il faudrait organiser à chaque rentrée une séance d'information à ce sujet (de même que pour les personnels nouvellement recrutés). Pour s'impliquer dans les instances collectives de l'université, encore faut-il savoir qu'elles existent et quel est leur rôle.

 

Quelle est la prochaine échéance ?

Sur la base du travail préparatoire fourni par la commission des structures, qui a proposé des documents types, les conseils des futurs départements et les conseils constituants des futures UFR terminent actuellement le travail sur leurs statuts et règlements intérieurs respectifs. Ils ont adopté leurs nouvelles dénominations. Le Conseil d'Administration du 17 décembre 2010 a créé les UFR et les départements. Après cela auront lieu les élections des conseils d'UFR à la mi-mars 2011 pour les conseils des nouvelles UFR. Ce n'est qu'après cette date que les conseils élus éliront les directeurs des nouvelles structures. Entretemps, chaque nouvelle UFR sera dirigée par un administrateur provisoire élu par les directeurs des départements concernés.

 

Qu'en est-il de la campagne d'emplois?

En ce qui concerne les futures campagnes d'emplois, le choix a été fait de mener la discussion conjointement sur les postes d'enseignants-chercheurs et les postes BIATOS, dans des commissions où sont représentées ces deux catégories de personnels, ainsi que de mettre en place à chaque niveau (départements, UFR, université) une instance de définition des besoins qui permette à chacun de ces niveaux de s'exprimer. Le profilage des postes à pourvoir devrait ainsi être le résultat de discussions et négociations collectives en amont. Le principe est aussi d'amener à davantage de coopération entre tous les personnels de l'université. Enfin, un nouveau dispositif d'association des équipes de recherche permettra à celles-ci de faire valoir leurs besoins et de peser sur les décisions davantage que par le passé.


Type :
Portrait

mise à jour le 11 janvier 2011