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Rencontre avec Khalid Lyamlahy auteur de "Un roman étranger"

le 25 avril 2017

Khalid Lyamlahy était étudiant en Lettres modernes à distance à la Sorbonne Nouvelle, il publie aujourd'hui son premier roman "Un roman étranger".

Photo - Khalid Lyamlahy.jpg
  • Pouvez-vous vous présenter ?

Né en 1986 à Rabat, je suis un doctorant chercheur à l’Université d’Oxford où je prépare actuellement une thèse autour de la littérature marocaine francophone. Diplômé initialement de l’Ecole des Mines d’Alès (2008) et titulaire d’un Master en Littérature Comparée de la Sorbonne Nouvelle (2014), j’ai travaillé à Paris puis à Londres en tant qu’ingénieur dans le management de la construction et des projets immobiliers. En 2015, j’ai décidé d’abandonner ma carrière d’ingénieur et de me consacrer à la recherche en littérature et à l’écriture. Parallèlement à mes travaux académiques, j’ai publié en Janvier 2017 mon premier roman, Un Roman Etranger, aux Editions Présence Africaine à Paris 

  • Présentez votre parcours à la Sorbonne Nouvelle, et ce que vous avez aimé.

En 2009, après un an d’expérience professionnelle, je voulais concrétiser ma passion pour la littérature et reprendre les études tout en gardant mon travail d’ingénieur. Après quelques recherches en ligne, j’ai découvert le Service d’Enseignement à Distance de la Sorbonne Nouvelle (ENEAD – anciennement Télé 3). En Septembre 2009, je me suis donc inscrit en 1ère année de Licence en Lettres Modernes. J’ai beaucoup aimé la possibilité que m’a offerte la Sorbonne Nouvelle de suivre des études de Lettres à distance et bénéficier d’une formation à la fois flexible, adaptée à ma situation professionnelle, et équivalente à celle dispensée en présentiel. La plateforme de l’ENEAD m’a offert un accès permanent aux cours, aux ressources documentaires ainsi qu’à la possibilité d’échanger avec les étudiants et les tuteurs. Parallèlement à l’enseignement à distance, j’ai eu l’opportunité de découvrir l’environnement de la Sorbonne Nouvelle lors des rassemblements trimestriels et des réunions avec les tuteurs ainsi qu’à travers l’utilisation des ressources à la Bibliothèque du site de Censier.

Au fil des années, mon parcours académique à la Sorbonne Nouvelle a franchi de nouveaux caps et j’ai commencé progressivement à envisager la possibilité d’une reconversion. En 2012, après l’obtention de ma Licence en Lettres Modernes, j’ai décidé de poursuivre mon parcours à l’ENEAD en préparant un Master Recherche en Littérature Générale et Comparée, que j’ai obtenu en 2014. La Sorbonne Nouvelle m’a non seulement aidé à réaliser un rêve de jeunesse mais elle m’a aussi offert la possibilité de construire un parcours académique solide et reconnu dans le domaine des Lettres. Après cinq ans d’efforts, j’ai pu, grâce à mes résultats à la Sorbonne Nouvelle, intégrer l’Université d’Oxford et poursuivre ainsi le projet de ma reconversion.

  • Parlez-nous de votre livre :

Un Roman Etranger est un livre de quête et d’obsessions. Un étudiant étranger, vivant dans une capitale européenne, se trouve confronté à trois défis : renouveler sa carte de séjour, écrire son premier roman, et conquérir un amour impossible. Luttant obstinément sur ces trois terrains, il pense trouver dans l’écriture un refuge, un exutoire, une possibilité de reconstruction par-delà l’angoisse de la page blanche, la tension insoutenable des démarches administratives, et le regard froid et distant que lui renvoie le monde. Ce roman est à la fois un témoignage par la fiction sur la condition de l’étranger et une réflexion sur la capacité de l’écriture et de la création littéraire à transcender la question de l’identité et se (re)construire une place dans le monde. J’ai voulu faire de ce premier roman le récit d’une lutte solitaire et acharnée avec et par la passion des mots.

  • Vos projets ?

Après la publication de ce premier roman, je souhaite poursuivre l’aventure de l’écriture en avançant sur d’autres projets qui sont actuellement à l’état embryonnaire. Parallèlement, je souhaite bien entendu finir ma thèse et me consacrer à la recherche en littérature. Ma présence à l’Université d’Oxford me permet de conduire mes recherches dans un environnement multiculturel et plurilingue où la littérature d’expression française bénéficie de la rencontre de diverses approches théoriques et disciplinaires. En continuant à écrire, je suis convaincu que la création littéraire peut ouvrir de nouveaux territoires à la recherche universitaire, et vice-versa.

  • Un conseil pour nos étudiants ?

La passion et la persévérance ! Difficile d’envisager des études de Lettres sans une bonne dose des deux. Bien entendu, les parcours et les motivations varient mais il me semble que la passion ouvre les voies du possible et que la persévérance aide à surmonter les obstacles et les périodes difficiles. Quand je revois mon parcours et en fais le bilan, j’ai souvent du mal à réaliser que j’ai réussi une deuxième formation universitaire de cinq ans, parallèlement à mes obligations professionnelles. Je me souviens avoir dû consacrer mon temps libre à la préparation des devoirs, et sacrifier mes jours de congé pour passer les examens de fin d’année à l’Université. Aujourd’hui, ces années de labeur font désormais partie de mon histoire personnelle. Elles représentent une source de fierté et un élément de motivation pour continuer mon parcours et relever de nouveaux défis.

Mon deuxième conseil porte sur la nécessité d’être créatif. Pour moi, un étudiant en Lettres est avant tout un créateur : il ouvre des axes d’interprétation, propose des schémas d’analyse et réinvente le sens des œuvres à chaque lecture. Dans les études littéraires, il faut faire preuve de créativité et d’organisation pour adapter les théories et mettre les textes en dialogue. Les études de Lettres sont une école de la rigueur et de la créativité, et les deux qualités sont à la fois nécessaires et complémentaires.


Type :
Portrait
Contact :
Sous-direction de la Communication

mise à jour le 15 mai 2017