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Diplômés

Rencontre avec Jugurta Bentifraouine, diplômé du Master 2 Ingénierie de la formation pour l'enseignement du Fle et des Langues

le 22 mai 2018
 

Retour sur le parcours de Jugurta, depuis son arrivée en France il y a un peu plus de 7 ans seulement. Il est actuellement en poste au CIEP au département évaluation et certifications au bureau des diplômes DILF-DELF-DALF et travaille sur le développement d'une plate forme d'enseignement à distance.

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  • Jugurta, pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Jugurta Bentifraouine, je suis originaire de Kabylie, en Algérie. Je suis arrivé en France il y a un peu plus de 7 ans et demi. J’ai intégré la Sorbonne Nouvelle à mon arrivée en 2010, pour y faire des études en didactique.

Je suis passionné par les nouvelles technologies, et depuis quelques années, je me suis découvert une nouvelle passion : la photographie ! J’aime apprendre et découvrir sans cesse de nouvelles choses. D’ailleurs, je n’hésite pas à suivre des MOOCs dès que j’ai un peu de temps libre.

  •  Quel parcours avez-vous effectué à la Sorbonne Nouvelle ?

J’ai d’abord suivi un DU en didactique qui m’a permis de réviser les fondamentaux de cette discipline que j’avais déjà eu l’occasion d’étudier lors de mes 3 années de Licence en Algérie ainsi que de découvrir la langue hongroise durant une année. J’ai ensuite suivi un Master 1 en didactique, au cours duquel j’ai pu faire un stage d’enseignement à Paris 3. Cela m’a permis de me découvrir et de mieux me connaître puisque c’est au cours de ce stage que je me suis réellement rendu compte que je voulais enseigner et transmettre ! Cependant, je ne voulais pas m’enfermer dans un seul domaine ! Et c’est sur les conseils d’une de mes professeures que j’ai décidé de m’inscrire au Master 2 d’ingénierie de la formation pour l'enseignement du Fle et des Langues   qui offre plusieurs perspectives telles que la gestion de projets, l’ingénierie (élaboration de programmes, de manuels…), l’édition, mais aussi les technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement (TICE), domaine qui me passionnait !

  • Que retenez-vous de vos nombreuses expériences professionnelles ?

J’ai énormément appris lors de chacune de mes expériences. Que ce soit à l’Institut français, à la mairie de Drancy, au Greta ou encore aujourd’hui au Centre international d’études pédagogiques et à l’université. J’étais encore jeune lorsque j’ai rejoint l’IF, je venais de terminer mes études. Mon responsable de l’époque a placé de grands espoirs en moi en me positionnant sur un projet très important pour l’établissement : IFprofs (réseau social pour les enseignants francophones dans le monde). Cette confiance m’a donné des ailes et m’a encouragé à croire en mes capacités et à toujours viser plus haut.

Pour répondre à votre question, je pense avoir appris à maîtriser les situations d’échecs, les situations où tout ne se déroule pas parfaitement. Au centre de formation de la mairie de Drancy, au Greta et à l’université, j’ai énormément appris, et je continue d’apprendre aujourd’hui au contact de mes étudiants à Paris Dauphine et à Sciences Po. Les étudiants sont tellement différents les uns des autres, avec des profils parfois atypiques, que je profite de chaque instant. Au CIEP, j’ai appris à être beaucoup plus méticuleux. Je pense très sincèrement n’avoir jamais rencontré un tel degré d’exigence. À vrai dire, cela ne m’a pas vraiment surpris.

  • Vous êtes actuellement chargé de programmes au Centre international d’études pédagogiques, pouvez-vous nous en parler ?

Je travaille au département évaluation et certifications, au bureau des diplômes (DILF-DELF-DALF). Au-delà de ma tâche principale, qui est le suivi de la production des sujets, j’anime des formations en France et à l’étranger. Voilà pour ce qui est de l’aspect pédagogique. En ce qui concerne le numérique, je travaille sur un projet de formation ouverte et à distance (FOAD) qui s’intitule CIEP+. C’est une plateforme qui permet de se former à distance. Comme vous pouvez le constater, je n’ai pas le temps de m’ennuyer avec cette variété de projets pédagogiques et numériques.

  •  Avez-vous des projets ?

Ah des projets ! J’en ai tellement ! Pour être complètement transparent avec vous, j’aimerais beaucoup, à moyen terme, aller à l’étranger, en Amérique du Sud et/ou en Europe de l’Est, pour engranger encore plus d’expérience et découvrir d’autres cultures. L’idéal pour moi serait de devenir coordinateur pédagogique, directeur d’établissement ou encore attaché de coopération. Avec les MOOCs dont je parlais tout à l’heure, je me forme aux métiers du numérique (Community Manager, Développeur Web junior, chef de projets numériques...) afin d’avoir plusieurs cordes à mon arc.

  •  Quels conseils donneriez-vous aux étudiant. e. s de la Sorbonne Nouvelle ?

Ce que je leur conseillerais, c’est de se former encore et encore. L’apprentissage ne s’arrête pas à l’obtention d’un diplôme universitaire. Il faut sans cesse apprendre, être curieux. Je finirais par cette petite phrase que j’aime beaucoup : « Quand on veut, on peut » !

 

Type :
Portrait
Contact :
Brigitte CHOTEL
Lieu(x) :
 
Partenaires :
 

mise à jour le 28 juin 2018