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Rencontre avec Hubert Camus, étudiant en Lettres Modernes

le 27 mars 2012

Hubert Camus est étudiant en L3 Lettres Modernes, il vient de créer la revue NomenCulture...

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Pouvez-vous présenter votre parcours à la Sorbonne Nouvelle ?

 Officiellement, mon parcours à la Sorbonne nouvelle est très simple : après un bac littéraire option cinéma et deux ans de Lettres modernes parcours littérature, je suis désormais en L3. Dans les faits, j'ai aussi su profiter du grand nombre d'enseignements proposés par notre Université puisque je suis depuis plus d'un an des cours de portugais en tant qu'auditeur libre.

Pourquoi avoir choisi la Sorbonne Nouvelle ?

À vrai dire, j'ai été très peu informé lorsque j'étais en Terminale : je ne savais pas le nombre d'Universités parisiennes qui proposaient une Licence de Lettres modernes. J'ai choisi la Sorbonne nouvelle pour la diversité des enseignements qu'elle offre et pour sa relative proximité géographique. Voilà pour le pragmatisme mais aujourd'hui, je peux dire être très heureux d'être là. J'y ai rencontré et je rencontre toujours beaucoup de gens très intéressants, que ce soient des étudiants ou des enseignants. Il y a un véritable bouillonnement intellectuel à Paris 3, on ne vient pas là que pour assister à des cours.

Vous venez de créer la revue Nomenculture, pouvez-vous nous la présenter ?

Nomenculture est le fruit d'une longue histoire. Depuis le collège je voulais créer un petit journal, mais il faut une équipe, des connaissances techniques etc. Ce n'est pas un projet qu'on peut faire seul. Au lycée j'y pensais toujours, mais quelques mois après j'avais été devancé. Le rédacteur en chef, que je ne connaissais pas, m'a contacté pendant la préparation de son journal. J'ai occupé tour à tour tous les postes, ce qui m'a appris énormément de choses. En première année j'ai découvert L'Étudiant autonome, j'ai rejoint l'équipe et j'y suis toujours. En tant que rédacteur et bénévole j'ai pu appréhender des domaines très variés et dans un contexte un peu plus sérieux. Depuis décembre, je suis volontaire civique au sein de l'association. Il y a un ou deux ans il y avait eu un projet de création de journal de Paris 3. Malheureusement il n'y a eu qu'un numéro, mais j'y ai aussi contribué. Depuis que je suis à la fac, je suis aussi membre du jury du concours de nouvelles de mon lycée. J'en avais déjà une expérience, mais ça m'a aussi beaucoup apporté pour Nomenculture, notamment pour le regard critique.

Bref, ça faisait des années que je pensais à créer « mon journal » et que j'apprenais beaucoup de choses dans ceux dans lesquels je travaillais. En deuxième année, j'ai décidé de sauter le pas : j'ai écrit des pages entières pour définir le genre de ma revue, son titre, sa ligne éditoriale, sa périodicité, sa diffusion etc. J'ai proposé à toutes les personnes qui m'entouraient de participer et nous avons commencé à constituer une équipe en octobre 2010. Nous étions prêts à ce moment-là mais je voulais parfaire le numéro 1, qui est sorti le 21 mars 2011. C'était il y a un an.

Le but premier de Nomenculture est de permettre à de jeunes auteurs d'être publiés. Étant moi-même écrivain, je sais que c'est très difficile. La revue fait 16 pages et parait saisonnièrement. Depuis, elle a fait des petits : un magazine mensuel d'actualité culturelle et des hors-série, le premier étant consacré à Jean-Jacques Rousseau.

 Avez-vous d'autres activités ?

 J'en ai beaucoup d'autres : j'adore me diversifier, toucher à plein de choses en même temps, être débordé. Ma principale autre activité est l'écriture : j'ai toujours écrit des petits textes, j'ai gagné aux concours de nouvelles de mon lycée et je suis passé depuis à des formes un peu plus longues. C'est amusant, mais j'ai commencé à écrire des romans quand je suis arrivé à l'Université. Je manquais trop de maturité avant, mais je suis persuadé que le cadre étudiant de la Sorbonne nouvelle y est pour quelque chose. En première année j'ai écrit Trois ans avec Rousseau, un roman historique qui se passe pendant les trois dernières années de la vie de Jean-Jacques. Mon personnage principal, qui a dix-sept ans au début de l'histoire, est aussi le narrateur. Un de mes objectifs était d'écrire comme à l'époque. Depuis, j'ai écrit deux autres romans, deux pièces de théâtre et je travaille sur un scénario pour un ami en école de cinéma. Trois ans avec Rousseau va sortir bientôt, publié par les éditions Kirographaires.

Quels sont vos projets professionnels ?

Comme je l'ai dit, j'aime me diversifier : hors de question alors de m'enfermer dans un boulot répétitif et sans surprise. Dans l'absolu je me verrais bien écrivain et journaliste, qui permettent de faire toujours quelque chose de différent et de rencontrer des gens. Ceci dit, ça n'a rien à voir mais l'édition ou la politique m'intéressent aussi.

Quels conseils donneriez-vous aux étudiants qui vont entrer en L1 ?

Avant toute chose, je leur souhaite la bienvenue parmi nous ! Si je devais leur donner deux conseils, ce serait s'accrocher et s'approcher. Il faut s'accrocher parce que ce n'est pas toujours facile, il y a quand même beaucoup de travail. En plus de cela nous sommes 18 000 étudiants, c'est énorme. Et c'est pour ça qu'il faut s'approcher des autres : il y a énormément de gens passionnés, c'est-à-dire autant de rencontres enrichissantes. Il ne faut pas hésiter à discuter, s'engager dans une association, faire des choses en-dehors des cours. C'est grâce à des rencontres faites à la Sorbonne Nouvelle que j'ai pu rejoindre L'Étudiant autonome, participer à Radio Sorbonne Nouvelle, fonder Nomenculture et même connaître mon éditeur !


Type :
Portrait
Contact :
Sous-Direction de la Communication

mise à jour le 24 janvier 2014