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Rencontre avec François-Michel Le Tourneau, coordinateur scientifique du "Raid des 7 bornes"

le 22 mai 2015
 

Le compte à rebours a commencé pour François-Michel Le Tourneau. Dans une semaine il prendra l’avion pour Cayenne puis Maripasoula afin de relever, avec son équipe, un grand défi : parcourir à pied les 320 kilomètres de la frontière sèche qui sépare la Guyane française du Brésil...Une expédition jamais tentée auparavant !

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  • Pouvez-vous nous présenter votre parcours ? Quels sont les thèmes de vos recherches à l'IHEAL CREDA ?
J'ai un parcours assez classique : classes prépas, Ecole normale supérieure (Ulm), maîtrise d'histoire et de géographie, agrégation de géographie, DEA puis doctorat en sciences de l'information géographique à l'université de Marne-la-Vallée et enfin habilitation à diriger les recherches à la Sorbonne Nouvelle. Je suis entré au CNRS en 1999, déjà à l'IHEAL-CREDA, et je suis directeur de recherche depuis 2011. J'ai passé 5 ans au Brésil comme chercheur invité à l'université de Brasilia.
Mes thèmes de recherche concernent l'Amazonie, principalement au Brésil. Je m'intéresse à l'évolution de la région dans son ensemble, en développant en parallèle un focus particulier sur le mode de vie des populations de la forêt (Amérindiens, populations traditionnelles) et sur leurs relations avec leur territoire.
 
  • Du 2 juin au 20 juillet, vous partez pour une expédition très particulière, "le raid des sept bornes" pouvez-vous nous en dire plus ? Y a-t-il une préparation spécifique à suivre avant de partir pour ce type d'expédition ?
Carte de la région et parcours prévu.
© F-M Le Tourneau
Cette expédition est en effet ambitieuse. Il s'agit de suivre la ligne de frontière qui sépare le sud de la Guyane française du Brésil, le long des fameuses "sept bornes". Il serait trop long de tout détailler ici, mais vous pouvez retrouver beaucoup d'information sur le blog du journal du CNRS qui sera consacré à cette expédition ainsi que le dossier de presse.

La préparation de ce genre d'expédition regroupe deux types d'activités distinctes. Le premier consiste à organiser l'expédition en elle-même, imaginer la logistique, penser à tous les détails et... convaincre des sponsors de la financer !
Le second type concerne la préparation physique. Là rien de compliqué, il suffit de se maintenir (très) en forme. En ce qui me concerne, j'ai souhaité aussi profiter de cette période pour essayer de bâtir une relation de confiance avec les militaires. J'ai donc suivi plusieurs stages en leur compagnie, ce qui me vaut de détenir aujourd'hui le diplôme de moniteur commando, obtenu au Centre national d'entraînement commando de Mont Louis.
 
  • Que vous ont apporté ces multiples voyages, sur les plans professionnel et personnel ?
Sur le plan professionnel, ces voyages servent à collecter des données qui nourrissent mes recherches. Grâce à eux je peux mieux comprendre les régions que j'étudie. Allié à la recherche documentaire, cet ensemble permet de réaliser des travaux en profondeur, comme j'ai pu le faire au sujet du territoire Yanomami (Les Yanomani du Brésil, Belin, 2010) ou sur le fleuve Jari (Le Jari. Géohistoire d'un grand fleuve amazonien, PUR, 2013). Sur le plan personnel, c'est un enrichissement immense, ainsi que la joie de se poser un défi et de le réussir. Enfin j'espère...
 
  • Et après cette expédition, quels sont vos projets ?
Sans doute de se reposer, dans un premier temps... J'ai ensuite un séjour de recherche prévu aux USA, à l'université d'Indiana. Après, nous serons déjà en 2016... on verra ce qui se présente. Mais j'ai encore beaucoup de projets dans la tête.
 
  • Quels conseils donneriez-vous aux étudiants de la Sorbonne Nouvelle ?
Il faut être ambitieux ! Se poser des objectifs difficiles, mais aussi mobiliser toute son énergie pour les atteindre. Il y a peu de choses qui soient impossibles si on s'y consacre totalement.
En dehors de ça, il est important de comprendre que l'on va à l'université pour acquérir des compétences. Il faut se demander ce que l'on gagne comme habileté supplémentaire à chaque nouveau cours, et pratiquer ces habiletés, sinon on les perd vite... Surtout ne pas être passif dans son parcours universitaire !
 

> Suivez son
aventure sur le blog du Journal du CNRS
> Twitter :
Suivez le raid en temps réel sur le compte @7bornes et via le hashtag #Raid7bornes
> Carte interactive : Suivez l’avancée de l’expédition en direct

Type :
Portrait
Contact :
Sous-direction de la Communication
Lieu(x) :
 

mise à jour le 12 octobre 2016