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Rencontre avec Caroline Schneider, ancienne étudiante à la Sorbonne Nouvelle bénéficiaire d'un échange Fulbright à la rentrée prochaine

le 25 juillet 2011
 

Dans le cadre de la FulBright Commission, Caroline Schneider, enseignante d'anglais au Lycée Diderot à Paris, part enseigner le français pendant une année dans un lycée à Chicago.

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Pouvez-vous vous présenter ?

Je suis professeur d'anglais au lycée Diderot à Paris. J'ai 29 ans. Après 2 années en classes préparatoires littéraires à Paris, je me suis inscrite en Licence d'anglais LLCE à l'Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3. C'était en 2002/2003. J'ai soutenu ma maîtrise (en littérature américaine) en 2005. La même année, j'étais assistante de français dans un lycée près de Manchester. J'ai obtenu le CAPES en 2006 et l'agrégation en 2007. J'ai préparé l'agrégation à l'ENS Cachan en tant qu'auditrice libre et ai eu la possibilité d'assister à des cours à l'université Paris 4, Paris 3 et Paris 7. J'ai toujours voulu être professeur d'anglais et j'ai eu un parcours universitaire classique.

Que retenez-vous des de vos années à la Sorbonne Nouvelle ?

La qualité de l'enseignement dispensé par les professeurs. Les années de concours sont des années difficiles mais qu'est-ce que j'ai appris ! Des savoirs bien sûr mais surtout des métjodes!dm travail. Avec le recul, je suis assez nostalgique de ces années. Qu'il est stimulant et agréable d'être assise dans un amphi et d'écouter des personnes brillantes vous expliquer des choses si intéressantes ! J'ai "découvert", par exemple, la linguistique l'année où j'ai préparé le CAPES à la Sorbonne Nouvelle. Ayant suivi des options de littérature, je n'avais pas vraiment fait de linguistique avant cette année de concours. Une "révélation" en quelque sorte... qui m'a poussée à choisir l'option linguistique à l'agrégation. C'était un sacré pari quand j'y repense. 

Vous êtes enseignante au lycée Diderot, comment se déroule votre première expérience d'enseignement ?

Oui, le lycée Diderot est mon premier poste. J'y enseigne depuis 3 ans. C'est un lycée polyvalent à vocation scientifique et technologique situé dans le 19ème arrondissement, près des Buttes Chaumont. Enseigner une matière dite "générale" (et une matière littéraire qui plus est) dans un lycée comme celui-ci n'est a priori pas chose aisée. C'est vrai. Mais j'aime énormément enseigner dans mon lycée. J'ai des élèves de la 2nde au BTS. Être (un jeune) prof, c'est "sportif". Mettre la classe au travail et se poser en adulte référent n'est pas tous les jours facile - surtout quand on débute. Étant jeune dans la profession, je passe beaucoup de temps à préparer mes cours, corriger des copies, etc. Mais c'est un métier tellement riche et gratifiant. Je suis récompensée par le travail de mes élèves, les efforts qu'ils fournissent et suis touchée de la relation de confiance que j'ai pu établir avec la plupart. Comme je leur dis souvent, je continuerai à enseigner tant qu'ils me feront rire. Et c'est le cas ; je ris beaucoup avec mes élèves du lycée Diderot !

Vous allez bénéficier d'un échange dans le cadre de la Fulbright Commission, pouvez-vous nous en dire plus ?

En effet, je vais enseigner à Chicago à la rentrée prochaine. Je pars dans le cadre d'un programme d'échanges poste pour poste géré par le CIEP (Centre  International d'Etudes Pédagogiques) et la Commission franco-américaine (ou "Fulbright Commission" en anglais). J'échange donc mon poste à Paris avec une enseignante de Chicago pendant une année scolaire. Toutes les deux travaillons dans des établissements publics du second degré (type lycée) ; elle en français et moi en anglais. C'est en faisant des recherches sur internet que j'ai été informée de ce programme - plus précisément, sur le site de l'Éducation nationale.

Professionnellement, quel bénéfice en attendez-vous ?

C'est une opportunité professionnelle unique. J'espère enrichir ma pratique de l'anglais, découvrir le système éducatif américain et approfondir mes connaissances de la culture américaine. Dans la mesure où je vais enseigner le FLE (Français Langue Etrangère), cette année d'échange va me permettre d'explorer d'autres pratiques pédagogiques, de prendre du recul sur mes propres pratiques et de réfléchir à la didactique des langues vivantes en France et aux États-Unis.

Ce sera également une belle aventure "côté français". Mes collègues et mes élèves vont avoir la chance de travailler avec un professeur anglophone. A plus ou moins long terme, ce sera peut-être - je l'espère - l'occasion de créer des liens entre les communautés éducatives de nos deux établissements.

On pourrait penser qu'il s'agit d'un projet professionnel "personnel" - qui n'impliquerait qu'une seule personne. Ce n'est pas comme ça que je vois cette année d'échange. Élèves, parents, enseignants et personnels  administratifs des deux pays font partie assurément de l'aventure !

Avez-vous un conseil à donner aux étudiants de la Sorbonne Nouvelle ?

Envisager l'idée d'aller faire une année (ou plus) d'études à l'étranger. Cela demande un investissement certain mais ça vaut vraiment le coup - sur le plan humain et intellectuel.

Être enseignant, c'est un métier formidable !

Type :
Portrait
Contact :
Sous-Direction de la Communication
Lieu(x) :
 

mise à jour le 18 juin 2013