Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3


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(Re-)commencer
Journée doctorale organisée par Magali Cheynet et Aurélie Houdebert (ED 120) le 20 avril 2013

Avec ce thème conçu comme un prolongement de la réflexion sur les “Seuils de l'oeuvre dans la littérature médiévale” menée par l’équipe du CEMA, nous interrogerons les notions de début, de genèse, mais aussi de frontière et de limite. Le livre manuscrit peut offrir une succession de débuts, marqués par la mise en page ou l’aménagement de signaux textuels. Un recueil, une compilation ou un manuscrit cyclique développent leurs stratégies d’intégration ou de séparation des œuvres, au cœur de la continuité textuelle et thématique. Comment la linéarité narrative s’accommode-t-elle de cette série de commencements ?
    Dans une littérature où la naissance de l’œuvre ne s’effectue jamais ex nihilo, écrire c’est aussi réécrire. Le début d’une réécriture est un nouveau départ, le commencement un recommencement. La reprise est-elle dissimulée ou exposée ? La réitération n’est jamais une répétition, mais s’expose comme un renouveau ou tente de se faire passer pour une restauration. Les frontières initiales peuvent être déplacées : quel moment de la diégèse choisit-on pour ouvrir la reprise d’un récit, pour démarrer une chronique ?
    On s’intéressera aussi à la façon dont la littérature médiévale exploite ce thème du commencement et du recommencement, dans une perspective narratologique ou selon des critères génériques en pleine élaboration : le roman arthurien, les vies de saints, le recueil poétique, l’historiographie, le théâtre interrogent tous cette notion essentielle de la littérature médiévale, emblématique du double mouvement de duplication et de renouvellement qui la caractérise.

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Mémoire du Moyen Âge dans la poésie contemporaine
KOBLE Nathalie, MUSSOU Amandine et SÉGUY Mireille (dir.)

Ce livre, suivant la proposition d’Apollinaire, « prend au sérieux les fantômes » : il explore un phénomène insistant de « revenance » - celui de la référence médiévale, qui occupe une place importante dans la poésie contemporaine. Cette place, affichée, est loin d’être circonscrite : la mémoire du Moyen Âge traverse aujourd’hui des œuvres relevant d’univers poétiques multiples. Très présente dans la poésie de langue française, elle est sans frontière : on la retrouve dans la plupart des langues européennes ainsi que sur le continent américain. Souvent convoquée par des œuvres perçues comme expérimentales, elle peut être paradoxale, nous obligeant à penser cette apparente contradiction : l’invention contemporaine et la résurgence médiévale comme procédant d’un même geste - anachronique, inventif et prospectif.


C’est ce geste que ce volume voudrait restituer, en saisissant les lignes de force de la rencontre du texte poétique et du matériau médiéval. Particulièrement accueillante au fonctionnement de la mémoire, l’expérience poétique ne délivre pas le passé « tel qu’en lui-même » : le présent du poème le recompose par bribes et le fait exister autrement.


Pour mettre au jour la nature de cette invention poétique et la spécificité de la référence médiévale qui s’y joue, le parcours proposé fait dialoguer les vivants et les morts, mêle les voix, critiques et poétiques, et recueille des poèmes inédits, du Moyen Âge et d’aujourd’hui.

Editions Hermann, ISBN 9782705684466
460 pages – 170 x 240 mm
Parution : 11 Juillet 2014
34 euros

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Quand l'image relit le texte. Regards croisés sur les manuscrits médiévaux
Sandrine Hériché-Pradeau et Maud Pérez-Simon (éds)

Le texte et l’image, qu’ils aient été pensés ensemble ou séparément, coexistent souvent dans les manuscrits médiévaux. Ce recueil, qui réunit 19 contributions d’historiens de l’art ou de spécialistes de la littérature et de l’iconographie médiévales, a pour vocation d’envisager les cas où l'image semble s'opposer au texte, le contredire, en compromettre le sens au point d'en faire naître une nouvelle lecture.
 
Il propose une réflexion sur la question, particulièrement sensible au Moyen Âge, de la réception de l'Antiquité, avant d’offrir une approche plus large de l'image comme indice d’une démonstration – qu'elle soit théologique, intellectuelle, politique –, qui suppose le déploiement de modes d’expression proprement rhétoriques, en accord avec le texte ou s'y opposant. Au-delà des cas particuliers étudiés, dont celui des images pédagogiques, on interrogera pour finir la notion problématique des « erreurs » chez les enlumineurs.
 
Dans le corpus analysé comme dans les méthodes privilégiées, la perspective textuelle et l’analyse iconographique sont ici inséparables l’une de l’autre, grâce à un travail précis sur la tradition écrite et sur la matérialité des manuscrits.

Éditeur Presses Sorbonne Nouvelle - ISBN 978-2-87854-580-7
15 x 21, 392 pages, 2013, 32 €

 






Miracles d'un autre genre. Réécritures en dehors de l'hagiographie
Olivier Biaggini et Bénédicte Milland-Bove (éds)

Que devient le miracle, motif traditionnellement associé au récit hagiographique, dès lors qu'il est transposé dans d'autres « genres » plus ou moins éloignés du contexte religieux initial ? Ce volume, portant sur les domaines français et espagnol, explore permanences et transformations du miracle sur une large période, en envisageant un vaste échantillon de nouveaux contextes : littérature juridique, historiographie, exempla, poèmes, textes fictionnels... On pourra ainsi suivre le cheminement de tel miracle célèbre, mais aussi retrouver les échos des mutations intellectuelles qui ont affecté la conception de ce phénomène.
L'approche ici proposée est délibérément de nature poétique : ce que mettent en lumière ces aventures du miracle, ce sont les processus d'adaptation et de transfert qui sont au coeur des pratiques d'écriture médiévales et relativisent nos représentations modernes de la séparation entre profane et sacré.
Rústica
Collection de la Casa de Velázquez no 132
ISBN 9788496820807
17x24 - 358 pp. - 2012 - 37 €




Faire court. L'esthétique de la brièveté dans la littérature du Moyen ÂgeFaire court. L'esthétique de la brièveté dans la littérature du Moyen Âge.
Catherine Croizy-Naquet, Laurence Harf-Lancner, et Michelle Szkilnik (éds)

Les hommes du Moyen Âge ont eu la passion des sommes encyclopédiques dans lesquelles ils espéraient réunir l'ensemble des connaissances humaines. Mais paradoxalement ils ont aussi eu le souci de la brièveté. Partagés entre le désir de dire tout ce qu'il leur fallait dire et celui de bien dire dans un exposé ramassé et synthétique, les écrivains ont trouvé un équilibre entre les deux pôles de l'amplification et de la brièveté en faisant jouer ensemble les notions plutôt qu'en les opposant. C'est à cette tension, à la manière dont les auteurs du Moyen Âge l'ont appréhendée, dépassée et utilisée à leurs propres fins que ce recueil d'articles est consacré. Analysée sous différents aspects, rhétoriques, esthétiques ou philosophiques, la notion de brièveté engage une réflexion sur l'efficacité du discours, sur le temps, sur la mémoire, sur l'inconscient individuel et collectif.
Éditeur Presses Sorbonne Nouvelle - ISBN 978-2-87854-549-4
15 x 21, 360 pages, 2011, 26 €




La grâce de Thalie ou la beauté du rire
Philippe Heuzé, Christiane Veyrard-Cosme (éds)

Le rire est-il, par nature, accouplé à la laideur ? Le « propre de l'homme » se trouve-t-il irrémédiablement sali par cette tare ? Aristote le dit dans sa Poétique, dont si grande fut l'autorité dès la Renaissance. Opinion définitive ? Les auteurs de ce volume ne le pensent pas. Poussés par l'insatisfaction, mais aussi attirés par la grâce rayonnante de Thalie, muse du rire, ils ont relu les œuvres, d'Homère à Claudel, testé les idées et les pratiques, jugé les censeurs, convoqué les maîtres (Démocrite, Horace, Rabelais, Molière…) et réfléchi aux enjeux et aux formes. En composant ce recueil, ils ont contribué à mettre en évidence les nuances et l'intensité avec lesquelles peut luire et resplendir l’éclat du rire.

Éditeur Presses Sorbonne Nouvelle - ISBN-978-2-87854-425-1
208 pages, 2011, 20 euros




Des Tristan en vers au Tristan en prose - Hommage à Emmanuèle Baumgartner
Actes des journées du 8 mars 2007 au 10 mars 2007, Université Paris III - Sorbonne Nouvelle.
Textes réunis par Laurence Harf-Lancner, Laurence Mathey-Maille, Bénédicte Milland-Bove et  Michèle Szilnik
Paris : Honoré Champion, 2009
ISBN : 978-2-7453-1846-6, 80€










Ovide métamorphosé - Les lecteurs médiévaux d'Ovide
Etudes réunies par Laurence HARF-LANCNER, Laurence MATHEY-MAILLE et Michelle SZKILNIK
Le Moyen âge a beaucoup lu, recopié, commenté, interprété « le poète léger des amours tendres », des Amours, de l'Art d'aimer, des Remèdes d'amour, des Héroïdes, et l'auteur majeur de cette vaste somme mythologique que sont les Métamorphoses. La réception médiévale d'Ovide constitue un large champ d'investigation que ce volume se propose d'explorer en tentant de mesurer, du XIIIe au XVe siècle, l'influence du poète latin dans les deux versants de son œuvre : d'abord les réécritures d'un art de dire et de penser l'amour, puis la première traduction complète des Métamorphoses, l'Ovide moralisé, rédigé au début du XIVe siècle, qui instaure une confrontation constante entre la fable et la moralisation, mais aussi entre le texte et l'image.
Éditeur Presses Sorbonne Nouvelle - ISBN 978-2-87854-442-8
15 x 21 - 2009 - Prix 27 €


 

 

Conter de Troie et d'Alexandre : Hommage à Emmanuèle Baumgartner, études réunies par Laurence Harf-Lancner, Laurence Mathey-Maille et Michelle Szkilnik, Presses de la Sorbonne Nouvelle, 2006, 308 p., 26 euros, ISBN: 2878543599.

Dans l'héritage antique recueilli par les clercs médiévaux, se croisent l'histoire, la légende, la fiction. Troie, ville phare de l'imaginaire médiéval, et la figure mythique d'Alexandre le Grand, sont le lieu d'une réflexion morale, politique, esthétique, mais aussi d'une représentation de l'Orient et de l'Occident dans leurs rapports conflictuels. Ce recueil interroge, à partir de textes pris dans une longue durée (XIIe-XVe siècles), rédigés en latin, en français, en allemand, les lectures parfois contradictoires qui sont faites de Troie dans sa dimension à la fois historique et modélisante, d'Alexandre auquel s'attachent une légende rose et une légende noire.

 

 



Dire et penser le temps au Moyen Age : frontières de l'histoire et du roman, études recueillies par E. Baumgartner et L. Harf-Lancner, Presses de la Sorbonne nouvelle, Paris, 2005.
















Seuils de l'oeuvre dans le texte médiéval, études réunies par E. Baumgartner et L. Harf-Lancner, 2vols, Presses de la Sorbonne Nouvelle, Paris, 2002.
















Entre fiction et histoire : Troie et Rome au Moyen- Âge, études réunies par E. Baumgartner et L. Harf-Lancner, Presses de la Sorbonne Nouvelle, Paris, 1997.















mise à jour le 3 novembre 2014