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Diplômés, ESIT

Portrait de Moduk Koo

le 27 mars 2019

Rencontre avec Moduk Koo, diplômée de l’École supérieure d’interprètes et de traducteurs (ESIT). Traductrice littéraire, docteure en Études cinématographiques et enseignante à l’Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO) et à l’École normale supérieure (ENS) – Paris.

Photo de Moduk Koo
  • Quel a été votre parcours au sein de la Sorbonne Nouvelle ?

Sud-coréenne, je suis arrivée en France sans connaître la langue. J’ai appris le français pendant deux années à la Sorbonne Nouvelle et obtenu un diplôme universitaire de langue française, avant de faire mes études de cinéma à Paris (de la licence au doctorat à l’Université Paris 7). Dès le début, j’ai été très intéressée par cette nouvelle langue qui n’était pas un simple outil de communication pour moi, mais une autre manière de penser. Bien des années plus tard, en préparant ma thèse de doctorat en cinéma, je me suis formée à l’École Supérieure d'Interprètes et de Traducteurs (ESIT) pour apprendre le métier de traducteur. En réalité, à l’époque, je travaillais déjà en tant qu’interprète-traductrice « autodidacte ». Pourtant, j’avais très envie de suivre une formation solide dans ce domaine spécialisé afin de me construire autrement sur le plan intellectuel et professionnel.

  • Vous êtes actuellement en poste à l'INALCO...
Depuis plusieurs années, je mène différentes activités d’enseignement, de recherche et de traduction. Actuellement répétitrice à l’INALCO, j’enseigne la langue et le cinéma coréens et j’organise divers événements littéraires et cinématographiques. Je travaille aussi comme chargée de cours de coréen à l’ENS. Parallèlement, j’exerce une activité de traductrice dans le domaine de la littérature et des arts. Je traduis notamment des poètes coréens contemporains.
 
  • Qu'est-ce qui vous plaît le plus dans votre métier ?

En effet, toutes mes activités relèvent de la création et m’apprennent à mieux voir les choses. J’aime beaucoup l’échange et la confrontation des idées, des points de vue, avec mes étudiants et mes collègues qui ont les mêmes passions que moi. Avec eux, je peux partager mon amour pour les langues, l’écriture et le cinéma.

  • En quoi votre formation vous aide toujours aujourd'hui ?

La formation de l’ESIT était très enrichissante et m’a permis de réfléchir sur les aspects concrets du métier de traducteur auxquels je n’avais pas pensé auparavant. J’ai aussi appris à travailler avec rigueur grâce aux enseignants qui sont de réels professionnels. Ils respectent les étudiants en les considérant comme leurs futurs collègues, chose que j’apprécie beaucoup chez eux. J’essaie de faire de même envers mes étudiants.

  • Avez-vous un conseil à donner aux étudiant.e.s de la Sorbonne Nouvelle ?

Je ne sais pas si mon conseil peut être utile pour eux, mais un conseil que je me donne toujours à moi-même est le suivant : « Essayer encore. Rater encore. Rater mieux. » (Samuel Beckett, Cap au pire).


Type :
Portrait
Contact :
Frida Fofana - aide au développement du réseau Alumni en Service Civique

mise à jour le 28 mars 2019