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Poétique de l’écriture de l’expérience limite au seuil de la mort : la guerre de Canudos, du reportage épique à la réécriture romanesque.

le 6 novembre 2017
 

Comité scientifique : Olinda Kleiman (Crepal) ; Jacqueline Penjon (Crepal) ; Brigitte Thiérion (Crepal) ; Élcio Cornelsen (NEGUE, Universidade Federal de Minas Gerais, Brésil) ; Ana Maria Martinho (Universidade Nova de Lisboa, Portugal) ; Maria Elizabeth Chaves de Mello (Universidade Federal Fluminense, Brésil) ; Margarida Calafate Ribeiro (Universidade de Coimbra, Portugal)

Présentation :
La Journée d’Études relève d’une ligne de recherche initiée par le CREPAL en 2016 : Raconter la vie la mort en vue. S’inscrivant dans la continuité de l’axe Raconter la vie, qui a donné lieu à de nombreuses manifestations scientifiques et publications, depuis le début du contrat en cours, cette nouvelle approche entend tirer parti des avancées de la réflexion collective dans le domaine des récits de vie pour mettre en place un nouveau projet visant à explorer plus particulièrement les deux versants que sont la mise en fiction d’une situation extrême, aux confins de la mort, et la mise en récit d’un parcours de vie qui intègre la mort comme étape finale.

Cette rencontre, prévue pour le mois de novembre prochain, relève du premier cas et s’insère plus particulièrement dans l’une des thématiques définies dans le projet : celle de la poétique du récit de guerre. Il s’agit, en l’espèce, de la guerre tragique de Canudos, au Brésil, qui a opposé, à la fin du XIXe siècle, dans l’intérieur de l’État de Bahia, l’armée de la République à une colonie de paysans en révolte, rassemblés autour d’António Conselheiro, leur leader charismatique. Le carnage a eu son témoin, le journaliste Euclides da Cunha, qui a vécu les affres de cette guerre depuis les marges et les hauteurs, en observateur soucieux de construire une vérité qui lui paraissait tout d’abord acquise et dont il a dû abdiquer les certitudes premières, conscient qu’il était, désormais,, d’être engagé « dans la tâche stérile et épuisante de Sisyphe ». L’ouvrage monumental, Os Sertões, qu’il a commis, pour réhabiliter les sertanejos et « dénoncer le crime », a inspiré d’autres auteurs, tels que le Péruvien Mario Vargas Llosa, et, plus récemment, Aleilton Fonseca. Ce sont ces appropriations et réappropriations qui seront à l’étude, en même temps que la sublimation esthétique de la violence et de l’inéluctabilité de la mort dans l’art et la littérature.

À titre d’information, nous précisons que le CREPAL est actuellement engagé dans la préparation de plusieurs manifestations – colloque, conférences, expositions, témoignages – à mener à bien au long de l’année 2018, dans le cadre des commémorations de la participation du corps expéditionnaire portugais à la guerre 14-18. Ces activités se feront en partenariat avec l’Ambassade du Portugal, Camões IP, la Fondation Calouste Gulbenkian, le CHAM – Centre des Humanités – et l’IPRI – Institut Portugais des Relations Internationales –, de l’Universidade Nova de Lisboa, la Région Nord-Pas-de Calais, les villes de Lacouture, Richebourg, Saint Venant…

La journée d’études permettra d’ouvrir le réseau, qui s’est déjà constitué autour de la littérature de guerre, à l’Universidade Estadual de Feira de Santana (Bahia), en accueillant trois enseignants chercheurs de cette institution : Rosana Ribeiro, Joabson Figueiredo, ainsi que le poète Aleilton Fonseca, de l’Académie des Lettres de Salvador de Bahia.

Contact : brigitte.thierion@free.fr ; olinda.kleiman@univ-paris3.fr

Type :
Colloque / Journée d'études
Lieu(x) :
9h00 - Maison de la Recherche, 4 Rue des Irlandais Paris (5e)

13h30 - Fondation Calouste Gulbenkian, 39 Bd de la Tour-Maubourg Paris (7e)

mise à jour le 9 octobre 2017