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Opération "Grammaire et discours"

Responsables: F. Lefeuvre, avec I. Behr (Paris 3, EA 4223 CEREG) et M. Krazem (U. de Dijon) pour "Grammaire et genres de discours brefs"

Membres: Bernard Bosredon, Georgeta Cislaru, Christine Copy (U. de Pau), Agathe Cormier (U. Nanterre), A.-L. Daux, France Dhorne (U. Aoyama Gakuin), Béatrice Fracchiolla (U. de Lorraine), Justino Gracia-Barrón, Yana Grinshpun, Marina Krylyschin, Yui Kurihara, Marie-Christine Lala, E. Oppermann-Marsaux, Liubov Patrukhina, Francesca Colaluca, Christina Vichos.

Doctorants et jeunes docteurs: Agathe Cormier (jeune docteur, MoDyCo), Mirta Desnica (doctorante U. Paris Est), Fanny Siaugues (doctorante Paris 3), A. Guryev (doctorant Paris 3-Neuchâtel), Y. Kurihara (doctorante Paris 3), Janina Klein (doctorante Paris 3), Annabelle Seoane (jeune docteure Paris 3), E. Vayssière (jeune docteure Paris 3), Mina Zamani (doctorante Paris 7).
 

Objectifs
L’objectif général est d’étudier la grammaire en discours dans deux directions principales.


1) Grammaire et genre de discours bref

Étude de la grammaire qui se dégage des genres de discours brefs: après une définition du genre de discours bref articulée sur la notion de contrainte, une étude grammaticale et discursive de plusieurs genres de discours brefs est mise en œuvre (panneaux, écriteaux, annotations, faire-part). L’hypothèse est que le genre de discours influence la grammaire qui s’y trouve et que c’est particulièrement le cas des genres de discours brefs en raison de cette brièveté qui implique des contraintes de type grammaticale (concision, avec ellipses diverses), discursive et communicationnelle. Un premier regroupement de ces discours brefs sera proposé en fin de quadriennal.
 

2) Les unités du discours 

Il s’agit de construire un modèle des unités prédicatives en discours et d’évaluer leur niveau d’intégration syntaxique (énoncés autonomes, subordonnées, ajout, parataxe etc). Une étude avancée de la phrase averbale en discours sera proposée.

(i) Notre hypothèse de départ, fondée sur les travaux du quadriennal précédent, est qu’il existe deux types d’unités prédicatives, les unités prédicatives verbales et les unités prédicatives averbales. En outre, ces unités prédicatives, qu’elles soient verbales ou averbales, peuvent être autonomes ou non autonomes. Notre hypothèse est que les unités prédicatives sont autonomes lorsqu’elles sont assorties d’une modalité d’énonciation et qu’elles sont non autonomes dans le cas contraire. Le premier cas correspond à des unités de type phrastique alors que le deuxième correspond à des unités de type sous-phrastique ou subordonnant. Nous partirons du classement des unités prédicatives averbales élaboré dans Lefeuvre (1999) et revu dans Lefeuvre (2007) et Lefeuvre (2014). (ii) Notre hypothèse de départ est étayée par une deuxième hypothèse, à savoir que l’emploi des unités prédicatives dépend du type de discours dans lequel elles s’inscrivent.
 

3) Discours des Poilus 1914-1918

Des lettres  de soldats de 14-18 et de leurs familles permettent d’envisager une description du français écrit peu lettré (voir Branca-Rosoff & Schneider 1994, L’écriture des citoyens. Une analyse linguistique de l’écriture des peulettrés pendant la période révolutionnaire. Paris : Klincksieck, 41-52. ) au début du XXe siècle. La participation du Clesthia au projet Corpus 14 initié par A. Steuckardt a porté plus particulièrement sur des aspects syntaxiques.

 
1 - Réflexions sur le type de transcription
2 - Réflexions sur le type de syntaxe des textes
3 - Etude des discours rapportés 

 

Manifestations scientifiques 


mise à jour le 12 février 2018