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Natasha Sardzoska, étudiante macédonienne

le 5 juin 2012

Poète, journaliste, professeur de langue italienne et interprète, Natasha Sardzoska travaille sur les arts en migration, tel que le jazz, le tango argentin, la littérature comparée touchant à l’Amérique latine, mais aussi sur l’approche culturelle de l’espace, de l’architecture et des arts visuels. Elle a également travaillé dans le domaine des relations publiques internationales. Elle fait son doctorat dans le cadre du programme Erasmus Mundus Joint Doctorate - Cultural Studies in Litterary Interzones

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Pouvez-vous vous présenter ? Quel est votre parcours universitaire ?

Je m'appelle Natasha Sardzoska, je suis de nationalité macédonienne. J'ai une formation en philologie, lettres, arts, médias et communication, qui m'a permis de travailler comme interprète, journaliste, chargée de communication ou encore de travailler dans l'édition. J'ai obtenu ma maîtrise à l'Université Saint Cyrille et Méthode à Skopje ; j'ai poursuivi en master à l'Université de Perpignan et à la Nouvelle Université de Lisbonne. Au-delà de ce côté professionnel, j'aime beaucoup la danse ; j'ai étudié la danse classique et le tango argentin et je me suis intéressée aux migrations dans l'art. Par dessus-tout,  j'aime écrire : j'ai publié un livre de poèmes mais aussi des traductions littéraires de l'italien vers le macédonien. J'ai travaillé dans l'enseignement en tant que professeur d'italien mais aussi dans la gestion de projets européens et internationaux où j'étais chargée des affaires publiques. Je suis ravie de vivre à Paris où je fais actuellement mon doctorat en anthropologie culturelle.

Dans quel cadre étudiez-vous à la Sorbonne Nouvelle ?

Je fais mes recherches dans  le cadre du prestigieux programme Erasmus Mundus Joint Doctorate Cultural  Studies in Litterary Interzones financé par la Commission Européenne. La sélection a été très difficile et je suis très heureuse de pouvoir travailler et poursuivre mes recherches dans des universités internationales réputées telles que l'université de Tübingen, l'Université Sorbonne Nouvelle Université - Paris 3 et l'Université de Bergame. J'ai choisi la Sorbonne Nouvelle en particulier pour son centre de recherche EA 2291 - Intégration et Coopération dans l'Espace Européen (ICEE) Etudes Européenne - et notamment l'école doctorale ED 514 - EDEAGE. Je travaille sous la direction de Svetla Moussakova, directrice adjointe de l'UFR LLCSE.
Les responsables  de ce programme à la Sorbonne Nouvelle sont Christine Savinel et Carle Bonafous-Murat, qui vient d'être élu Vice-Président du Conseil Scientifique.

Vous êtes la première diplômée de programme ?

Je suis la première de ce programme à la Sorbonne Nouvelle,  je serai donc la première à avoir ce label. Je trouve que la force et l'originalité du projet « Erasmus Mundus » est de pouvoir mettre en œuvre différentes méthodologies de travail, de s'adapter à des problématiques de recherche différentes dans un contexte de négociation culturelle en prise avec les mutations que connaissent nos sociétés contemporaines.

Vous parlez 7 langues et avez étudié et travaillé dans plusieurs pays ?

Oui, effectivement j'ai une passion pour les langues ! En Macédoine nous disons : « chaque langue que tu parles t'apporte la valeur d'une personne », ce qui signifie la notion d'absorber des cultures, des savoir et des richesses personnelles et des capacités d'apprentissage par analogie assez évoluées ! Je trouve qu'étudier et parler des langues c'est une belle chose, et c'est très amusant : cela nous apporte des qualités humaines d'ouverture, élargit notre horizon et nous rend plus noble. Je trouve magique de pouvoir comprendre l'Autre dans sa langue maternelle, et ça c'est un vrai défi de la communication et de l'échange interpersonnel. J'ai vécu dans cinq pays et cela m'a profondément enrichie. Je pense que le secret pour rester jeune c'est de voyager ! Outre le macédonien, ma langue maternelle, je parle l'italien, le français, l'anglais, le portugais, l'espagnol ; j'ai de solides bases en allemand et en russe. J'ai étudié un peu l'albanais et l'arabe. En revanche,  je ne considère pas les langues de l'ex-Yougoslavie c'est à dire le serbe, le croate, le bosniaque, le monténégrin ainsi que le slovène et bulgare comme des langues « étrangères » car je les comprends aussi bien que ma langue maternelle, même si elles ne le sont pas, et cela est dû à la proximité culturelle, historique et politique, et bien évidement à la "liminalité nomade" des frontières dans les Balkans, qui est le sujet de ma recherche doctorale.

Quels conseils donneriez-vous aux étudiants qui viennent en échange à la Sorbonne Nouvelle

Le mot "échange" est ici la clé d'un séjour réussi. Il faut profiter des échanges dans tous les domaines : les évènements, les colloques et les amitiés. Ce qui est beau c'est qu'ici on peut vraiment faire l'expérience d'une autre richesse culturelle, intellectuelle, artistique et personnelle et évoluer à travers elle. Donc, tout moment est précieux. Les bibliothèques, les rues, les architectures, les regards sont empreints d'une profondeur séculaire et là il faut vraiment s'y plonger avec passion, sans la moindre hésitation, car nous habitons la ville plus belle du monde !

 


Type :
Portrait, -
Contact :
Sous-Direction de la Communication : Brigitte Chotel / Marcelline Guiffan

mise à jour le 6 novembre 2015