
ESIT >> Les formations >> Interprétation LSF
Formation LMD
Former des praticiens de la langue des signes française capables d'assurer une communication précise, fluide et fidèle entre des interlocuteurs sourds et entendants.
Accès à la formation
Le cursus de ce master est organisé de façon à ce que tous les étudiants, habitant ou non Paris, inscrits au titre de la formation initiale, en apprentissage ou en alternance ou encore au titre de la formation continue (VAPP et VAE) puissent assister aux cours qui ont lieu sous deux formes :
L'ESIT vous permet désormais de préparer le Master d'interprétation en langue des signes française dans le cadre d'un contrat d'apprentissage dès la première année du Master.
Cette formule :
Pour en savoir plus sur le statut d'apprenti, rendez-vous sur le site du CFA Formasup.
Au titre de la formation initiale
Peuvent se présenter tous les étudiants titulaires d'une licence ou de titres admis en équivalence et être aptes à s'exprimer avec aisance en français et en LSF. L'examen d'admission n'est pas un concours car le nombre d'admis n'est pas limité.
L'interprétation n'est pas un acte découlant de la seule connaissance des langues mais un exercice de compréhension et d'expression de discours ; cet exercice exige une grande ouverture d'esprit, des facultés d'adaptation et d'assimilation ainsi que la capacité d'acquérir rapidement des connaissances dans des domaines très variés. Les épreuves sont strictement orales. Le jury est composé d'enseignants de l'ESIT, interprètes en LSF et de professeurs sourds de LSF.
Les candidats devront apporter la preuve de leur compréhension de chacune des deux langues en expliquant dans l'autre langue une information dont le contenu, qui leur sera exposé une seule fois, ne sera pas forcément simple. Ils ne prendront pas de notes. Ils seront appelés à s'exprimer d'une part en français et de l'autre en LSF sur des sujets de portée générale. Ils seront invités à traiter de sujets connexes, à préciser le sens des termes qu'ils utilisent, à répondre à des questions sur les termes voisins.
Éléments d'appréciation du jury :
Connaissances linguistiques : Les candidats doivent apporter la preuve de leur aptitude à s'exprimer correctement en français et en LSF sans céder à la tentation du calque.
Connaissances générales et spécifiques : Les candidats doivent se montrer informés des aspects de la vie sociale, de l'éducation ainsi que des aspects de la vie de la communauté sourde et de la surdité.
Capacité de compréhension : Les candidats doivent être à même de saisir rapidement et avec précision le sens et la portée d'une information orale ou signée.
Expression : Les candidats doivent être à même de s'exprimer avec rigueur et précision. Ils doivent parler et signer avec aisance, qu'il s'agisse d'exprimer une idée qui leur est propre ou de transmettre une information venant d'autrui, et posséder une certaine facilité d'élocution sans tomber pour autant dans le verbiage.
Autres éléments d'appréciation : Au cours des épreuves, les examinateurs tiendront compte aussi de la capacité à dominer le trac, de la qualité de la voix et du geste, de la mémoire, de la faculté de concentration des candidats, de leur maturité. La « présence », la faculté de « passer la rampe » constituent des éléments importants pour de futurs interprètes.
Au titre de la formation continue :
Il s'agit de permettre à des salariés faisant fonction d'interprète et justifiant d'une expérience professionnelle d'accéder à une formation qualifiante et diplômante.
Selon la durée et la nature de son expérience professionnelle, chaque candidat pourra être dispensé de certains enseignements au titre de la VAE.
A. Pouvoir dialoguer sur des sujets pris hors situation (référence in absentia et connu partagé).
B. Evocation d'événements passés, futurs ou imaginaires mettant en oeuvre des protagonistes absents ou imaginaires.
C. Présentation, identification des éléments situationnels, des protagonistes et des interactions virtuels, commentaires (échanges en LSF avec un collègue sourd).
D. Par ailleurs s'exprimer en continu de façon claire et détaillée sur des sujets relatifs à ses centres d'intérêt.
Les cours d'interprétation assurés par des professionnels diplômés s'articulent autour de la progression exposée par Danica Séleskovitch et Marianne Lederer dans leurs ouvrages et mise en œuvre à l'ESIT, à savoir dans un premier temps l'interprétation consécutive, puis l'interprétation consécutive avec prise de notes et, enfin l'interprétation simultanée. Interpréter simultanément implique dans le même temps deux activités distinctes : dire (ou signer) ce que l'on a compris quelques instants auparavant tout en assimilant ce que l'on va devoir réexprimer quelques instant plus tard. L'interprétation consécutive, qui dissocie ces deux activités d'assimilation et d'expression du sens, est enseignée en premier lieu parce qu'elle permet aux étudiants d'acquérir plus facilement les mécanismes interprétatifs.
À l'occasion des cours sont régulièrement abordées les questions d'ordre éthique, l'adaptation aux divers types d'interprétation pour les publics les plus variés (conférence, cours, liaison, justice, santé, etc.), ainsi que la prise en charge de domaines inédits en LSF sur les plans rhétorique et lexical, et enfin l'adaptation aux nouvelles technologies, notamment l'interprétation à distance dite visio-interprétation.
En cours, les étudiants s'exercent à l'interprétation à partir de discours oraux et signés qu'ils sont invités à produire, ainsi que d'enregistrements vidéo et audio. Par ailleurs ils sont mis en situation réelle d'exercice de l'interprétation, conférences, cours universitaires etc., sous le contrôle de leurs enseignants.
Philippe SERO-GUILLAUME
Directeur de la section Langue des signes française
Bureau P 222 - 2e étage
Centre universitaire Dauphine - 75775 - Paris Cedex 16
01 44 05 42 14
Courriel
mise à jour le 18 février 2013
Voir rubrique Programme.
Dans les mois qui précèdent l'examen, les étudiants liront en français, de façon assidue, complète et réfléchie, des articles de fond sur la surdité et d'autres domaines, notamment les grandes questions d'actualité.
Par ailleurs, les enregistrements vidéo en LSF de conférences et de reportages, la participation aux conférences et aux réunions qui se tiennent ou sont interprétées en LSF, même s'ils ne constituent pas un « volume culturel » comparable à celui du français, fourniront matière à exercice.