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Langue(s) et système judiciaire: Positionnement et (A)symétrie en Linguistiques juridique et légale

du 7 novembre 2019 au 8 novembre 2019
 

Organisation : Charlotte Danino

Langage et droit, langage et loi, langage et justice entretiennent des rapports divers sur lesquels la linguistique intervient à différents titres sur les textes à valeur légale et juridique et sur les interactions au sein du système judiciaire. Très développé dans les pays anglo-saxons, ou en Allemagne, ce thème reste relativement marginal en France mais émerge notamment grâce aux efforts de Dominique Lagorgette et de Julien Longhi (invité). Cette journée s’inscrit dans une volonté de diffusion en se concentrant sur les éléments de réflexion suivants :

- le statut d’expertise du linguiste, critique, chercheur, ou intervenant. De l’enseignement à la déposition dans le cadre d’une enquête judiciaire en passant par la recherche fondamentale, le langue juridique et judiciaire est tour à tour objet d’apprentissage, d’étude ou outil de travail ;

- les liens langue-culture : l’anglistique en France n’est pas appelée à jouer le rôle de linguistique légale (contrairement à la linguistique du français) mais la traduction et l’interprétariat laisse sa place au multilinguisme ; de même, le droit européen force ce passage d’une langue à l’autre ; enfin, l’anglistique peut jouer le rôle de passeur en diffusant en France des méthodologies et des épistémologies largement anglo-saxonnes. Notre journée a ainsi pris le parti de présenter différents domaines et de laisser la part belle à la jeune recherche (doctorale ou post-doctorale ). En s’appuyant sur les travaux d’équipe réalisés sur la notion de stance (positionnement, thèmatique 2014-2017), les domaines des linguistiques juridique et légale permettent de prolonger les prolonger en envisageant la notion d’(a)symétries (thème collectif 2018-2021.) Le contexte juridique au sens large pose en effet la question du rôle de chacun et de l’(a)symétrie de ces rôles par exemple entre celui qui possède l’autorité (média, expert à la cour, policier face au témoin, juge, etc.) et celui que ne l’a pas (suspect, témoin, témoin assisté, spectateur, etc.) les interactions sont nombreuses et variées mais partagent toutes de devoir envisager les profils discursifs des partenaires en interaction dans le cadre des fonctions sociales associées. La question de la médiation par interpète ou par traducteur.e redouble les problématiques identifiées


Type :
Colloque / Journée d'études

mise à jour le 17 septembre 2019