Accueil >> Recherche >> Projets & Valorisation

Autre projet

HESCALE - Histoire, Économie, Sociologie des Cinémas d’Afrique et du Levant

Sciences humaines et humanités

Structure(s) de rattachement :
Autres projets
IRCAV - Institut de recherche sur le cinéma et l'audiovisuel - EA 185

Composition de l'équipe

LES MEMBRES FONDATEURS
Mariam Aït Belhoucine – Université de Strasbourg - France
Komi Ati – Direction Nationale de la Cinématographie - Togo
Mohammed Bakrim – Critique de cinéma – Maroc
Abdel Benchenna – Université Paris 13 - France
Lamia Belkaied-Guiga – Ecole Supérieure de l’Audiovisuel et du Cinéma - Tunisie
Karine Blanchon – Université de Bordeaux Montaigne - France
Vincent Bouchard – University of Indiana - Etats-Unis
Patricia Caillé– Université de Strasbourg - France
Sonia Chamkhi – Ecole Supérieure de l’Audiovisuel et du Cinéma - Tunisie
Morgan Corriou – Université Paris 8 – France
Claude Forest – Université de Strasbourg – France
Honoré Fouhba – Centre National d’Éducation – Cameroun
Juliette Akouvi Founou – Université de Lorraine -France
François Fronty – Université de Montpellier – France
Ghofrane Ghariani – Université de Haute Alsace – France
Odile Goerg – Université Paris 7 – France
Alessandro Jedlowski – Université de Liège - Belgique
Delphe Kifouani – Université Gaston Berger, Saint-Louis - Sénégal
Mohammed Kembouche – Université Mohammed 1 er - Maroc
Florence Martin - Goucher College - Etats-Unis
Nolwenn Mingant – Université de Nantes- France
Françoise Naudillon – Concordia University, Québec –Canada
Patrick Ndiltah – Université de N’Djamena - Tchad
Justin Ouoro – Université de Ouagadougou - Burkina Faso
Karine Prévoteau – Université Paris 3 – France
Daniella Ricci – Paris X et Italie
Michel Serceau – Marseille - France
Jaouad Serghini – Université Mohammed 1 er - Maroc
Nemesis Srour – EHESS – France

Présentation

Pour la plupart issus des indépendances, les cinémas du Maghreb, du Moyen Orient et d’Afrique subsaharienne se trouvent associés à la construction de l’identité de nouvelles nations puis à l’expression du désenchantement qu’elles ont pu engendrer. Depuis un demi-siècle, les réalisateurs et les films, ce qu’ils nous disent de la culture, de la politique de ces différents pays, ont essentiellement retenu l’attention des chercheurs, et c’est aux critiques et aux réalisateurs que nous devons une grande partie des savoirs produits sur les cinémas de ces espaces géographiques.

Mais, plus récemment, d’autres travaux, notamment d’historiens montrent que la compréhension de l’activité de la filière cinématographique est essentielle, qu’elle s’inscrit dans un système colonial aux formes multiples dans des contextes hétérogènes, et que la compréhension du cinéma dans ces régions ne saurait être détachée d’une analyse de tout ce qui permet et constitue l’activité cinématographique. D’autres recherches, comme celles sur les festivals, ont élargi la focale et révélé que le cinéma, au-delà des circuits commerciaux, s’est développé à travers un ensemble d’activités et d’initiatives plus vastes qui permettent à des films d’accéder à la visibilité, de trouver des publics. Enfin, Nollywood et son modèle économique hors norme ont suscité un réel engouement et contribué à renouveler les questionnements ayant trait au cinéma en Afrique.

CRÉATION D’UN GROUPE DE RECHERCHE

Diverses initiatives, comme Maghreb et cinémas : circulation des films, production des savoirs et constitution d’un patrimoine (2009-2012), ou encore Cinémas MENA : Cartographie, enjeux, acteurs, publics depuis 2013, à travers un séminaire, des colloques et des publications, ont mis en valeur de nouvelles perspectives de recherche jusque-là peu prisées (la distribution, la diffusion, l’exploitation, les publics), et évoqué l’importance des mutations récentes. Progressivement, la légitimité de ces questionnements s’est imposée grâce à une dynamique de recherche collective .À l’issue des colloques « Activités, pratiques spectatorielles et cultures de cinéma en Afrique et au Moyen Orient » organisé à Strasbourg en mai 2015 et « Représentations du cinéma et pratiques spectatorielles en Afrique francophone » en mai 2016 à Marrakech, s’est constitué un groupe de recherche international et multidisciplinaire, désireux d’explorer l’organisation de l’activité cinématographique dans ses dimensions transnationales, nationales et locales. L’ambition vise à insuffler une dynamique autour de thématiques élaborées collectivement.

Plusieurs axes de recherche sont privilégiés :

I - Enjeux politiques, économiques et industriels de la production :

Dans des pays caractérisés par une production souvent limitée, quels ont été les modèles dominants de production? Quels sont ceux que les mutations en cours font émerger? Quels en sont les principaux acteurs? Qu’en est-il de la participation et du rôle des États dans les législations et les financements? De l’organisation de la circulation des films sur les territoires? Des équipements et de la formation des personnels? Etc.

II - Circulation des films :

Depuis les indépendances, la filière cinématographique a été pensée à l’échelle nationale autour de la production, plutôt que de la distribution et de l’exploitation. Pour des raisons historiques, cette focale nationale était déjà inadaptée aux régions concernées dès les indépendances, mais qui plus est la reconfiguration du paysage médiatique, la disparition progressive des salles et des distributeurs, le développement des équipements domestiques, ont entraîné une révolution totale des canaux par lesquels les films sont diffusés. Quelle histoire des salles en ces pays? Comment penser la circulation commerciale vs la circulation non-commerciale ? Quels enjeu et place pour la salle de cinéma aujourd’hui? Quelle économie des différents supports numériques et plateformes? Quelle chronologie des medias? Etc.

III - Publics, pratiques spectatorielles, cultures de cinéma et réception :

Peu de travaux se sont penchés sur les publics et la pratique des films dans ces régions. Les mutations technologique, culturelle et économique affectent la place des films dans l’éventail des productions audio-visuelles en concurrence pour attirer le regard de divers publics. Cet accès démultiplié aux films reconfigure aussi les rapports de force puisque des espaces jusque-là caractérisés par la rareté jouissent maintenant d’une surabondance d’images à faibles coûts de production comme de consommation. Au-delà du modèle dominant des industries du Nord,  l’objectif est de retourner le regard : que voient les spectateurs et les spectatrices en Afrique et au Moyen Orient? Quels films? Quels genres? Quelles nationalités? Comment? Avec qui? Sur quels écrans? Dans quels contextes? Quelle est la place du cinéma national et sa réception?

AMBITION DU GROUPE DE RECHERCHE

Nous souhaitons fédérer des énergies autour des questions que pose aujourd’hui la recherche sur le cinéma et la pratique des films en Afrique, au Maghreb et au Moyen Orient, en tentant de repenser le caractère euro-centrique des études en cinéma, ainsi que développer les approches historiques, économiques et sociologiques du cinéma sur cette zone.

Notre ambition est de donner un cadre scientifique à l’élaboration d’axes de réflexion qui permettent le développement de projets, le recensement des chercheurs travaillant sur l’activité cinématographique dans ces espaces, et de fédérer un réseau international qui s’anime par le biais de séminaires, colloques, publications, et la constitution d’une base documentaire internationale qui rassemble les travaux produits sur les thématiques concernées.

Activités scientifiques

Séminaire 2016-2017 : Patricia Caillé, Karine Prévoteau, Nolween Mingant

Colloque 15, 16 et 17 mars 2017 : Claude Forest et Patricia Caillé
Strasbourg « Produire en/avec l’Afrique et le Moyen-Orient »

Colloque printemps 2018 : Françoise Naudillon
Montréal « Diffuser des films en Afrique et au Levant »

mise à jour le 12 septembre 2017


Vos interlocuteurs


Enquêtes sur les pratiques spectatorielles

- Madagascar : Karine Blanchon
- Maroc : Abdel Benchenna
- Tchad : Patrick Ndiltah
- Togo : Claude Forest, Akouvi Founou
- Tunisie : Patricia Caillé, Lamia Belkaied

Organisation

Constitution des bases de données :
- dropbox : Nolween Mingant
- directeurs de recherche : Jaouad Serghini
- bibliographie : Nolween Mingant et Jaouad Serghini, K. Prévoteau
- membres : Claude Forest

Coordination générale : Patricia Caillé et Claude Forest