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Guilherme Reed, Président de l'association "Voix Lusophones"

le 21 octobre 2013
 

Guilherme Reed, étudiant du Master en Études Lusophones et Président de l'association "Voix Lusophones", nous raconte son parcours et ses projets.

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  • Pouvez-vous vous présenter?

J’ai fait ma licence en Journalisme à l'université Mackenzie, à São Paulo. À la fin de mes cours, j'ai commencé à travailler comme journaliste free-lance pour la version internet du quotidien Folha de S.Paulo. J'y suis resté deux ans. À cette époque, j'étais déjà décidé à venir à Paris pour suivre le Master. Je dois mon engouement pour Paris (et la France, en général), surtout, aux films de la Nouvelle Vague que je voyais dans certains cinémas de São Paulo. Mais avant le Master, j'ai suivi d'abord un cours de français pendant 4 mois à Paris au premier semestre 2011. C'est finalement en septembre 2012 que j'arrive à Paris pour suivre le Master en Études Lusophones, au sein du Département des Études Ibériques et Latino-Américaines (EILA). J’ai choisi le Master à la Sorbonne Nouvelle parce qu’il me donnait la possibilité d’aborder mon sujet de mémoire d’un point de vue, en même temps, littéraire et historique. Je viens de présenter mon mémoire de Master 1 sur le thème des Brésiliens à Paris pendant l’époque romantique (années 1830-40) et je compte continuer sur ce thème-là pour le Master 2 et le Doctorat.

  • Parlez-nous de l'association "Voix lusophones"?

Depuis juillet, je suis président de l’association des étudiants de portugais de la Sorbonne Nouvelle « Voix Lusophones ». C’est une association fondé en 1997 et qui regroupe tous ceux intéressés par la culture, la langue, l’histoire des pays lusophones, c’est-à-dire, tous les pays qui ont la langue portugaise comme un patrimoine commun. Des pays que l’on trouve dans tous les continents, du Brésil au Cap-Vert, du Portugal à Mozambique, d’Angola au Timor Oriental. Et c’est là une des richesses et l’un des atouts de la langue portugaise que notre association souhaite mettre en valeur. Nous voyons le portugais comme l’une des langues-clés des prochaines décennies, dans tous les domaines (échanges culturels, commerciaux, diplomatiques, etc.), et c’est pour cela que je me suis engagé dans l’association. Je vois beaucoup de bénéfices dans cet engagement, par exemple, la possibilité d’entrer en contact avec des gens qui n’ont pas un rapport direct avec mes études (des étudiants d’autres filières, des responsables d’autres associations, des représentants des pouvoirs publics). Dans une association, nous avons aussi l’opportunité d’apprendre à mettre en place des projets culturels et associatifs (création du projet, calcul du budget, recherche des partenaires, etc.). En ce moment, nous avons un projet de lecture itinérante, le projet « Conte mais uma », un projet de lecture des grandes œuvres de la Littérature brésilienne destinés aux enfants de 3 à 12 ans. En partenariat avec l’Ambassade du Brésil et d’autres associations brésiliennes à Paris, nous souhaitons présenter ces œuvres aux enfants des couples brésiliens ou franco-brésiliens qui vivent à Paris et qui n’ont pas la possibilité de lire ces livres-là à l’école. Donc, l’idée est de stimuler un contact dès le plus jeune âge avec le portugais et avec la Littérature du Brésil.

  • Quels sont vos projets ?

Je vais continuer avec mes recherches sur la présence des Brésiliens à Paris, et de façon plus générale, les relations France-Brésil entre les XIXe-XXe siècles. Parallèlement à cette voie plus académique, l’idée de travailler avec la création des projets culturels et la diffusion de la culture brésilienne en France m’intéresse beaucoup. Étant donné le développement économique des dernières années et la réalisation des grands évènements au Brésil prochainement, nous sommes dans un moment idéal pour faire connaître aux Français les divers aspects de la société brésilienne. Concernant Voix Lusophones, nous sommes en train de rénover notre site internet (voixlusophones.fr) et nous voulons utiliser notre page Facebook comme un moyen majeur pour diffuser tous les évènements culturels et académiques qui se déroulent à Paris et en région parisienne concernant les pays lusophones.

  • Avez-vous un conseil à donner aux étudiants de la Sorbonne Nouvelle ?

Je crois qu'il faut profiter au maximum de l'université, il faut en « abuser ». Il y a le cours en salle, bien sûr, mais il ne faut pas oublier toutes les activités proposées en parallèle: les associations, les activités sportives, la Cinémathèque Universitaire, le fonds des différentes bibliothèques, etc. L’université, c’est un moment et un espace privilégié pour apprendre, établir des contacts, créer des réseaux, bref, préparer l’avenir.


Type :
Portrait
Contact :
DISC Communication
Lieu(x) :
 

mise à jour le 13 octobre 2014