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Florence Valéro, diplômée du master Didactiques de l'image

le 12 juin 2013
 

Florence Valéro est diplômée du Master Didactiques de l’image et elle est aujourd’hui auteure et comédienne.

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  • Quel est votre parcours à l'université ?

J’ai obtenu mon Master pro 2 en didactiques de l’image en 2011, mention très bien.
Deux ans avant, j’ai suivi un Master 1, spécialité scénario sous la direction de Sandra Joxe où j’ai écrit un long-métrage accompagné d’un mini-mémoire. J’ai obtenu ce Master 1 avec la mention bien en septembre 2009.
De 2005 à 2008, j’ai suivi des cours de licence à la Sorbonne Nouvelle, parcours classique, très théorique mais enrichissant.

Parallèlement à ce cursus, et je tiens à le dire car c’est dans cette branche que j’évolue actuellement, j’ai intégré des stages de jeux d’acteurs dans les différents ateliers théâtre proposés par l’Université. Cela m’a permis en 2007, 2008 et 2010-2011 de travailler sous la houlette de metteurs en scène professionnels comme Didier Moine et Jean-Paul Zennacker, puis de me produire sur scène.

J’ai donc un parcours universitaire scindé en deux : celui du cinéma (plus dans l’écriture et la théorie) et celui du théâtre (uniquement dans la pratique).

  •  Pourquoi avoir choisi le Master Didactique de l'image ? Quel poste occupez-vous actuellement et quels sont vos projets professionnels ? Avez-vous pu réinvestir dans vos fonctions les enseignements suivis lors de vos études ?

J’avoue que je l’ai choisi d’abord par sécurité. Du moins je pensais qu’en m’inscrivant à un Master professionnel, j’allais pouvoir m’insérer plus rapidement dans la profession, être dans le concret du cinéma, puis la pédagogie et le contact avec les enfants me plaisaient beaucoup. Le terrain me titillait davantage que la théorie puis on devait faire un stage en deuxième année et j’ai obtenu le mien à la Cinémathèque Française, au sein du service pédagogique.

Malgré tout l’intérêt que j’ai pu porter à l’enseignement de ce Master, aux débouchés envisagés, je me suis rendue compte que je n’étais pas faite pour ça. Non seulement parce qu’il fallait avoir ou apprendre des notions techniques qui m’échappaient (le montage, le cadrage, etc.), mais aussi parce que mes centres d’intérêt se consolidaient davantage, et ils concernaient surtout le théâtre et l’écriture de scénario.

J’ai pris tout ce que j’avais à prendre, ai travaillé aussi sérieusement que je le pouvais, j’ai échangé de très belles choses avec les enfants de l’école dans laquelle j’intervenais via la Cinémathèque, mais au fond de moi, je n’avais pas envie de poursuivre là-dedans.

C’est aussi parfois en se trompant dans son orientation qu’on finit par savoir ce que l’on veut réellement faire, là où l’on est réellement efficace et investi.

Aujourd’hui je peux dire que quand j’écris pour un réalisateur, que je joue sur scène, ou devant une caméra, je suis dans mon élément. Néanmoins, dans ma pratique artistique actuelle, il m’arrive parfois de me nourrir de ce que j’ai appris dans ce Master. Tout ce que l’on croise ou apprend sert, forcément.

Par exemple, les cours d’Alain Bergala sur le jeux d’acteurs, les petits exercices de scénario et de mise en scène donnés aux enfants pendant mon stage... tout cela m’est encore utile maintenant.

Ce qui m’a aussi été utile pour l’écriture, c’est cette année de Master 1 où j’ai écrit un scénario de long-métrage. Plusieurs fois retravaillé, il est arrivé en plénière au CNC pour l’aide à la réécriture d’un premier long et il m’a permis de collaborer à l’écriture de différents réalisateurs, d’étendre mon réseau. Il a aussi fait l’objet d’une lecture publique dirigée par une metteuse en scène en 2012.

J’ai aussi décroché des résidences grâce à d’autres scénarios écrits, très empreints des méthodes apprises aux côtés de Sandra Joxe.

  • Avez-vous un conseil à donner aux étudiants de la Sorbonne Nouvelle ?

Tout ce que j’ai à donné comme conseil, c’est de suivre son instinct, d’être bosseur, rigoureux, passionné, de ne pas avoir peur de se tromper dans son orientation car c’est toujours un vivier d’apprentissage et de belles rencontres qui nous mettent tôt ou tard sur le chemin que l’on désire réellement prendre.

 

Type :
Portrait
Contact :
DSIC Communication
Lieu(x) :
 

mise à jour le 23 janvier 2018