ED 267 >> Formation Doctorale >> Formation doctorale Arts & Médias

ED267 2021/2022 Séminaire Paris-Montréal Printemps 2022

Séminaire doctoral conjoint en études cinématographiques et audiovisuelles


Département d’histoire de l’art et d’études cinématographiques (Université de Montréal) et Département Cinéma et audiovisuel & ED 267 (Université Sorbonne Nouvelle)

Coordination : Antonio Somaini - antonio.somaini@sorbonne-nouvelle.fr

Ouvert aux doctorant-e-s et étudiant-e-s de Master cinéma et audiovisuel.

Ce séminaire co-organisé par l’École doctorale 267 de la Sorbonne Nouvelle et l’Université de Montréal propose les interventions de quatre enseignants-chercheurs, deux de l’Université de Montréal et deux de l’Université Sorbonne Nouvelle. Les étudiants de master qui choisissent ce séminaire ont l’obligation de suivre trois des quatre interventions: les deux interventions assurées par les enseignants canadiens et une intervention au choix assurée par l’un des deux enseignants français. L’évaluation porte sur la réalisation de deux synthèses mettant en avant le contenu des séances, les perspectives méthodologiques et de recherche pour les deux séries de cours proposées par les enseignants canadiens (4 pages maximum pour chacune des synthèses). Ce dossier sera à remettre à Perrine Boutin et Kristian Feigelson.

Vous devez vous inscrire auprès des intervenants 



Séminaire 1 : Perrine Boutin, Unversité Sorbonne Nouvelle 


inscription auprès de perrine.boutin@sorbonne-nouvelle.fr

dates: 24 janvier 2022
9h à 12h7 février 2022 de 9h à 12h, 15 février 2022 de 14h à 16h salle Claude Simon
Maison de la Recherche 4, rue des Irlandais 

« La recherche dans le domaine de la médiation à l'image cinématographique » 

Comment étudier la médiation ? Ce séminaire a pour objectif de sensibiliser à une méthode hybride pour aborder un domaine vaste, dont les frontières sont poreuses : la médiation à l'image cinématographique. Après avoir réfléchi à une définition de ce que ce domaine recouvre, il est question de se pencher sur les méthodes d'investigation pour aborder ce dernier. Des mises en pratique viendront nourrir l'échange, pour arriver à une définition collective de ce couvre ce champ.


Séminaire 2 : Kristian Feigelson, Université Sorbonne Nouvelle 


inscription auprès de kristian.feigelson@sorbonne-nouvelle.fr

dates: 2 février 2022 9h-12h  salle Claude Simon 9 février 2022 9h-12h   salle Claude Simon  -  16 février 2022  salle mezzanine de 15h-18h

Maison de la Recherche  4, rue des Irlandais 75005 Paris

« Une politique du visible : l’écriture visuelle de l’histoire  »

Le dispositif moderne du cinéma au XX ème siècle oblige à une relecture des questions de temporalité et d’histoire. Aussi l’histoire, l’art et le cinéma dans nos traitements respectifs pourront offrir ici une réflexion commune sur la question du temps et ses potentialités. Il s’agira donc à partir de cas d’exemples, de mettre en regard les enjeux d’une écriture politique de l’histoire dans ses formes filmiques parfois inédites pour explorer des interactions aux marges entre cinéma et histoire. Deux films emblématiques l’un soviétique (Slon/1927) et l’autre nazi (Théresienstadt : le Fürher offre une ville aux Juifs/1944) permettront d’interroger la question de l’altérité sous l’angle du proscrit construites successivement par ces régimes. Il s’agira aussi de revenir sur nos conditions d’enquêtes et de travail autour de ces films pour relater la relation du chercheur, impliqué entre le terrain et ses objets théoriques.Puis nous reviendrons en conclusion sur la question du court terme au cinéma pour l’appliquer à deux films de l’avant-guerre « Maelström » (1997) et « Danube Exodus » (2002) d’archives recomposées d’un cinéaste-artiste hongrois Peter Forgacs,  pour examiner les relations entre cinéma et mémoire. A partir de l’expérience concentrationnaire au cinéma, le film est considéré à la fois comme objet d’analyse et mode d’écriture spécifique d’une histoire, croisant celle des victimes avec celle des bourreaux. 


 

Séminaire 3 : Olivier Asselin,  Université de Montréal


inscription auprès de o.asselin@umontreal.ca

dates: 21 et 22 février 2022 ;  23 février 2022  en visioconférence 
 de 18h à 21h ( heure de Paris) (12h à 15h, heure  de Montréal)

Participer à la réunion Zoom

https://umontreal.zoom.us/j/83363963351?pwd=K1p0Z2ZzSTFBWUg1bWUxaENSeEtKZz09

ID de réunion : 833 6396 3351
Code secret : 687526

Une seule touche sur l’appareil mobile

+14388097799,,83363963351#,,,,*687526# Canada

+15873281099,,83363963351#,,,,*687526# Canada

ID de réunion : 833 6396 3351
Code secret : 687526

Trouvez votre numéro local : https://umontreal.zoom.us/u/kdaI4dovGp

« Le récit géolocalisé »

Le développement de la réalité virtuelle et du jeu vidéo, du web et des réseaux sociaux peut sembler avoir mis en question l’espace physique. Et la pandémie a certes renforcé cette impression que l’outrenet devient progressivement obsolète. Pourtant, avec le développement récent des écrans connectés, qu’il s’agisse d’écrans géants fixes ou de plateformes mobiles, avec un accès au web et une caméra, des technologies de suivi de mouvement et de géolocalisation, nous assistons à une redécouverte de l’espace physique, mais sous une nouvelle forme, plus complexe. Ces technologies établissent en effet des relations multiples entre la ville et le web, entre les objets du monde et la banque de données, entre les communautés physiques et les réseaux sociaux. D’un côté, les données physiques sont localisées sur le web, souvent par l’intermédiaire de logiciels et d’interfaces cartographiques ; d’un autre, les données virtuelles sont souvent localisées dans l’espace physique, notamment par le moyen d’applications de réalité augmentée. Dans ce champ élargi, « ville connectée », « web localisé » ou « géomédia », l’espace public est reconfiguré. S’y esquissent de nouvelles formes de publicité et de propagande, de surveillance et de contrôle (dans le double suivi de la navigation sur le web et de la mobilité dans la ville); mais aussi de nouvelles formes de résistance, de savoirs et de pratiques artistiques—notamment du côté du récit audiovisuel.  


Séminaire 4 : Dominic Arsenault  Université de Montréal


inscription auprès de dominic.arsenault@umontreal.ca

dates: 7 - 8 - 9  mars 2022 en visioconférence 
 de 18h à 21h (heure de Paris) 12h à 15h (heure de Montréal)

Participer à la réunion Zoom 

https://umontreal.zoom.us/j/87010898164?pwd=aTljZ3N3MkpRd0laK1ZuRmZjQ015dz09

Meeting ID: 870 1089 8164
Passcode: 013674
One tap mobile
+15873281099,,87010898164# Canada
+16473744685,,87010898164# Canada

Meeting ID: 870 1089 8164
Find your local number: https://umontreal.zoom.us/u/kcSrfWFm1b

«Simuler, jouer, raconter : la poétique ludique du scénario, entre récit et interactivité “ 

Les études du jeu vidéo se sont construites autour d’une opposition entre narration et simulation, deux modes d’expérience qui seraient opposés. Par un retour sur les théories de la narration, de la fiction et du jeu, on situera la narration sur un continuum plutôt qu’une antinomie entre récit et interactivité. Jouer et raconter s’inscrivent ainsi dans un même registre d’expérience, impliquant l’altérité, la projection, la transposition, et l’imaginaire. En envisageant le récit comme un accessoire devant nourrir un acte de feintise ludique, on s’ouvre à une poétique ludique du récit. On retracera cette parenté entre jeu et récit à de nombreux chercheurs à travers le 20e siècle, parallèlement au tournant narratif que plusieurs pratiques ludiques ont emprunté avec la télévision, les jouets, les jeux vidéo et les jeux de rôle. Simulation et narration sont ainsi deux phases, deux temps d’un même processus continu. On dépliera enfin les implications de cette perspective sur la pratique de la scénarisation et la réception du scénario, lieu et activité où convergent concrètement ces arrimages, pour réfléchir à une poétique du jeu, de l’interactivité et de la variabilité qui élève en force (pour ne pas dire en puissance) la virtualité du scénario.


 

mise à jour le 22 février 2022