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Conserver, refondre et transmettre, projet culturel des Nasrides (629/1232 – 897/1492) ?

le 5 décembre 2019
 

Organisation : Brigitte Foulon, EA 1734 - CEAO (Centre des Etudes Arabes et Orientales)

Présentation
 

C’est dans le royaume nasride de Grenade que la culture d’al-Andalus, durant près de trois siècles, jette ses derniers feux.

Néanmoins, la période nasride n’est pas uniforme sur le plan culturel et recouvre, en réalité, trois temps distincts : le XIIIe siècle, temps du développement d’un mécénat qui attire dans la capitale nasride lettrés, savant et poètes ; le XIVe siècle, temps de l’apogée, dominé par la figure incontournable d’Ibn al-Ḫaṭīb, mais que l’on ne saurait convoquer sans évoquer l’immense Ibn Khaldūn,; le XVe siècle, enfin, marqué par un sentiment d’urgence devant la gravité de la situation, tant à l’intérieur du royaume qu’à l’extérieur et qui fait de la conservation des œuvres du passé une priorité. Celia del Moral (« La littérature de l’époque nasride, un lien interculturel »,1994) définit l’apport des Nasrides en trois termes : conservation, refonte, transmission. Cette dernière se fit vers le Sud (Maghreb et méditerranée) mais aussi vers le Nord et l’Espagne chrétienne. Elle se prolongea aussi dans le temps, relayée par ceux qui s’attelèrent, au-delà de la disparition de l’entité andalouse, à la construction du lieu de la mémoire andalouse. Mais conserver et transmettre suppose qu’un choix soit fait et des priorités établies. Où sont donc placées les priorités des lettrés nasrides ? Quelles sont les grandes figures mises en avant, les événements, les genres privilégiés ? Quelle est la part respectivement accordée aux héritages arabe et andalou ? Comment écrit-on lorsqu’il s’agit de mener à bien cette entreprise ? Autrement dit, quelles sont les normes retenues pour l’écriture de cette période ? Quel rôle y joue l’érudition ? Comment définir le regard porté, durant cette période, sur l’Orient arabe et sur le Maghreb ? Des expériences sont-elles menées qui s’évertuent, néanmoins, à mettre l’accent sur un renouvellement formel ou structurel, sur une régénération sur le plan thématique ? En quoi, par exemple, le développement et la large diffusion du soufisme a-t-il pu contribuer à enrichir et/ou infléchir la production culturelle nasride ? Telles sont quelques-unes des pistes pouvant être explorées pour cette journée d’études.

 

Type :
Colloque / Journée d'études

mise à jour le 17 septembre 2019