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Mission égalité femmes-hommes : égalité des sexes et études de genre

Tout comme les écoles, les collèges et les lycées, les établissements d’enseignement supérieur ont pour mission de « favoriser la mixité et l’égalité entre les hommes et les femmes » (art. L 121-1 du Code de l’éducation). A ce titre, le président de l’université est tenu d’installer, sur proposition conjointe du Conseil d’administration et du Conseil académique, une mission « égalité entre les hommes et les femmes » (art. L 712-2). Associée à la vice-présidence chargée des personnels dans la précédente mandature, cette mission nécessite à présent, pour être menée à bien, un portage institutionnel distinct, qui permettra d’étendre le champ des mesures à prendre en matière d’égalité femmes-hommes mais également à l’ensemble de notre communauté universitaire de bénéficier des actions mises en œuvre. Il est en effet essentiel que les étudiant.e.s de L, M ou D aussi bien que les enseignant.e.s-chercheur.se.s, enseignant.e.s ou chercheur.se.s et les personnels administratifs soient pleinement associé.e.s à la politique de l’université dans ce domaine. Pour autant, la promotion de l’égalité femmes-hommes à la Sorbonne Nouvelle ne saurait se concevoir sans un important travail de coordination avec les autres acteurs engagés dans cette mission, notamment les établissements de l’Université Sorbonne Paris Cité ayant déjà mis en place une personne référente, mais également les autres COMUE franciliennes tout autant que les collectivités territoriales (Ville de Paris et Région). 

Missions


Les objectifs couvrant la période 2015-2016 concernent trois axes fondamentaux :

1. Favoriser l’égalité des chances dans le déroulement des carrières professionnelles et des cursus étudiants
Le bilan social de l’Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3 pour l’année 2013 montre que si les femmes sont beaucoup plus nombreuses que les hommes parmi les Maîtres de conférences (63% contre 37% respectivement), leur proportion décroît sensiblement au moment du passage dans le corps des Professeurs des universités, où elles ne comptent plus que pour 47% des effectifs, et à mesure que l’on s’élève dans les différentes classes. En 2014, il y avait ainsi 5 hommes pour 1 femme lors du passage au second échelon de la classe exceptionnelle des professeurs (une possibilité de promotion). De même, alors que les femmes représentent 62% des personnels BIATSS de l’université toutes catégories confondues, leur pourcentage est seulement de 32% parmi les personnels de catégorie A. Enfin, selon les données du Ministère concernant les étudiant.e.s inscrits dans les universités françaises en 2013-2014, si la proportion de femmes entrant en Licence dans les cursus ALL-SHS est très largement supérieure à celle des hommes, et connaît même un accroissement au niveau Master, on note un tassement en Doctorat, les chiffres étant respectivement de 69,5, 73,1 et 59%.
En s’appuyant sur ces chiffres et ces statistiques, avec l’appui de la DRH et de la DSIC, la chargée de mission construira une base de données sexuées permettant d’affiner les informations par corps selon les composantes de formation et de recherche pour les enseignant.e.s-chercheur.se.s, enseignant.e.s ou chercheur.se.s (tenant compte des enseignants du second degré, des ATER, des doctorant.e.s contractuel.le.s, etc.), par filière (AENES, BIB ou ITRF) pour les personnels administratifs (incluant notamment les contractuels), et par niveau d’étude pour les étudiant.e.s (y compris celles et ceux inscrits en formation continue). Ces informations serviront à alimenter le bilan social pour les années 2014 et 2015, lequel intègrera des données sur les étudiant.e.s.
Fin 2016, la chargée de mission égalité présentera, devant le Conseil académique et le Conseil d’administration, un schéma directeur de promotion de l’égalité des chances au sein de l’université, qui veillera notamment à préconiser un ensemble de mesures destinées, lorsque cela est nécessaire, à favoriser l’accès aux niveaux supérieurs (corps, catégorie, niveau d’étude) pour l’ensemble de la communauté. Celui-ci s’appuiera, en tant que de besoin, sur une comparaison avec les pratiques en vigueur dans les autres établissements d’USPC. 

2. Développer les actions de sensibilisation à l’égalité femmes-hommes pour l’ensemble de la communauté
La promotion de l’égalité femmes-hommes à la Sorbonne Nouvelle nécessite la mise en place de structures de dialogue ainsi que la mise en œuvre d’actions de sensibilisation multiples et régulières à l’intention de l’ensemble de la communauté, notamment pour favoriser un accès égal aux postes à responsabilité, mieux faire connaître la législation en matière de parité et de droit du travail, lutter au quotidien contre le harcèlement, les discriminations à caractère sexiste et les violences sociales ou morales, ou anticiper les problématiques d’égalité professionnelle lors de l’accès au marché du travail. Avec l’appui de la sous-direction de la communication de la DSIC, la chargée de mission égalité élaborera un plan de communication spécifiant les initiatives à entreprendre par le biais d’événements annuels (journées d’accueil, journée des droits de la femme, expositions, publications, etc.). Celui-ci visera notamment à mettre en valeur les parcours originaux ou inattendus d’étudiants et de personnels des deux sexes. Aux côtés de la DRH, et en collaboration étroite avec la Vice-présidente chargée des personnels et du dialogue social ainsi que le Vice-président chargé de la vie de l’établissement, la chargée de mission déterminera les actions à mener dans le cadre du conseil de la formation pour favoriser l’égalité femmes-hommes. Avec le Président du Conseil académique, elle veillera à l’application des dispositions introduites par le décret relatif au statut des enseignants-chercheurs du 2 septembre 2014, afin de promouvoir la parité dans les comités de sélection aussi bien entre les différents corps qu’au sein de chacun d’eux.
 
3. Renforcer la recherche et la formation en études de genre
Les recherches ou les enseignements en études de genre à l'Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3 sont riches et diversifiés, mais restent pour l’heure relativement dispersés. Il existe néanmoins un DIU « Conseiller, conseillère référent-e égalité femmes / hommes » co-habilité avec l’UPMC. Avec la Vice-présidente de la CFVU, la Vice-présidente étudiant et la Vice-présidente chargée de la vie étudiante et de l’action culturelle, la chargée de mission réfléchira à l’introduction d’enseignements transversaux de type « UE libre » visant à développer une culture de la mixité au sein de l’université. Avec l’appui des directeurs d’écoles doctorales et des associations de doctorants de l’université, elle élaborera un séminaire annuel, à même de compléter la formation doctorale, pour les doctorant.e.s dont la recherche porte sur le genre ou dont la thématique croise la problématique du genre. Avec le Vice-président de la CR et l’appui de la représentante de l’université au sein de l’Institut du Genre du CNRS, elle établira une cartographie des recherches en études de genre actuellement menées à l’université, dans le but d’accroître leur visibilité et de développer l’interdisciplinarité. Par le biais d’une consultation des directrice et directeurs de composantes, elle réfléchira à l’éventualité de créer une chaire de professeur.e invité.e, éventuellement par le biais d’USPC, ou un poste de Professeur.e en études de genre, ainsi qu’à son implantation dans l’université. Afin de mettre en œuvre l’ensemble de ces actions, elle pourra saisir les conseils centraux de l’université, et bénéficiera de l’appui logistique de la Vice-présidence du CA et de la Présidence de l’université, à laquelle elle est rattachée.

mise à jour le 29 novembre 2017


La chargée de mission



Marie-Soledad Rodriguez
Maître de conférences en études ibériques au département d'Études Ibériques et Latino-Américaines (EILA)

Concours vidéo « 1 minute pour l’égalité »


La Mission égalité femmes-hommes et le Bureau de la vie étudiante (BVE) organisent un concours vidéo intitulé « 1 minute pour l’égalité », destiné aux étudiant.e.s de la Sorbonne Nouvelle. Date limite de participation : 6 mars 2018
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