Accueil >> Université >> Présentation >> Portraits

Recherche

Carole Chapin, Présidente de la Confédération des Jeunes Chercheurs

le 20 novembre 2013

Carole Chapin, doctorante contractuelle à l'ED 120 et présidente de la Confédération des Jeunes Chercheurs revient sur son parcours.

caf_littraire_2_Carole_et_1_actrice.jpg
  • Pouvez-vous vous présenter ?

J’ai rejoint la Sorbonne Nouvelle en 2005 pour intégrer un master de lettres modernes et une L3 LLCE d’anglais. J’étais également très attirée par les offres d’échanges internationaux de Paris 3, particulièrement celui avec l’université de l’Amitié des peuples de Moscou dont j’ai bénéficié en master 2. Après une année de préparation aux concours de l’enseignement, j’ai été recrutée comme doctorante contractuelle à l’ED120 pour réaliser un projet doctoral en littérature comparée. C’est dans le cadre des séminaires de doctorants de l’école doctorale que j’ai rencontré les fondatrices de l’association Relisons, qui réunit les jeunes chercheurs en lettres de Paris 3 autour de la valorisation de la recherche littéraire et de la reconnaissance du doctorat. Elue présidente de cette association pour l’année 2011-2012, j’ai essayé d’en porter les valeurs, qui correspondent à ce qui me semble être la plus juste définition du doctorat : une formation à la recherche par la recherche, une expérience professionnelle valorisante au cours de laquelle il est important de favoriser les échanges entre jeunes chercheurs.

  • Vous avez été élue présidente de la Confédération des Jeunes Chercheurs. Racontez-nous votre expérience?

 La CJC (Confédération des Jeunes Chercheurs) est une association de loi 1901, nationale et pluridisciplinaire. Elle regroupe une quarantaine d’associations de doctorants et de docteurs, bénévolement impliqués dans la reconnaissance du doctorat comme expérience professionnelle. Au niveau national, par son expertise sur le doctorat, elle est un interlocuteur privilégié des pouvoirs publics, représentée notamment au CNESER (Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche). Au niveau européen, elle participe à la réflexion sur le doctorat et les jeunes chercheurs par l’intermédiaire de l’association EURODOC, dont elle est membre fondateur. En tant que doctorant-e, l’expérience de la CJC est très intéressante car elle permet de comprendre et de penser le milieu professionnel dans lequel nous évoluons, en s’impliquant particulièrement pour l’amélioration des conditions de travail des jeunes chercheurs. Cependant les enjeux de la valorisation du doctorat peuvent être étendus à l’ensemble du système de l’enseignement supérieur et de la recherche : à ce premier niveau de la carrière d’un chercheur se posent déjà les problématiques de l’attractivité des carrières scientifiques, de la reconnaissance et du transfert, de la qualité des universités. Il est extrêmement stimulant d’y participer et de voir les doctorants et docteurs unir leurs efforts en ce sens, sans distinction disciplinaire ou géographique.

  •  Quels sont vos projets ?

Mon projet immédiat est de soutenir ma thèse en 2014. Je pense que je poursuivrai des activités liées à l’enseignement et à la recherche, tout en ayant la certitude que pour tous les docteurs, de nombreuses autres voies sont possibles. La recherche et l’innovation sont les moteurs du développement économique et social : il est donc impératif que les compétences associées au doctorat soient valorisées dans tous les domaines professionnels, comme c’est déjà le cas dans de nombreux pays d’Europe. Même si la reconnaissance est parfois plus longue, il est évident que les jeunes chercheurs des domaines de l’art, des lettres, langues et sciences humaines ont toute leur place dans cette évolution nécessaire.

  •  Avez-vous un conseil à donner aux étudiants de la Sorbonne Nouvelle ?

 Aux étudiants et aux doctorants de Paris 3, je conseille de s’impliquer dans la vie de l’université autant que possible, par l’engagement associatif, la représentation dans les conseils centraux, le dialogue avec tous les acteurs. On a souvent peur de perdre du temps à cause de ce type d’engagements mais ce que l’on en retire vaut vraiment la peine en termes de compétences développées et de stimulation intellectuelle. Pendant la réalisation de son projet doctoral, particulièrement, je crois qu’il faut essayer d’éviter l’isolement parfois lié aux travaux de recherche, valoriser le collectif et les échanges : les conséquences ne sont que positives, tant du point de vue de sa recherche personnelle que du point de vue de l’évolution des pratiques en faveur de la valorisation de nos carrières.


Type :
Portrait
Contact :
dsic communication

mise à jour le 25 novembre 2013