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« A nous deux, Paris ! » : les écrivains étrangers à la conquête du marché littéraire français (XVIIIe – début du XXe siècle)

du 26 mai 2016 au 28 mai 2016

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Organisateurs : Alexandre Stroev EA 172 - Centre d'Études et de Recherches Comparatistes (CERC) ;

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Lieu :
La Maison de la Recherche. Salle Athéna. 4, rue des Irlandais, 75005 Paris

Contact : alexandre.stroev@univ-paris3.fr

Conseil scientifique :
Françoise Lavocat (Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3), Alexandre Stroev (Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3 ; ITEM), Vadim Polonski (Institut Gorki de Littérature Mondiale)

Présentation

Ce colloque interdisciplinaire est consacré à l’étude des stratégies politiques, éditoriales et mondaines des écrivains, des intellectuels et des diplomates qui visent la conquête du marché littéraire et de l’opinion publique française.
Entre le XVIIIe et le début du XXe siècle, la reconnaissance parisienne conditionne le rayonnement littéraire. Comme Rastignac, les écrivains du monde entier aspirent à conquérir la capitale de l’Europe et son marché littéraire. L’opinion publique qui distribue des lauriers en France, met des auteurs en vogue en Europe et en Amérique et rehausse leur réputation dans leur patrie. Les écrivains se prévalent de leur reconnaissance européenne pour s’opposer à leurs rivaux et en profitent pour régler leurs comptes à leurs adversaires littéraires.
Les auteurs utilisent plusieurs réseaux. La presse, les éditeurs et les traducteurs, les salons et les cercles, les loges maçonniques forment leur réputation. Évidemment, le patronage des grands écrivains français aide à grimper sur le Parnasse parisien.
La littérature crée l’image positive du pays, forge sa bonne réputation. Les efforts des auteurs, soucieux de leur succès européen, et les activités des diplomates vont de pair. Depuis le siècle des Lumières, ces derniers surveillent et contrôlent les publications dans la presse francophone. Ils font interdire ou censurer des oeuvres qui portent ombrage à leur pays, commandent des oeuvres qui créent une image positive. Souvent, les représentants diplomatiques utilisent des fonds spéciaux pour fluidifier les relations avec la presse et exploiter leurs agents d’influence.
Notre approche vise à modifie le champ d’investigations et à revoir les questions de théorie littéraire. Au lieu d’analyser l’« influence / réception » ou des « transferts culturels », nous étudions la programmation de la fortune littéraire.

Le colloque fait partie d’un programme de collaboration franco-russe, soutenu par le CNRS et la RGNF (la Fondation nationale russe des sciences humaines).

 


Type :
Colloque / Journée d'études

mise à jour le 19 mai 2016