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À l’articulation du lexique de la grammaire et du discours: marqueurs grammaticaux et marqueurs discursifs

du 3 avril 2014 au 5 avril 2014

 

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Colloque international

Lieu :
Jeudi : Claude Simon, Maison de la Recherche, 4 rue des Irlandais 
Vendredi et samedi : Las Vergnas, Censier, 13 rue de Santeuil, 3e étage 

Organisatrice : Florence Lefeuvre et Gaétane Dostie
Fédération CLESTHIA

Adresse électronique : florence.lefeuvre@univ-paris3.fr



Inscription :
Formulaire à télécharger ici [PDF - 41 Ko]
50,00 €uros



Présentation :


Ce colloque vise à examiner des faits lexicaux qui se situent à la frontière de la grammaire et du discours. Deux types d’emplois bien distincts de marqueurs retiendront particulièrement l’attention :

i) Des emplois où les morphèmes considérés agissent à titre de marqueurs grammaticaux, ce qui inclut notamment (Léard en préparation) :

- Des usages où ils donnent des informations relatives à la quantité et aux repères spatio-temporels (c’est-à-dire des usages où ils effectuent des opérations de quantification et de repérage sur les classes majeures de mots, comme les déterminants, les auxiliaires, etc.) ;
- Des usages où ils lient des mots, des syntagmes ou des propositions à l'intérieur des énoncés (prépositions, coordonnants et subordonnants).

ii) Des emplois où les morphèmes ciblés ont le statut de marqueurs discursifs. Contrairement aux emplois qui précèdent, ils ne participent alors pas au contenu propositionnel des énoncés auxquels ils sont joints (ex. : là et t’sais) ou ils constituent par eux-mêmes des énoncés (ex. : quand même dans certaines de ses utilisations ; entre autres, Vincent 1993 ; Fernandez-Vest 1994 ; Hansen, 1998 ; Brémond 2002 ; Teston-Bonnard 2006 ; Lefeuvre 2006 ; Dostie et Pusch 2007).

L’objectif du colloque sera d’apporter quelques éléments de réponses aux questions suivantes, à partir d’un examen minutieux de marqueurs qui, en français actuel, c’est-à-dire en français en usage dans les années 2000, expriment à la fois des sens grammaticaux et des sens discursifs, tels parce que (cf. Debaisieux 1994), comme si, pis, mais, genre et quoi (Lefeuvre, Morel et Teston-Bonnard 2011) : 

1) Quels sont les types de marqueurs grammaticaux également appelés à exprimer des sens discursifs et pourquoi (quelles sont leurs valeurs générales, à quelles classes grammaticales appartiennent-ils, etc.) ?  

2) Comment aborder, en synchronie, la polysémie des marqueurs qui expriment tantôt des sens grammaticaux, tantôt des sens discursifs ? En particulier, l’approche selon laquelle il existerait systématiquement un invariant sémantique en langue est-elle défendable pour ce type d’unités lexicales ?  

3) Quelle part réserver à la synonymie dans le domaine ciblé ? Ainsi, la synonymie exacte (en langue) entre deux marqueurs est-elle possible à grande échelle (c’est-à-dire autrement que de manière ponctuelle) dans un style communicatif donné (par exemple, dans la langue parlée familière ou encore dans la langue parlée usitée en contexte formel) ?

4) Comment aborder la problématique de l’association, entre eux, des marqueurs à valeur grammaticale, d’une part, et des marqueurs à valeur discursive, d’autre part ? La notion de ‘collocation’ (ou de ‘semi-figement’) a-t-elle sa place ici et si oui, comment la modéliser ?
5) Comment représenter, de manière optimale, les sens et les diverses propriétés formelles des marqueurs grammaticaux et discursifs dans les ouvrages de référence (c’est-à-dire dans les dictionnaires et les grammaires) ? Y aurait-il lieu de développer des systèmes de représentations complémentaires à ceux qui servent de point d’ancrage aux ouvrages de référence traditionnels ? Si oui, quelles formes ces systèmes devraient-ils prendre ?


Type :
Colloque / Journée d'études

mise à jour le 28 avril 2017