Accueil >> Recherche >> Unités de Recherche

Recherche

Qu'est-ce que le cinéma ? : programmes des années précédentes



Qu'est-ce que le cinéma ?



Séminaire interdisciplinaire de recherche


dirigé par Laurent Creton, Laurent Jullier et Raphaëlle Moine


IRCAV, Université Sorbonne Nouvelle Paris 3

 
 
Programme 2010-2011


  • Lundi 11 octobre 2010 de 18 h. à 20 h., salle Mariette
Jean-Marc Leveratto (Université Paul Verlaine), « La culture cinématographique : parole cinéphile et littérature artistique »

  • Lundi 15 novembre 2010 de 18 h. à 20 h., salle Mariette
Guillaume Soulez (Université Paris 3), « Le film comme cas : du contexte à la forme »

  • Lundi 29 novembre 2010 de 18 h. à 20 h. 15, salle Mariette
Natacha Guyot (Université Paris 3), « Franchises de Science Fiction et Transmédia »
Martin Barnier (Université Lyon 2), « Biopics et histoire »

  • Lundi 13 décembre 2010 de 18 h. à 20 h., salle Mariette
Martin Lefebvre (Concordia University, Montréal), « Les images à l'heure du numérique : l'indice et son interprétation »

  • Lundi 31 janvier 2011 de 18 h. à 20 h., salle Mariette
Philippe Met (Pennsylvania University, Philadelphie), « Le giallo selon Dario & Co »

  • Lundi 7 février 2011 de 18 h. à 20 h., salle Mariette
Jean-Pierre Esquenazi (Université Lyon 3) « Le rôle culturel des séries télé »

  • Lundi 28 février 2011 de 18 h. à 20 h., salle Mariette
Marta Boni (Université Paris 3), « De l'amour des films et des séries télé à l'ère du web 2.0 ».
Anne Demoulin , « De la toile à la toile : Objets Filmiques Non Identifiés ? »

  • Lundi 4 avril 2011 de 18 h. à 20 h., salle Mariette
Jean-François Baillon (Université Bordeaux 3), « L'âge d'or de la Hammer (1956-1966) : un bon objet pour écrire l'histoire du cinéma gothique anglais ? »

  • Lundi 23 mai 2011 de 18 h. à 20 h., salle Mariette
Raphaëlle Moine & Laurent Jullier sur le système actuel des previews en France : à propos du Hérisson

  • Lundi 6 juin 2011 de 18 h. à 20 h., salle Mariette
Mélanie Boissonneau (Université Paris 3), « Fantastiques pin-up. Audaces de la scream queen du pré-code hollywoodien »



Programme 2009-2010


  • Lundi 19 octobre 2009 de 18 h. à 20 h45, salle Vasari      
« On Errol Morris's Standard Operating Procedure » par Linda Williams, professeur d'études filmiques et de rhétorique à l'université de Californie, Berkeley
« Les productions audiovisuelles faites sur téléphone portable sont-elles du cinéma ? »
par Roger Odin, professeur émérite à l'université de la Sorbonne Nouvelle - Paris III

  • Lundi 26 octobre 2009 de 18 h. à 20 h., salle Vasari
« Glorious Basterd : Quentin Tarantino et la politique de l'identité »
Invité : Maxime Cervulle, chercheur à l'université de Paris I Panthéon Sorbonne (LETA)

  • Lundi 16 novembre 2009 : de 18 h. à 20 h., salle Benjamin
« OSS 117 et sa réception »
Laurent Jullier, directeur de recherches à l'IRCAV, professeur à l'université de Nancy II

  • Lundi 23 novembre 2009 de 18 h. à 20 h., salle Vasari
« Approches culturelles de la représentation des corps »
Invités : Adrienne Boutang (Paris III) sur le spectacle des corps handicapés. Pascale Fakhry (Paris III) sur le corps féminin dans le film d'horreur gore (Gingersnaps)

  • Mardi 15 décembre 2009 de 18 h. à 20 h., salle Peiresc
« Christianisme et communisme populaires, ou John Ford à Longwy »
Invité : Fabrice Montebello, professeur à l'université Paul Verlaine, Metz
Lundi 1er février 2010 de 18 h. à 20 h., salle Benjamin
« Littérature, jeux vidéo : importation de concepts dans le champ des études cinématographiques »   Invités : Barbara Laborde (Paris III) sur l'analyse filmique au lycée.
Alexis Blanchet (Paris Ouest Nanterre) sur cinéma et jeu vidéo

  • Lundi 8 mars 2010 de 18 h. à 20 h., salle Benjamin
« Les images de la procréation dans les films de science-fiction »
Invitée : Marika Moisseeff, ethnologue au CNRS, Laboratoire d'anthropologie sociale

  • Lundi 22 mars 2010 de 18 h. à 20 h., salle Benjamin
« Le cinéma : une médiaculture ? »
Invité : Éric Maigret, professeur à l'université de la Sorbonne Nouvelle - Paris III

  • Lundi 29 mars 2010 de 18 h. à 20 h., salle Vasari
« Exile and Exchange : Writing Transnational European Film History »
Invité : Alastair Phillips, associate professor à l'université de Warwick

  • Lundi 12 avril 2010 de 18 h. à 20 h., salle Benjamin
« La monstruosité dans le cinéma fantastique et le cinéma pornographique »
Invités : Eric Dufour (professeur à l'Université de Grenoble) et Julien Servois (philosophe)

  • Lundi 17 mai 2010 de 18 h. à 20 h., salle Vasari
« Reconstruire et comprendre les positions historiques des théories classiques du cinéma »
Invité : Margrit Tröhler, professeure à l'université de Zürich

  • Lundi 7 juin 2010 de 18 h. à 20 h., salle Benjamin
« Implications d'une approche gender. Repenser les corpus ; prendre en compte la réception ; articuler cinéma et télévision »
Invitée : Geneviève Sellier, professeure à l'université de Caen, membre de l'IUF


 
 
 
 
Déclaration d'intention

Entendre la question « Qu'est-ce que le cinéma ? », c'est d'abord songer à André Bazin. Mais le fameux recueil d'articles où Bazin entreprend d'y répondre traite le cinéma d'une façon qui ne recoupe pas tout à fait l'expérience commune que l'on a de lui. L'acte qui consiste à produire des films et celui qui consiste à les regarder engagent en effet de nombreuses dimensions de la vie sociale, sinon toutes, au sens où le cinéma est un « fait social total ». Le « texte filmique » que privilégient nombre d'approches n'est que le produit de deux entreprises (ou « la rencontre de deux fantaisies ») celle de la production et celle de la réception. En outre, de nos jours, les objets narratifs audiovisuels sont en minorité des films vus au cinéma. Pour essayer de répondre à la question « Qu'est-ce que le cinéma ? », il apparaît plus que jamais indispensable d'élargir la définition de l'objet et de cesser de privilégier le « long-métrage narratif vu dans la salle d'un circuit officiel ».
L'autre différence avec l'entreprise bazinienne est de type épistémologique. Le présent séminaire se déroule dans le « champ » universitaire, champ qui au moins en France se présente comme un objet cloisonné en disciplines. Or les trois dimensions du cinéma qui viennent d'être pointées, la production, le texte et la réception, constituent des objets privilégiés pour des disciplines fort différentes. La production intéresse l'économie, le droit, l'histoire des techniques, l'histoire génétique, etc. Le texte intéresse l'esthétique, la sémiologie, la narratologie, etc. La réception intéresse la sociologie, la psychologie, les Gender et les Cultural studies, etc. D'un côté, aucun chercheur en études cinématographiques n'est raisonnablement en mesure de maîtriser les outils utilisés par toutes ces disciplines ; mais de l'autre, toutes les distinctions qui viennent d'être faites l'ont été par commodité heuristique et dans les faits chaque dimension de l'objet-cinéma est reliée à l'autre. Tout chercheur spécialiste d'un point précis de la chaîne audiovisuelle peut donc bénéficier des avancées d'un autre chercheur, attendu que ce point précis est, d'une manière ou d'une autre, en relation avec celui dont son collègue est un spécialiste.
Une approche interdisciplinaire, c'est-à-dire une tentative de « construire collectivement un savoir adéquat à la situation », semble donc constituer une démarche indispensable pour essayer d'appréhender de façon articulée les multiples facettes de l'objet-cinéma.
Déroulement
Les séances se déroulent classiquement sous forme de communications (une ou deux par séance de deux heures) toujours suivies de discussions. Mais, ce qui apparaîtra peut-être un peu moins classique, il est demandé à chacun des intervenants de privilégier les « passerelles », comme le demandait Christian Metz peu avant sa disparition (Christian Metz et la théorie du cinéma, n° spécial de la revue Iris, 1989). En effet, beaucoup de communications académiques consistent en « mesures d'écarts », c'est-à-dire qu'elles visent à établir la liste comparative qui sépare telle position d'une autre au sein d'une même discipline. Le résultat n'intéresse souvent que les pairs. Au contraire, une communication qui privilégie les passerelles vise à présenter des données ou des outils exploitables par les membres ou les sympathisants d'autres disciplines. On pourra lire avec profit, à ce sujet, le texte de Dan Sperber « Pourquoi repenser l'interdisciplinarité ? » (http://www.interdisciplines.org).
Nulle hiérarchie disciplinaire ne prévaudra. Le but est avant tout descriptif : on cherche ici à répondre de façon la plus rationnelle possible à la question « Qu'est-ce que le cinéma ? ». Par la même occasion, aussi, on cherche à réduire l'importance de l'« incommensurabilité paradigmatique », cette malédiction scientifique qui persuade les chercheurs qu'ils ne peuvent se parler d'une discipline à l'autre tant les présupposés qui fondent celles-ci diffèrent profondément. C'est parfois vrai, mais pas toujours - surtout quand l'objet qui les réunit est un fait social comme le cinéma, qui donne lieu à tant d'expériences et de célébrations communes et collectives.







mise à jour le 12 septembre 2011