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2018 : Année électorale en Amérique latine : Campagnes et systèmes électoraux

le 27 septembre 2018

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Contact :
annee.electorale2018@gmail.com

Organisateurs :

Juliette Astorg
Pauline Vandenbossche
 
Présentation :
Les campagnes électorales, que l'on peut approcher comme des « mises en oeuvre concurrentielles de pratiques, de techniques et de savoirs visant à solliciter le suffrage des électeurs, dans une séquence temporelle précédant le vote » (Desrumaux, Lefebvre, 2016) sont de plus en plus étudiées « dans une perspective attentive aux mobilisations électorales contextualisées et aux interactions toujours localisées entre candidats et électeurs » (Paoletti, 2004). Le cycle électoral de 2018 en Amérique latine nous amène à soulever deux axes de questionnement autour de l’analyse des mobilisations électorales.

L’analyse du “faire campagne”, au-delà des résultats électoraux, permet d’appréhender ce qui sort ou non de l’ordinaire des activités politiques (Baamara et al, 2016). De ce fait, le premier axe se centre sur les pratiques découlant de l’observation des campagnes par le bas et permet d’analyser les interactions localisées entre candidats, militants et électeurs (Agrikoliansky, 2011). La professionnalisation croissante des campagnes en Amérique latine (Garibay, Marques-Pereira, 2011) donne à voir la transformation des répertoires de mobilisation électorale tant militants que professionnels (Desrumaux, Lefebvre, 2016). Cela n'empêche pas les militants des grands partis de rester fortement mobilisés lors des campagnes qui constituent, dans leur éthos, un moment important d’engagement et d’attentes de rétributions matérielles et symboliques (Combes, 2009).

Ce cycle de mobilisations électorales nous amène à interroger la prise en compte des votes des minorités ou des « majorités minorisées » (Garibay, Marques-Pereira, 2011) dans la constitution des enjeux de campagne. La capacité des systèmes démocratiques à représenter les intérêts des secteurs marginalisés dans le jeu électoral est un enjeu crucial de ces élections. Les deux dernières décennies ont amorcé une meilleure représentation liée à la prise en compte des critères ethniques, de genre ou sociaux (Garibay, Marques-Pereira, 2011) de ces secteurs marginalisés. Le moment de la campagne, comme « temps de la politique » pendant lequel « les factions sont pleinement identifiées » (De Heredia, Palmeira, 2013) et où les engagements se déclarent, est aussi celui où se cristallisent les enjeux autour de la représentation des intérêts de ces « majorités minorisées ».

Cette table ronde poursuivra l'objectif d'éclairer l'actualité électorale de l'Amérique latine au regard de ces processus de moyen terme, autour de réflexions portant sur :
  • Les pratiques de mobilisation électorale des partis et candidats
  • Les enjeux de campagne et la représentation des secteurs marginalisés

Type :
Colloque / Journée d'études
Lieu(x) :
IHEAL
28 rue Saint Guillaume,
75007 Paris

Amphithéâtre

mise à jour le 13 septembre 2018